Oona Doherty / Katerina Andreou / Vania Vaneau
Lazarus... / A kind of fierce / Blanc
Danse MERCREDI 31 janvier 20h30 / Théâtre Saragosse
2h avec entracte / TARIF B

EN PARTENARIAT AVEC 30/30 LES RENCONTRES DE LA FORME COURTE

La scène Espaces Pluriels propose une soirée en partenariat avec 30/30 – Les Rencontres de la forme courte. Depuis 14 ans, cette manifestation basée à Bordeaux suscite la curiosité en offrant une vision plurielle et pointue de la création contemporaine. Avec une programmation au croisement des disciplines – danse, performance, musique, théâtre, cirque –, elle met en avant des créations à la fois éclectiques et exigeantes, valorisant la richesse et la particularité de la nouvelle scène locale, nationale et internationale. Ce programme sur mesure comprend trois spectacles signés par des femmes : Lazarus and the Birds of Paradise de l’Irlandaise Oona Doherty, A Kind of Fierce de la Grecque Katerina Andreou et Blanc de Vania Vaneau, chorégraphe d’origine brésilienne.

Lazarus and the Birds of Paradise
Dans Lazarus and the Birds of Paradise, premier volet d’une série en devenir, la sidérante Oona Doherty engage une maîtrise du corps qui mêle mime et hip-hop, voguing et contorsionnisme. Avec ce solo, la jeune chorégraphe d’Irlande du Nord, formée à la London School of Contemporary Dance, a été primée au festival de Dublin. Juste récompense pour l’énergie habitée qu’elle donne à voir et à percevoir, en vibration intérieure, sur une bande-son où les mots, les exclamations, les sanglots, extraits du documentaire Wee Bastards ?, sur les quartiers chauds de Belfast, interagissent avec le spirituel Miserere Mei, Deus d’Allegri.

A Kind of Fierce
À travers une prise d’élan ininterrompu, Katerina Andreou invente un corps en état d’alerte. Son solo se développe comme un terrain de jeu où les règles s’inventent pour être manipulées, en écho à une danse libre. La danseuse déploie un vocabulaire gestuel impressionnant, nourri de motifs répétés, de gestes saccadés. Sauts, battements, tours crépitent dans le noir du plateau comme des éclats. On y lit des bribes de danse, apprises et digérées, des figures classiques qui côtoient un répertoire drôle tout en cavalcades. Née et initialement formée à Athènes, Katerina Andreou rejoint en 2011 le cndc d’Angers, puis collabore, entre autres, avec des artistes tels que Emmanuelle Huynh, DD Dorvillier ou Jocelyn Cottencin.

Blanc
Ce solo de Vania Vaneau, accompagné par Simon Dijoud à la guitare, puise ses racines dans les origines brésiliennes de la chorégraphe et sa rencontre avec la culture européenne. Issu, entre autres, d’une recherche sur les rituels de transe chamaniques et afro-brésiliens et le travail de l’artiste tropicaliste Hélio Oiticica, Blanc questionne l’exposition du corps aux flux de cultures, d’histoires, d’énergie et d’émotions qui le traversent. Avec cette pièce aux accents carnavalesques, Vania Vaneau se prend au jeu du travestissement à l’aide de costumes chamarrés pour déployer dans l’espace les différentes couches dont l’Homme se pare comme autant de peaux et de masques. Formée à P.A.R.T.S à Bruxelles, d’abord interprète chez Wim Vandekeybus, Maguy Marin, Yoann Bourgeois, Anne Collod ou encore Christian Rizzo, elle crée ce premier solo en 2014.

www.trentetrente.com

Lazarus and the Birds of Paradise
Chorégraphie, interprétation et son Oona Doherty / Lumière Sarah Gordon / Photo DR

A Kind of Fierce
Chorégraphie, interprétation et conception son Katerina Andreou / Régie son Eric Yvelin / Lumière Yannick Fouassier / Regard extérieur Myrto Katsiki / Musique Chevreuil (Breakdance, album Capoeira, 2006), The Beatles (Because, album Abbey Road,1969) / La pièce Blanc a été lauréate du Prix Jardin d’Europe 2016 (ImpulsTanz Festival) / Photo Miltos Exakoustidis

Blanc
Cie Arrangement Provisoire Chorégraphie et interprétation Vania Vaneau / Musique Simon Dijoud / Lumière Johann Maheut / Assistant Jordi Galí / Regard extérieur Anna Massoni / Photo Eric Villemain

+ PRODUCTIONS

LAZARUS AND THE BIRDS OF PARADISE
Avec le soutien de Arts Council of Northern Ireland

A KIND OF FIERCE
Production Mi-Mai / Co-production CDC Atelier de Paris Carolyn Carlson, Athens & Epidaurus Festival, DansFabrik / Festival - Le Quartz (dans le cadre de FOCUS ATHENS, programmation Lenio Kaklea et Lou Froster) / Avec le soutien de CND (Paris) dans le cadre du dispositif résidence augmentée, Honolulu- Loic. Touzé/ORO (Nantes) en partenariat avec La Métive (Creuse) et Le Pad (Angers), Espace Pasolini (Valenciennes), Le Volapuk (Tours) / Remerciements à Anne Lise Le Gac, Lynda Rahal, Anna Gaiotti, Jacob Garet, Giorgos Apostolakos, La Tierce, Miltos Exakoustidis, Lenio Kaklea.

