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Munstrum Théâtre
Louis Arene
Théâtre / mercredi 20 janvier 20h30  / Le Parvis - Tarbes
durée 2h10 / Tarif spécial / Dans le cadre de la saison du parvis scène nationale tarbes pyrénées

Tirant le fil de l’humour noir et du spectaculaire, le Munstrum Théâtre s’attaque au chef d’œuvre de Shakespeare avec une démesure époustouflante. Un théâtre de l’excès et de la métamorphose, entre cauchemar baroque, esthétique gore et commedia dell’arte.

À l’issue d’une bataille sanglante, le capitaine Makbeth rencontre un être surnaturel qui lui promet la couronne du roi Duncan. Poussé par son ambitieuse épouse, il s’enfonce dans une spirale de violence qui le conduira jusqu’à la folie. Louis Arene et Lionel Lingelser, fondateurs du Munstrum Théâtre, confient à Lucas Samain l’adaptation de la tragédie de Shakespeare. Makbeth avec un k, en référence à Kafka, grand maître de la métamorphose, condense la tragédie en expérience physique et mentale, une fable corrosive qui flirte avec l’hallucination. Huit acteur·ice·s masqué.e.s incarnent l’ensemble des personnages, à grand renfort de prothèses et d’acrobaties bouffonnes, tandis que l’intrigue avance comme un rouleau compresseur. Le pouvoir, qui contamine tout, se déverse sur le plateau telle une matière gluante et toxique. Comme au temps du grand William, l’écriture scénique multiplie les décalages, les surgissements et les ruptures de ton. Glaçante et hilarante, extravagante et poétique, cette pièce apocalyptique fait surgir du chaos une irréductible joie.

Création du Munstrum Théâtre / D’après William Shakespeare / Mise en scène Louis Arene / Avec Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Lionel Lingelser, Anthony Martine, François Praud et Erwan Tarlet / Conception Louis Arene et Lionel Lingelser / Traduction/adaptation Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene / Collaboration à la mise en scène Alexandre Ethève / Chorégraphie Yotam Peled / Dramaturgie Kevin Keiss / Assistanat à la mise en scène Maëliss Le Bricon / Scénographie Mathilde Coudière Kayadjanian, Adèle Hamelin, Valentin Paul et Louis Arene / Création lumière Jérémie Papin et Victor Arancio / Musique originale et création sonore Jean Thévenin et Ludovic Enderlen / Costumes Colombe Lauriot Prévost assistée de Thelma Di Marco Bourgeon et Florian Emma / Masques Louis Arene / Coiffes Véronique Soulier Nguyen / Direction technique, construction, figuration Valentin Paul / Effets de fumée et accessoires Laurent Boulanger / Accessoires, prothèses et marionnettes Amina Rezig, Céline Broudin, Louise Digard / Renforts accessoires et costumes Marion Renard, Agnès Zins, Ivan Terpigorev / Stagiaires costumes Angèle Glise, Morgane Pegon, Elsa Potiron, Manon Surat et Agnès Zins / Stagiaires lumière Tom Cantrel, Gabrielle Fuchs / Fabrication costumes avec le soutien de l’atelier des Célestins, Théâtre de Lyon / La toile Le ciel orangé a été créée par Christian Fenouillat pour La Trilogie de la Villégiature mis en scène par Claudia Stavisky / Régie générale et plateau Valentin Paul / Régie son Ludovic Enderlen / Régie lumière Victor Arancio / Régie costumes et habillage Audrey Walbott / Régie plateau Amina Rezig / Administration, production Clémence Huckel, Noé Tijou (Les Indépendances) / Diffusion Florence Bourgeon / Presse Murielle Richard / Crédit photo Jean-Louis Fernandez, Fabrice Robin

Production

Production Munstrum Théâtre / Coproduction Les Célestins – Théâtre de Lyon, Théâtre Public de Montreuil – Centre dramatique national, TJP – Centre dramatique national de Strasbourg Grand Est, La Comédie – Centre dramatique national de Reims, La Filature – scène nationale de Mulhouse, Chateauvallon-Liberté – scène nationale, Les Quinconces et L’Espal – scène nationale du Mans, Théâtre Dijon Bourgogne – Centre dramatique national, Théâtre Varia – Bruxelles, Malakoff scène nationale – Théâtre 71, Le Carreau – scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan / Avec le soutien de la DRAC Grand Est – Ministère de la Culture au titre du Fonds de production, du dispositif d’insertion professionnelle de l’ENSATT, de la Ville de Mulhouse, de S.A.S Podiatech – Sidas, de la Région Grand Est au titre de l’aide au projet de création, de la Région Ilede- France au titre de l’aide à la diffusion des oeuvres dans le domaine du spectacle vivant (pour l’exploitation au Théâtre du Rond-Point). / Résidences Théâtre Dromesko, Le Melting Pot (Pougny), Le Bercail – outil de création marionnettes et arts associés, Cromot maison d’artistes et de production, La Maison des métallos, Théâtre du Rond-Point Paris

Tirant le fil de l’humour noir et du spectaculaire, le Munstrum Théâtre s’attaque au chef d’œuvre de Shakespeare avec une démesure époustouflante. Un théâtre de l’excès et de la métamorphose, entre cauchemar baroque, esthétique gore et commedia dell’arte.

