GAËLLE BOURGES
A MON SEUL DÉSIR
Danse jeudi 03.03.16 20h30 / Théâtre Saragosse

« Il y a quelque chose de magnifiquement obstiné dans le travail de Gaëlle Bourges » (Gérard Mayen) : cette chorégraphe n’a de cesse d’explorer l’histoire de l’art, comme pour révéler l’ordre idéologique des représentations. Depuis 2009 et sa conférence dansée Je baise les yeux, où elle et ses comparses décrivent d’une façon drôle et pertinente les techniques d’excitation qui transitent par le regard, la chorégraphe démonte « la machine à produire du désir hétéro et des stéréotypes ». Elle s’applique, pièce après pièce, à déployer une petite histoire de l’oeil en tendant les rapports entre peinture et représentation des corps, multipliant les liens entre récits d’histoire de l’art, récits fictifs et lecture critique des oeuvres – le voeu étant d’observer si la représentation s’effondre. Et s’il reste quelque chose dans l’oeil après.
Son nouveau spectacle, A mon seul désir, prolonge le voeu. Il fait référence à la tapisserie La Dame à la licorne, visible au musée du Moyen Âge à Paris. Le spectacle s’ouvre sur un long couloir de déambulation où quatre performeuses s’ingénient à faire apparaître la tenture, usant de cambrures, figurant à l’aide de masques le bestiaire symbolique de la tapisserie médiévale. Un récit accompagne les tableaux, les postures, entre dérive poétique et critique esthétique, avant le basculement du visible dans un ballet opaque de farandoles lentes, où se multiplient les corps.

CONCEPTION ET RÉCIT GAËLLE BOURGES / DANSE CARLA BOTTIGLIERI, GAËLLE BOURGES, AGNÈS BUTET ET ALICE ROLAND / AVEC CARLA BOTTIGLIERI, GAËLLE BOURGES, AGNÈS BUTET ET ALICE ROLAND OU MARIANNE CHARGOIS / AVEC LA PARTICIPATION DE 34 VOLONTAIRES POUR LE BESTIAIRE FINAL (IDÉALEMENT) / CRÉATION MUSIQUE XTRONIK ET ERWAN KERAVEC / CRÉATION LUMIÈRE ABIGAIL FOWLER ET LUDOVIC RIVIÈRE / CRÉATION COSTUME CÉDRICK DEBEUF, ASSISTÉ DE LOUISE DUROURE / ACCESSOIRES CHRYSTEL ZINGIRO / MASQUES KRISTA ARGALE / RETOUCHE MASQUES LAPIN CORINNE BLIS / RÉGIE SON RÉGIE GÉNÉRALE STÉPHANE MONTEIRO / ADMINISTRATION PRODUCTION DIFFUSION RAPHAËL SAUBOLE

CRÉDIT PHOTO DANIELLE VOIRIN

Première festival « Les Inaccoutumés  », Ménagerie de Verre, Paris, 2&3 décembre 2014 / Production déléguée Os / Co-production/ Accueils-studio Ballet du Nord - CCN de Roubaix Nord-Pas de Calais - direction Olivier Dubois, CCN de Tours - direction Thomas Lebrun, Festival Rayons Frais/ Tours / Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication
- DRAC Île-de-France au titre de l’aide au projet, de l’ADAMI - société des artistes-interprètes, du Vivat - scène conventionnée d’Armentières dans le cadre de sa politique de résidences, de la Ménagerie de Verre dans le cadre de Studiolab, de La Briqueterie - CDC du Val de Marne pour le prêt de studio, de La Halle aux Cuirs - La Villette pour un accueil en résidence.

« Il y a quelque chose de magnifiquement obstiné dans le travail de Gaëlle Bourges » (Gérard Mayen) : cette chorégraphe n’a de cesse d’explorer l’histoire de l’art, comme pour révéler l’ordre idéologique des représentations. Depuis 2009 et sa conférence dansée Je baise les yeux, où elle et ses comparses décrivent d’une façon drôle et pertinente les techniques d’excitation qui transitent par le regard, la chorégraphe démonte « la machine à produire du désir hétéro et des stéréotypes ». Elle s’applique, pièce après pièce, à déployer une petite histoire de l’oeil en tendant les rapports entre peinture et représentation des corps, multipliant les liens entre récits d’histoire de l’art, récits fictifs et lecture critique des oeuvres – le voeu étant d’observer si la représentation s’effondre. Et s’il reste quelque chose dans l’oeil après.
Son nouveau spectacle, A mon seul désir, prolonge le voeu. Il fait référence à la tapisserie La Dame à la licorne, visible au musée du Moyen Âge à Paris. Le spectacle s’ouvre sur un long couloir de déambulation où quatre performeuses s’ingénient à faire apparaître la tenture, usant de cambrures, figurant à l’aide de masques le bestiaire symbolique de la tapisserie médiévale. Un récit accompagne les tableaux, les postures, entre dérive poétique et critique esthétique, avant le basculement du visible dans un ballet opaque de farandoles lentes, où se multiplient les corps.