BLANC
Production Cie Arrangement Provisoire (Lyon) / Co-production CCNR – Yuval Pick, Ramdam (St. Foy-les-Lyon) / Soutiens Les Subsistances (Lyon), L’Animal à la Esquena (Gerone, ES), CDC Le Pacifique (Grenoble) / La Cie Arrangement Provisoire est soutenue par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes / Ministère de la culture et de la communication, la Région Auvergne- Rhône-Alpes, la Ville de Lyon et l’Institut Français pour les tournées internationales.

La scène Espaces Pluriels propose une soirée en partenariat avec 30/30 – Les Rencontres de la forme courte. Depuis 14 ans, cette manifestation basée à Bordeaux suscite la curiosité en offrant une vision plurielle et pointue de la création contemporaine. Avec une programmation au croisement des disciplines – danse, performance, musique, théâtre, cirque –, elle met en avant des créations à la fois éclectiques et exigeantes, valorisant la richesse et la particularité de la nouvelle scène locale, nationale et internationale. Ce programme sur mesure comprend trois spectacles signés par des femmes : Lazarus and the Birds of Paradise de l’Irlandaise Oona Doherty, A Kind of Fierce de la Grecque Katerina Andreou et Blanc de Vania Vaneau, chorégraphe d’origine brésilienne.

Lazarus and the Birds of Paradise
Dans Lazarus and the Birds of Paradise, premier volet d’une série en devenir, la sidérante Oona Doherty engage une maîtrise du corps qui mêle mime et hip-hop, voguing et contorsionnisme. Avec ce solo, la jeune chorégraphe d’Irlande du Nord, formée à la London School of Contemporary Dance, a été primée au festival de Dublin. Juste récompense pour l’énergie habitée qu’elle donne à voir et à percevoir, en vibration intérieure, sur une bande-son où les mots, les exclamations, les sanglots, extraits du documentaire Wee Bastards ?, sur les quartiers chauds de Belfast, interagissent avec le spirituel Miserere Mei, Deus d’Allegri.

A Kind of Fierce
À travers une prise d’élan ininterrompu, Katerina Andreou invente un corps en état d’alerte. Son solo se développe comme un terrain de jeu où les règles s’inventent pour être manipulées, en écho à une danse libre. La danseuse déploie un vocabulaire gestuel impressionnant, nourri de motifs répétés, de gestes saccadés. Sauts, battements, tours crépitent dans le noir du plateau comme des éclats. On y lit des bribes de danse, apprises et digérées, des figures classiques qui côtoient un répertoire drôle tout en cavalcades. Née et initialement formée à Athènes, Katerina Andreou rejoint en 2011 le cndc d’Angers, puis collabore, entre autres, avec des artistes tels que Emmanuelle Huynh, DD Dorvillier ou Jocelyn Cottencin.

Blanc
Ce solo de Vania Vaneau, accompagné par Simon Dijoud à la guitare, puise ses racines dans les origines brésiliennes de la chorégraphe et sa rencontre avec la culture européenne. Issu, entre autres, d’une recherche sur les rituels de transe chamaniques et afro-brésiliens et le travail de l’artiste tropicaliste Hélio Oiticica, Blanc questionne l’exposition du corps aux flux de cultures, d’histoires, d’énergie et d’émotions qui le traversent. Avec cette pièce aux accents carnavalesques, Vania Vaneau se prend au jeu du travestissement à l’aide de costumes chamarrés pour déployer dans l’espace les différentes couches dont l’Homme se pare comme autant de peaux et de masques. Formée à P.A.R.T.S à Bruxelles, d’abord interprète chez Wim Vandekeybus, Maguy Marin, Yoann Bourgeois, Anne Collod ou encore Christian Rizzo, elle crée ce premier solo en 2014.

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DISTRIBUTION

Lazarus and the Birds of Paradise
Chorégraphie, interprétation et son Oona Doherty / Lumière Sarah Gordon / Photo DR

A Kind of Fierce
Chorégraphie, interprétation et conception son Katerina Andreou / Régie son Eric Yvelin / Lumière Yannick Fouassier / Regard extérieur Myrto Katsiki / Musique Chevreuil (Breakdance, album Capoeira, 2006), The Beatles (Because, album Abbey Road,1969) / La pièce Blanc a été lauréate du Prix Jardin d’Europe 2016 (ImpulsTanz Festival) / Photo Miltos Exakoustidis

Blanc
Cie Arrangement Provisoire Chorégraphie et interprétation Vania Vaneau / Musique Simon Dijoud / Lumière Johann Maheut / Assistant Jordi Galí / Regard extérieur Anna Massoni / Photo Eric Villemain