À l’issue d’une bataille sanglante, le capitaine Makbeth rencontre un être surnaturel qui lui promet la couronne du roi Duncan. Poussé par son ambitieuse épouse, il s’enfonce dans une spirale de violence qui le conduira jusqu’à la folie. Louis Arene et Lionel Lingelser, fondateurs du Munstrum Théâtre, confient à Lucas Samain l’adaptation de la tragédie de Shakespeare. Makbeth avec un k, en référence à Kafka, grand maître de la métamorphose, condense la tragédie en expérience physique et mentale, une fable corrosive qui flirte avec l’hallucination. Huit acteur·ice·s masqué.e.s incarnent l’ensemble des personnages, à grand renfort de prothèses et d’acrobaties bouffonnes, tandis que l’intrigue avance comme un rouleau compresseur. Le pouvoir, qui contamine tout, se déverse sur le plateau telle une matière gluante et toxique. Comme au temps du grand William, l’écriture scénique multiplie les décalages, les surgissements et les ruptures de ton. Glaçante et hilarante, extravagante et poétique, cette pièce apocalyptique fait surgir du chaos une irréductible joie.

DISTRIBUTION

Création du Munstrum Théâtre / D’après William Shakespeare / Mise en scène Louis Arene / Avec Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Lionel Lingelser, Anthony Martine, François Praud et Erwan Tarlet / Conception Louis Arene et Lionel Lingelser / Traduction/adaptation Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene / Collaboration à la mise en scène Alexandre Ethève / Chorégraphie Yotam Peled / Dramaturgie Kevin Keiss / Assistanat à la mise en scène Maëliss Le Bricon / Scénographie Mathilde Coudière Kayadjanian, Adèle Hamelin, Valentin Paul et Louis Arene / Création lumière Jérémie Papin et Victor Arancio / Musique originale et création sonore Jean Thévenin et Ludovic Enderlen / Costumes Colombe Lauriot Prévost assistée de Thelma Di Marco Bourgeon et Florian Emma / Masques Louis Arene / Coiffes Véronique Soulier Nguyen / Direction technique, construction, figuration Valentin Paul / Effets de fumée et accessoires Laurent Boulanger / Accessoires, prothèses et marionnettes Amina Rezig, Céline Broudin, Louise Digard / Renforts accessoires et costumes Marion Renard, Agnès Zins, Ivan Terpigorev / Stagiaires costumes Angèle Glise, Morgane Pegon, Elsa Potiron, Manon Surat et Agnès Zins / Stagiaires lumière Tom Cantrel, Gabrielle Fuchs / Fabrication costumes avec le soutien de l’atelier des Célestins, Théâtre de Lyon / La toile Le ciel orangé a été créée par Christian Fenouillat pour La Trilogie de la Villégiature mis en scène par Claudia Stavisky / Régie générale et plateau Valentin Paul / Régie son Ludovic Enderlen / Régie lumière Victor Arancio / Régie costumes et habillage Audrey Walbott / Régie plateau Amina Rezig / Administration, production Clémence Huckel, Noé Tijou (Les Indépendances) / Diffusion Florence Bourgeon / Presse Murielle Richard / Crédit photo Jean-Louis Fernandez, Fabrice Robin

   

Louis Arene

Louis Arene est comédien, metteur en scène et plasticien. Il fait ses études au lycée Claude Monet, où il rencontre Emmanuel Demarcy-Mota avec lequel il jouera par la suite dans plusieurs spectacles (Le Diable en Partage et Marcia Hesse de Fabrice Melquiot, Peine d’Amour Perdue de Shakespeare). Il se forme ensuite à l’École du jeu (École de théâtre de Paris) puis entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il a pour professeur•e• Alain Françon, Dominique Valadié, Michel Fau, Mario Gonzalez, Christiane Cohendy, Caroline Marcadé… Il se passionne très vite pour le travail du corps et un théâtre physiquement engagé. La danse et l’improvisation seront très tôt présentes dans ses travaux.

En sortant du Conservatoire, il écrit, met en scène et interprète son premier spectacle, le solo La Dernière Berceuse, qui obtient le Prix des Arts de l’Académie Nationale d’Art Dramatique Silvio d’Amico de Rome et le Prix du Jury 2011 du festival Passe-Portes de l’île de Ré.

