Ce texte fondamental du répertoire de la danse est confié à la voix de Christine de Camy et Michel Bernier, amateurs de littérature et de danse. « Je suis la danse, je suis Dieu » disait Nijinski. Ce danseur réputé des Ballets russes mourut dans la folie en 1950. Il a marqué l’histoire de la danse tant par son exceptionnelle virtuosité que par ses extravagances. L’après-midi d’un faune et le Sacre du Printemps, qu’il dansa en 1912 à Paris, déclenchèrent un immense scandale. Il lui fut reproché de n’avoir pas respecté les codes sacrés de la danse classique, mais surtout d’avoir évoqué les postures de l’orgasme. La presse unanime s’en empara. Seul un artiste, et pas des moindres, Rodin, prit sa défense. Nijinski écrivit par la suite son journal dans le secret. C’est après sa mort qu’il fut découvert par hasard. Des passages du Journal composé de trois parties (la vie, la mort, les sentiments) seront lus.

« Mes facultés sont si développées que j’arrive à me faire comprendre des gens sans même leur adresser la parole. Je les regarde agir et aussitôt tout m’apparaît clair. Je suis un moujik, un ouvrier, un travailleur d’usine, un domestique, un patron, un aristocrate, le Tsar — Dieu. Je suis Dieu, je suis Dieu. Je suis tout, la vie et l’infini… » Vaslav Nijinski

Théâtre Saragosse
Entrée libre — gratuit

ESPACES PLURIELS
SCÈNE CONVENTIONNÉE
DANSE / PAU
T 05 59 84 11 93