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

Oona Doherty
Oona Doherty a étudié à l’école de danse contemporaine de Londres, à l’université d’Ulster et au conservatoire de LABAN à Londres. Elle crée, collabore et se produit au niveau international depuis 2010 avec des compagnies telles que TRASH (Pays-Bas), Abattoir Fermé (Belgique), Veronika Riz (Italie), Emma Martin/ United Fall (Irlande), Nacera Belaza (France) et Enda Walsh (Royaume-Uni). Elle présente ses propres chorégraphies en tournée depuis 2014. Artiste de la technique ISSAC pour artistes associés, Oona a dirigé des ateliers de Théâtre de mouvement et de théâtre de danse en Europe depuis 2012. En 2016, Oona Doherty est devenue une artiste du programme HATCH du MAC de Belfast et du programme REVEAL de Prime Cut Productions. « Mon oeuvre tente de jouer avec la barrière entre la chair et l’âme, le public et la scène ; dans le but de partager une expérience cinétique. Je suis déterminée à explorer les états de la sincérité métaphysique pure. À réintégrer le sexe, le punk, le romantisme, le chi dans le corps, dans la boîte noire, dans la boîte blanche et en Irlande. »

Katerina Andreou
Après des études en droit à l’Université d’Athènes, puis en danse à l’École Supérieure de Danse d’Athènes, Katerina Andreou intègre ESSAIS, le master en création chorégraphique du Centre National de la danse contemporaine d’Angers (CNDC), dirigé par Emmanuelle Huynh. Elle collabore avec les chorégraphes DD Dorvillier (A Catalogue of Steps, Diary of an image, Extra Shapes), Emmanuelle Huynh (Tozaï… !), Lenio Kaklea (Margin Release), Anna Gaiotti (Manèges vs Rbel after my heart), Ana Rita Teodoro (Délirer l’Anatomie) et avec le plasticien Jocelyn Cottencin (Monumental). Elle fait partie du projet TRANSFABRIK sur les politiques des programmations en France et en Allemagne, et du laboratoire collectif Emanticipation. Dans son propre travail chorégraphique, elle s’intéresse sur le seuil de négociation entre autonomie et autorité. Ses pièces développent des dispositifs qui remettent en question sur l’instant le mécanisme des prises de décisions, comme une illusion de libre arbitre mise en scène mais qui produit une constante plongée dans l’action, une illusion de liberté. Ses trois pièces chorégraphiques Manèges, Manèges vs Rbel after Heart, et Sable ont été présentées en France, en Allemagne et à New-York. En 2015, Katerina Andreou reçoit la bourse Danceweb pour suivre le festival international ImpulsTanz à Vienne.

Vania Vaneau
Née en 1982 à São Paulo, Brésil, elle se forme à la danse d’abord au Brésil puis à l’école P.A.R.T.S à Bruxelles. En 2005 participe au programme Danceweb/ Impulstanz. Elle obtient une Licence de Psychologie à l’Université Paris 8 et suit une formation de Body Mind Centuring. En tant qu’interprète, elle participe aux créations et reprises de Wim Vandekeybus (2004-2005), Maguy Marin (interprète permanente au CCN de Rillieux-la-Pape, 2005-2012), David Zambrano (2013), Marcos Simoes/Sara Manente (2014), Jordi Galí (2014-2015), Yoann Bourgeois (2014-2017), Anne Collod (2015) et Christian Rizzo (2016-2017). En 2014, elle crée son premier long solo Blanc accompagnée du guitariste Simon Dijoud, pièce récompensée par le prix Beaumarchais-SACD (Festival Incandescences 2015) et en 2016 Ornement, co-crée avec Anna Massoni. Son travail se développe au sein de la cie Arrangement Provisoire dont elle partage la direction artistique avec Jordi Galí. Depuis 2016 et jusqu’a 2018, ils seront artistes associés au CDC Le Pacifique à Grenoble.


NOTES

Lazarus and the Birds of Paradise , présentation
Au son, une balade et une musique vocale qui évoque le sacré. Au centre un encensoir qui déverse sa fumée dans un cercle éclairé dans le noir. Apparaît Oona Doherty, chorégraphe et interprète, habillée de blanc, une chaîne dorée autour du cou, tandis que des voix retentissent, se superposant au Miserere Mei, Deus d’Allegri. La bande-son fera coexister tout au long de ce solo la partition de musique sacrée et des cris, des bruits, des paroles extraites de Wee bastard ?, docudrama évoquant la délinquance dans les quartiers chauds de Belfast tandis qu’Oona Doherty puise sa gestuelle dans le hip-hop et le voguing, rappelant les postures provocantes que prennent les jeunes hommes dans les rues d’Irlande du Nord – d’où elle vient. En mettant côte à côte ces trois éléments (musique sacrée, sons et gestuelle issus de la rue) très codés et aisément reconnaissables, elle instaure un dialogue singulier, chaque composante teintant l’autre de sa présence affirmée. Dans ce premier volet d’une quadrilogie consacrée à sa ville natale (Hard to be soft – A Belfast Prayer in four parts), Oona Doherty déconstruit ainsi le stéréotype du « jeune des cités », et transforme le langage de la peur et de l’agression. Elle incite à regarder différemment les figures qu’elle convoque dans une autre lumière : la dureté sonore et dansée de la rue jointe au Miserere prend une autre dimension poétique, spirituelle et politique. Lazare et les oiseaux du paradis convie à une forme de résurrection, celle qui passe par le regard, le mouvement et la possibilité de l’invention de soi.
Texte de présentation des Rencontres chorégraphiques de Seine St-Denis.