Pensionnaire de la Comédie-Française entre 2012 et 2016, il y met en scène et joue La Fleur à la bouche de Pirandello. Il y joue pour de nombreux•ses metteur•e•s-en-scène : Muriel Mayette, Christian Hecq et Valérie Lesort, Clément Hervieu-Léger, Giorgio Barberio Corsetti, Jean-Yves Ruf... En 2015, il crée les masques de Lucrèce Borgia de Victor Hugo dans la mise-en-scène de Denis Podalydès. En dehors de la Comédie-Française, il joue pour Philippe Calvario, Laurent Hatat, Cosme Castro et Jeanne Frankel, Annabelle Simon, Dominique Catton, Mélodie Berenfeld…

En 2012, il fonde le Munstrum Théâtre avec Lionel Lingelser, compagnie au sein de laquelle il est metteur en scène, acteur, scénographe et créateur de masques.

En 2024, la compagnie reçoit deux Molière pour 40° sous zéro : Théâtre Public & Mise en Scène d’un spectacle de Théâtre public. En février 2025, avec le Munstrum, Louis Arene crée le spectacle Makbeth, d’après Shakespeare, traduit et adapté avec Lucas Samain.

Au cours de la saison 2019 - 2020, il est intervenant metteur en scène à l’Université Bordeaux-Montaigne, auprès des étudiant•e•s en deuxième année. En 2023 il intervient comme metteur en scène et pédagogue à L’Académie de l’Union à Limoges, à l’ENSATT à Lyon où il crée le cabaret Dirty Diva Apocalyptica et à l’ESCA à Asnières.

Illustrateur, il a publié un livre pour enfants, Histoires et Célèbres Inconnues (2007), avec Fabrice Melquiot. Il prête régulièrement sa voix pour des livres audios des Éditions Gallimard et Thélème.

Sur Makbeth

C’est un Macbeth de rouge et de noir. Rouge, comme les grandes giclées d’hémoglobine qui recouvrent les personnages et la scène. Noir, comme le gouffre dans lequel nous attirent le couple Macbeth, sorte de monstre bicéphale, et l’effroyable tragédie réputée inmontable et maudite de Shakespeare au point que, si longtemps, par superstition, on n’osa la nommer autrement que la « pièce écossaise ». Œuvre avec laquelle Louis Arene et Lionel Lingelser, qui incarnent aussi les époux maléfiques, ont pris nombre de libertés sans pour autant la trahir ou la dénaturer. L’adaptation et la dramaturgie sont signées Lucas Samain et Kevin Keiss.

Ici, les sorcières n’apparaîtront que furtivement. Il y aura, en revanche, des fantômes et un chevalier en armure, des lasers et de la fumée, d’étranges matières gluantes, du goudron et des plumes. Un « k » s’est substitué au « c » du titre original. K comme Kafka, chantre de la métamorphose et de l’inquiétant, figure inspirante pour le Munstrum Théâtre. Mais aussi, et surtout, voilà l’œuvre, vertigineuse exploration de la folie et fable politique, parsemée ici et là d’ingénieux traits d’humour, de farce même. Lady Macbeth se balade en robe vissée sur une tente Quechua, une chaise d’arbitre sert de trône, les boyaux débordent des corps, les membres valsent, les morts ressuscitent avant d’être tués à nouveau, avec force artifices. Ce Makbeth iconoclaste se réjouit de la confusion des genres, crie, fume, flamboie, mêle effroi et burlesque dans un mariage savamment dosé. Les tableaux d’une impressionnante beauté formelle se succèdent au rythme d’une bande-son enthousiasmante, où s’enchaînent vieux tubes soul et Nick Cave.

Toute la troupe transforme le plateau en gigantesque champ de bataille, au sens propre comme au figuré. De Duncan à Malcom, les acteurs et actrices multiplient les rôles, merveilleusement dirigés et d’une folle expressivité sous leurs masques - qui couvrent le haut du visage et la tête et laissent les crânes lisses. C’est un théâtre de la cruauté, viscéral. De bout en bout, la barbarie gronde. Difficile de ne pas entendre dans cette pièce apocalyptique et baroque des échos du présent. Pourtant, de tout ce chaos et ces ténèbres surgit une irréductible joie. Joie pour les artistes de jongler avec les mots, de jouer, d’être au plateau, de panser les plaies et de donner la poésie en partage au public. Qui, chaque soir, se lève comme un seul homme pour applaudir ce théâtre fou. C’est précieux par les temps qui courent.

Le Nouvel Obs, Nedjma Van Egmond, le 05/06/2025.


Puissamment spectaculaire, l’esthétique du Munstrum crée des rituels hors normes, mettant en jeu un corps performatif qui raconte, qui se transforme.