DISTRIBUTION

CONCEPTION ET RÉCIT GAËLLE BOURGES / DANSE CARLA BOTTIGLIERI, GAËLLE BOURGES, AGNÈS BUTET ET ALICE ROLAND / AVEC CARLA BOTTIGLIERI, GAËLLE BOURGES, AGNÈS BUTET ET ALICE ROLAND OU MARIANNE CHARGOIS / AVEC LA PARTICIPATION DE 34 VOLONTAIRES POUR LE BESTIAIRE FINAL (IDÉALEMENT) / CRÉATION MUSIQUE XTRONIK ET ERWAN KERAVEC / CRÉATION LUMIÈRE ABIGAIL FOWLER ET LUDOVIC RIVIÈRE / CRÉATION COSTUME CÉDRICK DEBEUF, ASSISTÉ DE LOUISE DUROURE / ACCESSOIRES CHRYSTEL ZINGIRO / MASQUES KRISTA ARGALE / RETOUCHE MASQUES LAPIN CORINNE BLIS / RÉGIE SON RÉGIE GÉNÉRALE STÉPHANE MONTEIRO / ADMINISTRATION PRODUCTION DIFFUSION RAPHAËL SAUBOLE

CRÉDIT PHOTO DANIELLE VOIRIN

Première festival « Les Inaccoutumés  », Ménagerie de Verre, Paris, 2&3 décembre 2014 / Production déléguée Os / Co-production/ Accueils-studio Ballet du Nord - CCN de Roubaix Nord-Pas de Calais - direction Olivier Dubois, CCN de Tours - direction Thomas Lebrun, Festival Rayons Frais/ Tours / Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication
- DRAC Île-de-France au titre de l’aide au projet, de l’ADAMI - société des artistes-interprètes, du Vivat - scène conventionnée d’Armentières dans le cadre de sa politique de résidences, de la Ménagerie de Verre dans le cadre de Studiolab, de La Briqueterie - CDC du Val de Marne pour le prêt de studio, de La Halle aux Cuirs - La Villette pour un accueil en résidence.

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BIOGRAPHIE

GAËLLE BOURGES
Après des études de lettres modernes, Gaëlle Bourges signe et cosigne des pièces de danse avec la Compagnie du K et le Groupe Raoul Batz (aujourdʼhui devenu association Os). Entre 2000 et 2005, la série de performances Homothétie 949 ou les contours progressifs de lʼindex 10 du Groupe Raoul Batz était une étude sur le corollaire entre lʼinvention de la perspective centrale, lʼanatomie, la naissance de la scène dite à lʼitalienne, les automates, et le cogito de Descartes. Le travail de dissection du regard, cher à Gaëlle Bourges, était lancé. Ainsi, étudiant le rapport entre lʼoeil du spectacteur et le corps en représentation, Gaëlle Bourges a composé le triptyque Vider Vénus, constitué de Je baise les yeux (2009), La belle indifférence (2010) et Le Verrou, figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard (2013), mais également En découdre (un rêve grec) en 2012, Un beau raté en 2013 et A mon seul désir en 2014.
Cette dernière création plonge dans les six panneaux de la tapisserie connue sous le nom de La Dame à la licorne. Parallèlement Gaëlle Bourges a créé, fin octobre 2014 à la Tanzhaus de Düsseldorf, 59, dʼaprès des archives de lʼindustrie textile à Roubaix dans le cadre du projet européen Recording Fields, initié par le Ballet du Nord / CCN de Roubaix Nord-Pas-de-Calais, la Tanzhaus de Düsseldorf (Allemagne) et le Silesian Dance Theatre de Bytom (Pologne). Elle intervient par ailleurs sur des questions théoriques en danse de façon ponctuelle, elle est diplômée en Arts du Spectacle mention danse - Université Paris VIII, et en « Education somatique par le mouvement » - École de Body-Mind Centering. Elle a également été régisseuse plateau à la BNF, a travaillé dans un théâtre érotique pendant deux ans et demi et chanté dans plusieurs formations (comédie musicale pour enfants, groupe glamʼpop, etc.).