Blanc : présentation
Blanc (2014) est un solo de Vania Vaneau accompagnée du guitariste Simon Dijoud. La création a eu comme point de départ une recherche sur le rituel, la transe et la transformation. La pièce réunit le langage physique, chorégraphique et une forte composante plastique à travers la fabrication et l’utilisation de divers costumes et masques. La potentialité du mouvement se conjugue avec une dimension visuelle dans un travail sur la couleur et en contraste avec le noir et blanc, évoquant une sorte de carnaval ou de cérémonie où sont invités des figures se situant entre l’humain, l’animal et la nature, appartenant à des lieux et à des temporalités indéterminées. L’accompagnement musical fait du tout une oeuvre entre la performance, le concert et la pièce de danse. Blanc naît du désir d’accéder à un lieu de vertige, explorant les différentes facettes de l’individu, révélant la foule, le multiple qui habite le singulier, de même que la lumière blanche se compose de toutes les couleurs. En revenant à certains aspects de la culture brésilienne de laquelle je viens, trois éléments ont nourri ma recherche : les rituels de transe chamaniques et afro-brésiliens, le travail de l’artiste tropicaliste Hélio Oiticica et le mouvement artistico-intellectuel des années 1920 dit ‘anthropophagique’ qui proposait la ‘digestion’ des cultures dominantes (américaine et européenne) et la ‘régurgitation’ d’une troisième forme après le mélange avec la culture populaire brésilienne. Il m’a semblé intéressant de voir comment ces éléments pouvaient être approchés par mon regard blanc, européanisé et urbain, dans le contexte de la scène contemporaine et comment ils seraient transformés dans ce processus. En considérant les différentes strates physiques et subjectives du corps, l’interprète est placée en tant que vecteur de son environnement. Comme un filtre, elle est traversée par des flux d’histoires, de cultures, d’états et d’émotions. En quête d’une extrême porosité du corps et en rapport empathique avec le public, Vania Vaneau propose un voyage qui va de la matérialité organique à l’hallucination visuelle, du réel au fictif, du rationnel a l’irrationnel. Le lieu du rituel et la figure du chaman dialoguent avec l’espace du théâtre et le rôle de l’acteur en tant que médium des forces visibles et invisibles qui le traversent. Le corps est d’un coté « matériel et périssable », et d’un autre coté « utopique, multiple et infini ». Les métamorphoses se font physiquement et visuellement de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur, à travers une danse de vibrations et de respirations extrêmes et par la superposition des costumes qui comme des multiples peaux, parures ou vêtements de cérémonie, donnent au corps des sens et des caractères divers. Les travestissements font du corps ce dont M. Foucault nomme « un fragment d’espace imaginaire qui va communiquer avec l’univers des divinités ou avec l’univers d’autrui » (M.Foucault, Le corps Utopique, 1966). Telles des sculptures vivantes ou encore, les Parangolés de l’artiste Tropicaliste brésilien Hélio Oiticica, différentes figures sont révélées, cherchant à délier l’imaginaire et déployer dans l’espace un paysage toujours en transformation. Notre société blanche, occidentale, étant dominée par la rationalité et les désirs individuels de possessions matérielles dans une ambiance de compétition sociale, on serait aujourd’hui pour cette même raison, attirés par une recherche spirituelle avec tout ce qu’elle comporte de fiction et d’illusion d’un état d’être authentique. La pièce propose ainsi un dialogue entre la culture occidentale contemporaine et les cultures traditionnelles tribales ou « l’univers du sauvage », dans un double anthropophagisme où l’on ne sait plus quelle culture mange l’autre. La musique noise expérimentale jouée en live par Simon Dijoud du groupe Debora Kant, accompagne, ponctue et offre des dissonances et des paysages polysémiques. D’autres sources sonores font également partie de la bande son comme la superposition de musiques de lieux et époques diverses créant une sorte d’archéologie sonore.