[...] Il n’est donc pas incongru que le Munstrum, dont les pièces souvent rejoignent les thématiques du monstre, de la métamorphose, du basculement d’un monde, affronte aujourd’hui l’un des poèmes shakespeariens les plus sombres, où un capitaine qui se rêve roi s’enferme dans son ambition jusqu’à se faire tyran sanguinaire. La partition shakespearienne, réécrite par Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene, a été resserrée et traduite en un spectacle total qui s’éloigne du contexte historique et des canons habituels du théâtre. Ici le texte n’est qu’un élément parmi d’autres. Tous les outils théâtraux sont mobilisés - de la machinerie sophistiquée aux lumières aiguisées, du son contrasté aux costumes extravagants, sans oublier le masque seconde peau, révélateur cher au travail du Munstrum. Et au sein de ce jeu démultiplié le corps en mouvement s’affirme dans tous ses états. Celui du roi finit littéralement nu. Leur désir de monter Makbeth (avec un k) est né « car la douleur de ce monde est insupportable ». Dans une veine crue et crépusculaire brouillée par l’irruption de la bouffonnerie, la pièce commence sur une lande minérale, champ de bataille avec soldats l’épée à la main, empli de bruit et de fureur. Les tripes s’étalent, le sang gicle. Tout au long de la pièce, variation cauchemardesque autour de la tragédie initiale, le meurtre règne, faisant place par petites touches à la modernité et au grotesque.

La Terrasse, Agnès Santi, le 04/05/2025.

Note d’intention

Nous montons Makbeth car la douleur de ce monde est insupportable. Inlassablement, regarder la violence en face, l’enfer que l’humanité s’est créé pour elle-même. Essayer d’interpréter les schémas qui nous plongent dans le malheur pour tenter d’endiguer leur répétition cyclique. À l’échelle de l’histoire de l’humanité, mais aussi à celle de notre quotidien, dans nos relations aux autres et à la réalité.

Car au-delà de la fable politique, c’est aussi nos ténèbres individuelles que la pièce nous incite à contempler. Notre rapport au pouvoir, à l’ambition et à la domination. La pièce met en scène le chaos créé par nos fantasmes, quand nous perdons notre vie en tentant de la gagner, quand l’illusion du gain camoufle le risque de la perte de ce que nous avons déjà.

Pour autant, Shakespeare n’est jamais donneur de leçon. En poète, il apporte de la complexité à notre perception du réel. Il nous montre que rien n’est univoque, que les choses contiennent leurs envers et qu’elles sont toujours sujettes à des interprétations variables. Les contraires s’attirent et du plus grand bien peut jaillir le mal absolu. La tragédie de la pièce, c’est celle de l’utopie d’un monde meilleur qui devient infernal. Car les époux Makbeth ne sont pas diaboliques par nature, ils aspirent à la paix et à un futur lumineux et vivable, mais par une terrible erreur de jugement, une mauvaise interprétation d’un oracle équivoque, ils commettent un massacre pour obtenir cette paix. Makbeth croit avoir obtenu le don de clairvoyance, mais en réalité il est aveuglé par les prédictions. Il espérait la sécurité, l’admiration, la paix, mais son acte d’usurpation en détruit toute possibilité et, une fois au pouvoir, il obtient l’insurrection, la haine et la guerre.

Nous montons Makbeth car l’enfer de ce monde est inacceptable. Mais nous montons aussi Makbeth car au Munstrum, notre quête est celle de la Joie. Pourquoi alors plonger dans cet enfer et s’attaquer à la pièce la plus sombre de Shakespeare ? Peut-être parce que, comme il nous l’apprend, les ténèbres sont pétries de lumière et, sans malheur, il n’est pas de véritable joie. L’une est la condition de l’autre. C’est en embrassant les ténèbres, en les traversant, que l’on donne à notre joie sa valeur véritable.

Car, justement interprétés, nos malheurs deviennent le prologue de nos bonheurs futurs. L’alchimiste transforme le plomb en or. Le Théâtre transforme les désastres et en fait les fondements de notre délivrance. C’est ce qui fait de la représentation théâtrale une expérience sacrée. La catharsis s’opère ici grâce au rire et nous permet l’empathie, la consolation, la métamorphose. Ce rire implacable nous donne la force de regarder les monstres en face et peut-être de les affronter.

C’est pour nous que Makbeth plonge dans l’horreur du crime et qu’il se déshumanise. Il se sacrifie pour que nous, en contemplant sa chute avec effroi, nous devenions humains.

Louis Arene

ESPACES PLURIELS PAU
SCÈNE CONVENTIONNÉE D'INTÉRÊT
NATIONAL ART ET CRÉATION DANSE
17 AVENUE DE SARAGOSSE
64000 PAU