NOTES

Le statut de « vierge » dans la culture européenne (mais pas seulement) est lʼapanage des femmes - vierge Marie oblige ; ou plutôt : on sʼest toujours soucié plus de la virginité des femmes que de celles des hommes. En témoigne une iconographie épaisse de plusieurs siècles, qui tapisse nos imaginaires de déflorations (de femmes), ou dʼabsence de déflorations, justement (enchaînement sans fin de Maries). Et puisquʼil sʼagit dʼun tissage profond et ancien de nos représentations, nous avons choisi de desserrer la trame dʼun ensemble fameux de tapisseries, connu sous le nom de La Dame à la licorne, réalisé dans les dernières années du XVe siècle et visible au musée du Moyen-âge à Paris. La tenture, dans ses six panneaux indépendants, montre une demoiselle richement parée, occupée à diverses actions et toujours accompagnée dʼune licorne sagement attentive. Or la licorne, créature fabuleuse au corps de cheval, tête de chèvre, et dent de narval en guise de corne, est symbole de chasteté, et ne peut donc apparaître si paisible quʼaux côtés de jeunes filles chastes, précisément. Nous y revoilà.
La fin du Moyen-âge est riche dʼhistoires de chasses à la licorne organisées autour de la virginité des femmes : on attire lʼanimal sauvage dans une clairière en y plaçant une vierge dont lʼodeur sert dʼappât. Amadouée, la bête sʼapproche puis se couche en toute confiance sur le sein de la fille tandis que le chasseur, jusque là caché, bondit. Car lʼattribut de la licorne - sa longue corne filant droit et haut vers le ciel - est objet de convoitises, étant censée guérir les empoisonnements, forts à la mode en Occident entre le XIVe et le XVIIe siècle. Pourtant cette corne est aussi « une espèce de complexe aigu phallique  », selon lʼironique formule de Salvador Dali ; en tout cas un signe érotique évident pour beaucoup de commentateurs de lʼoeuvre, même les plus sérieux. Que convoite-t-on donc ? La virginité ou la vierge ? Les deux à la fois ? Alors le couple jeune fille/licorne figure- t-il la chasteté, ou au contraire une allégorie du désir charnel, dʼautant plus irrépressible quʼil est sous-tendu par lʼexcitation (historique) à défricher une terre immaculée ?
Les historiens de lʼart sont en tout cas dʼaccord sur un point : les cinq premiers panneaux de la tenture figurent les cinq sens, selon une hiérarchie définie par la littérature médiévale (du plus matériel au plus spirituel, ou, dans une perception contemporaine : du point distal au point proximal par rapport au cerveau - « lʼâme » dans les années 1500), soit : le toucher, le goût, lʼodorat, lʼouïe, la vue. Lʼoccasion pour les quatre performers de dresser cinq tableaux en glissant dans la tapisserie - fleurs, bêtes, jeune fille sur fond rouge – figurant ainsi les allégories que perce un récit oscillant entre éléments descriptifs et décollements hallucinatoires.
La sixième tapisserie, qui figure le sixième sens, file lʼambivalence – monnaie courante dans lʼart du Moyen- Âge : baptisée Mon seul désir au regard de la devise quʼon peut y lire (sans compter le A et le I qui encadrent la devise, ou la promesse), on y voit la jeune dame, toujours flanquée dʼune licorne, qui semble hésiter entre deux actions : choisir un des bijoux somptueux présentés à elle dans un coffre, ou au contraire déposer définitivement son collier, dans un geste de dénuement. De quel “seul désir” sʼagit-il donc ?


INTERVIEW

ENTRETIEN AVEC GAELLE BOURGES
Les quatre danseuses sont accompagnées par une bande sonore qui décrit et analyse cette tapisserie. Comment sʼest construite la chorégraphie ? Avec ou après lʼécriture du texte ?
La bande sonore est constituée de trois étages : un étage « texte » – ou langue parlée, puisquʼon entend quelquʼun raconter quelque chose sur la tapisserie ; un étage cornemuse (Erwan Keravec), qui apparaît à partir du tableau sur lʼouïe ; un étage musique électroacoustique (Stéphane Monteiro alias XTRONIK), qui vient complexifier la profusion sonore de la cornemuse sur le sixième sens (baptisé par les historiens de lʼart « mon seul désir »), et qui correspond dans le spectacle au moment après le tombé de rideau. Pour moi, ces trois étages nʼaccompagnent pas la danse, mais entrent en relation avec elle, induisent ou contredisent ce qui est peut-être perçu comme mouvement ou absence de mouvement. Le texte sʼécrit au fur et à mesure du travail chorégraphique, ou disons plutôt que je conçois en même temps dans quel sens je veux dérouler ce que je vois de lʼoeuvre et ce que je veux en dire par la langue. Je savais dès le début quʼil y aurait dʼabord une lente introduction à lʼensemble de la tapisserie – le château de Boussac, dans la Creuse, où les panneaux étaient « stockés » ; George Sand ; Prosper Mérimée ; le bestiaire ; les mille fleurs ; puis un texte par panneau, cʼest à dire pour chacun des cinq sens, sauf le dernier (le mystérieux sixième sens). Jʼécris, je regarde, jʼécris, je regarde, etc. Mais surtout pour commencer, je lis beaucoup !