ENTRETIEN

Katerina Andreou, presque libre à chaque instant…
Katerina Andreou, chorégraphe et interprète, a présenté une étape de travail intitulé A Kind of Fierce au festival DansFabrik. Diplômée en droit et de l’école supérieure de danse d’Etat d’Athènes, elle a également étudié au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. A Kind of Fierce est un solo, une recherche chorégraphique autour de la notion de l’action, de l’idée de l’audace et sa connection à une expérience d’autonomie et de liberté. Tout démarre par une hypothèse-principe personnelle : et si l’audace, dans toute sa subjectivité, était la clé pour une expérience de liberté ?
Qu’est-ce que l’émancipation selon vous ?
J’ai utilisé le terme d’émancipation au début de ma démarche pour me rendre compte par la suite qu’il n’était pas tout à fait approprié à ma recherche. Aujourd’hui, je parle davantage d’« audace » (tout en continuant à me demander si c’est le mot approprié pour accompagner ma recherche) parce que je ne souhaite pas contrôler le sujet de mon « émancipation ». S’émanciper implique une rupture avec des codes, un maître, un courant... or je ne souhaite pas que cela soit le seul postulat de départ pour mon travail : je ne cherche pas une rupture vis-à–vis d’un domaine ou sujet particulier, mais davantage une rupture permanente, une remise en question à chaque instant. Lutter contre quelque chose, c’est déjà identifier des espaces de lutte. Je me positionne davantage dans un effort constant de saboter la figure qui semble apparaître, soit parce qu’elle pourrait constituer une suite logique d’un mouvement ou d’une narration, soit parce qu’elle s’inscrit de manière évidente dans un discours ou un héritage. Je cherche à prendre du recul sur des notions, des concepts et à les questionner, parfois avec humour.

Dans votre texte, vous dites vouloir vous « libérer de l’autorité du destin ou de l’héritage ». Est-ce possible d’ancrer sa danse et plus globalement son existence si l’on fait abstraction de son histoire (personnelle et collective) et de toute idée d’avenir ?
Je cherche à me libérer de l’autorité qu’exerce le destin ou l’héritage sur ma propre danse tout en sachant que l’on ne fabrique rien ex nihilo, et en acceptant que, malgré ma recherche, cet héritage et ce destin continuent de m’influencer. Selon moi, c’est une illusion de penser que l’on peut construire une danse complètement libérée d’apprentissages et de mouvements existants. Je m’inscris davantage dans une pensée post-structuraliste même si je questionne les cadres dans mon travail. Et par ailleurs, je trouve problématique de penser que l’on pourrait créer un « nouveau corps », une manière complètement « nouvelle » de danser. Je crains que cela ne place le public dans une posture qui ne serait que celle de la fascination vis-à–vis de l’étrangeté plutôt qu’une curiosité vers l’altérité.

Se pose alors la question des outils, de la méthode que vous utilisez pour votre « danse libre » ; est-ce que ce sont des outils acquis au cours d’une formation, ou bien une méthode qui vous a été transmise ?
Les outils, je les construis progressivement, en fonction de l’avancement de ma recherche... je les adapte, je les questionne... je m’interroge donc non seulement sur le mouvement qui pourrait s’imposer mais également sur le chemin que l’on prend pour y arriver. Je traverse une forme de censure que j’impose à ma propre écriture « spontanée », j’utilise également des outils concrets tels que l’écoute de sons, de mots, avec un lecteur mp3 dont je ne connais jamais à l’avance la piste qu’il va me proposer.

La danse libre implique-t-elle que rien n’est écrit a priori ?
Il y a des idées et des matériaux qui sont existants. Le vocabulaire, même s’il n’est pas écrit, a tellement été pratiqué qu’il est là malgré tout. Mais l’ordre des matériaux et l’évolution des idées sont libres. Il y a aussi des choix très affirmés. Cogner ma tête contre le micro, comme j’ai pu le faire lors de la présentation de mon travail au festival DansFabrik, c’était écrit et choisi parce que ce geste évoque mon rapport complexe à la parole, à la prise de parole.

La danse « libre » n’est donc pas une danse « spontanée » ?
C’est une danse qui casse une certaine forme de narration, qui est nourrie par l’instant comme lieu de rupture avec quelque chose d’évident. C’est une danse qui interroge la manière dont je fabrique ma présence en face d’un public qui attend une certaine construction et qui, sans en être nécessairement conscient, alimente mes choix sur l’instant. C’est une « radicalité personelle » qui se joue dans l’écriture. Je viens d’une tradition « spectaculaire »... que je choisis de mettre de côté pour me situer davantage dans l’idée de « présence » avec l’autre, dans la construction d’une passerelle entre ma sphère intime et le public.
Propos recueillis par Julie Lefèvre pour Le Poulailler.

Récompensée par le prix Incandescences Beaumarchais-SACD, la première création personnelle de Vania Vaneau s’intitule Blanc.
Originaire du Brésil, la chorégraphe a été interprète pour Wim Vandekeybus avant d’intégrer l’équipe permanente de Maguy Marin jusqu’en 2012. Aujourd’hui, elle participe aux dernières créations de Jordi Galí et Yoann Bourgeois. Elle a accepté de revenir sur la genèse de ce solo et répond à nos questions.

Blanc est votre première création personnelle, quelles ont été vos différents axes de recherche pendant sa création ?
Je voulais faire une pièce organique, atteindre un état de vertige, de perte de contrôle et de volonté rationnelle. À partir de cet axe de travail, j’ai commencé par lire de nombreux textes sur la transe, sur les rituels et les états modifiés de conscience. De ces recherches a découlé la découverte de nombreux articles de neurosciences sur les nouvelles découvertes de la plasticité du cerveau, et des possibilités de la perception humaine rarement utilisées dans la vie quotidienne.

Ces recherches, à priori disparates, tressent des liens très forts et semblent trouver un chemin commun.
Toutes ces recherches se croisent avec le lieu du théâtre, le rôle de l’acteur/danseur, la notion de transformation inhérente à la scène, la figure du chaman et de l’acteur en tant que « medium » ou vecteur pouvant incarner des forces naturelles, animales, humaines, etc. Une nouvelle notion s’est également imposée pendant la confection des costumes : le côté artisanal, manuel et plastique, avec un écho un peu primitif sur la façon de créer, comme de l’art brut.

Pendant la pièce, vous traversez plusieurs étapes visuellement concrètes, pouvez–vous nous expliquer comment se construit la chorégraphie ?
C’est une pièce sur les strates, sur les histoires et les matières qui composent le corps, une sorte d’archéologie corporelle. Je voulais déplier les couches visibles et invisibles du corps, les déployer dans l’espace. Cette exploration s’est réalisée dans deux directions opposées : une transformation qui vient de l’intérieur, en secouant les cellules du corps comme pour mieux voir de quoi il est fait. La seconde transformation vient de l’extérieur : les ornements, les travestissements et les peintures corporelles qui donnent des sens et des « pouvoirs » divers à celui qui s’habille. C’est la confrontation du corps « périssable et utopique », fini et infini dont parle Michel Foucault dans Corps Utopique.

Et souvent les antipodes s’attirent…
En effet, ces deux directions, finalement, n’en sont qu’une. Les figures ou personnages qui apparaissent peuvent être lus aussi bien comme des êtres existants que comme des hallucinations intérieures. Il y a également tout un travail sur le visage et le masque, sur les couleurs et les émotions comme autant de paysages sensibles, organiques et dramatiques qui nous traversent et nous transforment sans cesse.

À travers le prisme de votre corps, vous incarnez une foule d’images radicalement différentes pendant la pièce, quelles ont été les différentes matières à partir desquelles vous avez travaillé ?
J’ai commencé par explorer l’idée de l’extrême porosité du corps. Un corps qui serait comme un filtre traversé par une multitude d’images, d’histoires, d’émotions, et qui prendrait certaines formes à des moments donnés. Au tout début de la pièce, j’essaie d’établir un rapport de pure empathie avec le public : je me laisse traverser par chaque visage que je vois. Ce n’est pas une simple représentation ou une imposition mais plus une rencontre qui se passe entre deux entités et qui s’exprime dans les corps. Il y a ensuite la succession de transformations à partir d’artifices : costumes, son, lumière, qui sont comme des peaux de différentes matières qui s’enfilent et s’enlèvent… mais c’est un rituel inventé qui joue avec des contrastes : blanc, noir, couleurs, vibrations verticales et dilatations horizontales, corps organiques et statues, vie et mort, etc.

La pièce semble puiser son origine dans vos racines et votre culture personnelle. Peut-on lire Blanc comme une sorte d’autoportrait ?
Avant que le guitariste Simon Dijoud intègre ce projet pendant la création, l’idée était vraiment de faire un solo mais je ne voulais pas que ça parle de moi, c’était plutôt l’idée d’une pièce avec une seule personne… En même temps, le sujet même de la recherche puisait quelque part sur l’identité ou les identités, la multitude ou la foule qui habite un individu, à l’instar de la lumière blanche, qui se compose de toutes les autres couleurs. J’ai cherché du côté des rituels et célébrations afro-amérindo-brésiliens, je me suis confronté à une question très présente dans la société multiraciale brésilienne et dans ma situation d’immigrante en Europe : la rencontre et l’incorporation de différentes cultures. Au Brésil, dans les années 20, il y a eu un mouvement artistique et intellectuel qui s’appelait l’anthropophagie, ou comment la culture brésilienne pouvait digérer les cultures dominantes étrangères, européenne et américaine, pour créer quelque chose d’autre sans être simplement soumit à cette domination. En référence à certains peuples cannibales indiens qui mangeait les blancs (et finalement se sont fait « manger » à leur tour !). Les africains, venus au Brésil comme esclaves, ont du également se camoufler dans la culture chrétienne coloniale pour préserver au minimum leur croyances et leurs coutumes. On se tord, on s’étire, on s’adapte comme un fleuve ou un arbre. En tant que brésilienne arrivée en Europe, je suis passé par une première « transformation » et aujourd’hui je regarde de nouveau certains éléments de la culture brésilienne avec un regard « européanisé »… Cet aller-retour mettait en évidence ma condition de personne blanche, urbaine, occidentale, l’enveloppe et l’environnement qui me constituent…
Maculture.com, Wilson Le Personnic, août 2015.


PRESSE

Lazarus Oona met en scène quelque chose d’unique avec cette pièce. Il s’agit d’une représentation concernant un problème de société, un problème politique, sans traiter grossièrement ni explicitement de ce problème à proprement parler. Elle adopte un langage corporel, une culture, qui fait partie de sa marque de fabrique en tant que native de Belfast, qu’elle représente entrecoupé de quelque chose qui ressemble à la divinité. Il s’agit du langage des rues hostiles, de la peur et de l’agression, un voile fin de vulnérabilité qui dissimule une posture provocante. Réglé sur une partition de voix masculines en colère, de clameur du docudrame Wee Bastards ? associées aux accords gentiment épiques de la violence, de l’hédonisme, de la joie et du désespoir des chaînes Lazarus and the Birds of Paradise, Miserere Mei, Deus d’Allegri, pour transformer le côté piétiné, méprisé et honni en quelque chose qui procure une certaine béatitude.
Rachel Donnoly, Dublin Dance Festival 2016 Review : tottally Dublin.ie

Lazarus - Une révélation venue d’Irlande
Ce fut comme une apparition : Oona Doherty face public en jogging, t-shirt blanc et chaîne en or. Malgré son profil de danseuse des rues, sa dégaine hip hop, on ne peut la réduire à un cliché et en huit minutes, elle fait s’envoler bien des certitudes. La chorégraphe irlandaise mêle les influences pour mieux questionner ce qui fait nos identités à commencer par la bande son superpose musique religieuse, dont le Miserere d’Allegri aux paroles d’un documentaire sur les quartiers chauds de Belfast. Dans un moment de voguing, la danseuse reprend non pas les mouvements de mannequins vus dans des magazines mais ceux de la Vierge, des Saints et des martyrs. Ces moments comme offrande poétique, spirituelle et politique nous permettent de voir plus loin, au-delà de nos peurs et stéréotype et de transfigurer la violence.
theatrorama.com

A Kind of Fierce
Bleu, jaune, rouge. Bleu polaire des néons, jaune poussin du sweat, rouge des lèvres. Bleu électrique du t-shirt, jaune des stries sur les joues, rouge de la férocité. Couleurs primaires. Chorégraphie exemplaire. Exemplaire de ce que la danse peut en contournant les exemples. Sur la scène du théâtre, la chorégraphe et danseuse franco-grecque Katerina Andreou présentait A Kind of Fierce, solo d’une quarantaine de minutes dont l’énergie contenue lui a permis de co-remporter (avec Will Rawls pour The Planet-Eaters : Second) le prix jardin d’Europe, qui récompense l’un des jeunes chorégraphes de la partie [8:tension] de ImPulsTanz – Vienna International Dance Festival. Une sorte de tension exprimée par une danse en impulsions sur la grande scène de l’Odeon, ce 8 août 2016.
Une scène sur laquelle deux rangées de néons, parallèles entre elles, parallèles au public, encadrent un micro suspendu le long d’un fil de plusieurs mètres. Deux baffles sont derrières. Distantes, évidentes. Katerina Andreou sur scène, ballerines recouvertes de collants noirs, s’échauffe dans un sweat d’un jaune éclatant. Ses lèvres, minces filets rouges, sont serrées, aspirées par l’effort. Un effort qui se fait au rythme de sa respiration. La musique est pour plus tard. Pour le public en tout cas, puisqu’elle l’écoute par de discrètes oreillettes. Un échauffement qui n’est pas celui qui précède la représentation mais qui est inclus dans cette représentation que Katerina Andreou a construit à partir des danses libres des années 1900, de l’attitude punk rock des années 1970, des soli des drag queens sur youtube, de la danse krump. Une représentation qui se fonde sur un corps toujours en action, un corps en alerte, entre habilité technique et sabotage des gestes, qui vont toujours d’un à d’autres. A Kind of Fierce est une réaction à l’apprentissage, une manière de désapprendre, d’apprendre à désapprendre. La danse libre retient, malgré tout, les danses apprises mais en engendre d’autres par une naïveté sous contrôle. Il y a un acharnement à sortir en public des gestes qui ne relèveraient pas d’une autorité extérieure. Partir des couleurs primaires et les mélanger par tâtonnements. Danser cela dans un théâtre, c’est danser cela avec un public. A Kind of Fierce bouscule les liens aux spectateurs avec cette danse personnelle en public et cette danse partagée en privé. Katerina Andreou alterne entre présence et absence pour affirmer une indépendance, sa danse libre. Une danse libre électrique comme son t-shirt bleu. Électrique comme les stries jaunes qu’elle a sur les joues, comme pour revendiquer le début des hostilités, avec son background de danseuse, avec ce public à convaincre, avec les terra incognita de la danse à fouler. Une électricité qui devient férocité lorsque la musique – supervisée par le compositeur Eric Yvelin – est crachée, le Breakdance de Chevreuil, ou suinte, remix de Because des Beatles, des enceintes que Katerina Andreou va rapprocher, jusqu’à les coller, l’une à l’autre et au public, avec derrière elle, ce micro qui pend, comme un punching ball. Un punching ball dans laquelle elle passe ses cheveux, tape son front. Le bruit se réverbère. La férocité de sa danse, des rythmes qu’elle syncope du début à la fin, soutenue par une musique de bruits et de fureurs ont fait exploser la scène de l’Odéon avant une première française qui se tiendra au CDC Atelier de Paris le 4 novembre 2016.
Guillaume Rouleau, Culture.com

A Kind of Fierce
Katerina Andreou entre sur le plateau d’un pas décidé. Deux traits jaune poussin parfaitement assortis à son sweat, lui barrent les joues. Gainée dans une paire de collants noirs elle est parée, aux aguets et s’engage sur le sentier du mouvement tous azimuts. Dans une scénographie efficace et minimale, deux rangées de néons blancs qui circonscrivent un carré d’action, un micro suspendu et deux enceintes qui nous font face, elle prend l’espace, le quadrille, visite son territoire. La danseuse déploie un vocabulaire gestuel impressionnant, nourri de motifs répétés, de gestes saccadés, sitôt lancés sitôt interrompus. Sauts, battements, tours crépitent dans le noir du plateau comme des éclats, des petites choses précises, accumulées. On y lit des bribes de danse, apprises et digérées, des figures classiques qui côtoient un répertoire drôle tout en cavalcades et marches en crabe. Le registre rythmique rapide, en tension, rappelle le récent solo de Marco D’Agostin Everything is Ok qui semble répondre à une même envie : faire, faire, faire, se lancer dans un déroulé frénétique de mouvements pour contrer quelque chose ou proposer un autre ordre du monde. On oublie presque de préciser qu’au creux de son oreille, des écouteurs diffusent des rythmes disruptifs et contradictoires tout au long de la pièce. Avec A Kind of Fierce rien n’est jamais certain. La proposition désarçonne parce qu’elle s’écrit dans un renouvellement constant, au rythme des gesticulations mi-maîtrisées mi-intempestives de sa protagoniste principale. La danse est un matériau brûlant modelé sur l’instant par l’interprète-chorégraphe qui façonne et défait, ne se fige dans rien. À un moment, elle saisit deux baguettes de batteur et esquisse des images de figures autoritaires, maîtresse de ballet ou dresseuse de chevaux, qu’elle érige pour mieux biaiser. On pense d’ailleurs souvent, au gré de la pièce, à cette discipline équestre qui vise à contenir la fougue de l’animal pour lui inculquer des figures savantes. Plusieurs fois Katerina Andreou envoie une figure avant de se cabrer pour partir ailleurs, sortir de tout enfermement. À un autre endroit, elle détache ses cheveux et ouvre, sous des airs de PJ Harvey, une autre ligne de fuite évoquant le punk rock et le rituel du concert. C’est une des clés du jeu qu’elle s’impose : ébaucher des carcans pour mieux ruer dedans.
Chez Katerina Andreou, être libre ne passe pas par le lâcher-prise, mais par une capacité à s’auto-surprendre en permanence. En guise de fin, elle se plante debout sur les enceintes ramenées en bord de scène qui diffusent du rock à plein tube et son visage s’éclaire enfin, ouvert. Alors on comprend à rebours le trajet complexe qu’elle vient d’effectuer vers une forme de libération, grâce aux différentes façons d’être « fierce » qu’elle vient de déplier. Fierce, ce mot puisé dans le vocabulaire du voguing s’emploie à propos de quelqu’un qui en impose par sa présence forte et pleine. Katerina Andreou, elle, se taille avec ce solo une course d’obstacles, une promenade intranquille sur le dance-floor où elle n’a besoin de rien imposer pour s’affirmer.
Marie Pons, Mouvement, novembre 2016.


STAGE DANSE Oona Doherty
SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JANVIER 13H-17H / Théâtre Saragosse

La chorégraphe irlandaise Oona Doherty propose régulièrement des ateliers autour de la théâtralité du mouvement, destinés aussi bien aux comédiens qu’aux danseurs. A travers des techniques qui développent le lâcher prise, elle permet à chacun d’exploiter sa propre créativité. Enseignante en plus d’être chorégraphe, elle témoigne d’une formidable énergie, d’un enthousiasme communicatif, d’une passion sans borne pour le réel qui l’entoure, ces gestes, ces êtres qui croisent sa route. Amoureuse de l’humain, elle en aborde les facettes disparates pour y déceler un fil directeur, une cohérence, une raison d’être. Pluralité demeure son mot d’ordre, puissance et enthousiasme son ressort créatif, amour le fil sur lequel elle évolue dans un perpétuel effet d’eurythmie étourdissant et radieux.

UNE PLACE POUR LA SOIRÉE 30/30 (31 JANVIER) COMPRISE DANS LE STAGE.
TOUS PUBLICS.
TARIF PLEIN 60€ / RÉDUIT 35€ + ADHÉSION 12€

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