Les tableaux créés filtrent entre lʼillustration et la libre interprétation du texte quʼon entend au début certaines séquences prêtent à rire, puis à la fin les tableaux sont presque terrifiants. Pourquoi ces deux extrêmes ?
Le rapport entre texte, image et mouvement oscille effectivement entre illustration et écart, chacun étant libre de broder à sa guise. Tout dépend des connaissances historiques que lʼon a, de lʼétat dans lequel on est en tant que spectateur, du goût ou de lʼaversion pour les mots. Je ne sais pas si les derniers tableaux sont terrifiants. Sʼils le sont pour vous alors oui, ils le sont ! Mais je nʼai pas eu dʼintention de créer des séquences drôles et des séquences qui font peur. Il nʼy a pas de séquences en réalité, mais un déploiement continu dʼune langue – une musique donc – qui abandonne peu à peu les mots au profit dʼune autre forme de sons, entrant dans un autre type de relation avec les oreilles (cornemuse et électroacoustique dense). Mais de lʼhumour, oui, il y en a très certainement – peut-être même dans ce que vous trouvez terrifiant. Beaucoup de choses me font rire dans lʼhistoire des représentations.

Comme dans vos précédentes pièces, les interprètes sont nues. Cʼest presque une marque de fabrique chez vous...
Beaucoup plus quʼune marque de fabrique, cʼest un travail à long terme sur le nu public (puisque nous sommes sur scène devant des spectateurs, et non dans notre chambre à coucher). Le nu public comme catégorie sociale, politique et comme spectacle est une invention récente. Quand nous sommes nus sur un plateau, nous travaillons ce qui relève à la fois de lʼhistoire tout court, de lʼhistoire de lʼart, de lʼhistoire de la pudeur, des redéfinitions juridiques incessantes de ce qui est perçu comme pornographique, érotique, obscène, etc. Ce quʼil est intéressant de savoir, cʼest que le nu dans le spectacle est autorisé en France à partir de la seconde moitié du 19e siècle dans les métropoles coloniales, et quʼil est dʼabord réservé aux exhibitions « exotiques » des foires, cirques ou expositions universelles avec leurs zoos humains. […] Les premiers effeuillages (ou striptease) datent de la même époque, et seraient en quelque sorte des réponses (ou plutôt des techniques de séduction sorties des bordels) de blancs à lʼexhibition des « primitifs » à moitié nus. Le premier striptease « complet » – le Coucher dʼYvette – aurait eu lieu en 1894 au « Divan japonais », rue des Martyrs à Paris : lʼactrice Blanche Cavelli (je nʼai pas inventé son prénom !!) se déshabillait dans un décor de chambre à coucher (en réalité elle portait un académique chair), puis se mettait au lit. Quand on est nu sur scène, on est immanquablement relié, quʼon le veuille ou non, à cette histoire. Il sʼagit bien, du coup, de savoir de quel côté on est (les foires coloniales ou les techniques de séduction). Ou mieux, dʼêtre avec les deux : faire de la géographie sexuelle postcoloniale.
Wilson Le Personnic, Ma Culture, avril 2015


ZOOM SUR

APPEL À PARTICIPATION
Gaëlle Bourges recherche une trentaine de volontaires pour participer au bestiaire de la tapisserie du 15e siècle La Dame à la licorne, dont sʼinspire sa pièce chorégraphique A mon seul désir programmée dans le cadre de Résonance(s) le 3 mars 2016. Cette participation au final animalier de la pièce dure quinze minutes. Âges et sexes indifférents, aucune expérience de danse requise.
Vendredi 29 janvier 19h : Rencontre avec Gaëlle Bourges. Présentation de la tapisserie et de la pièce chorégraphique.
Samedi 30 janvier 13h-17h et dimanche 31 janvier 10h-13h : Ateliers de préparation en amont du spectacle. Travail de masque et apprentissage de la partition dʼactions.
Mercredi 02 mars : Générale
Jeudi 03 mars : Représentation


Projection - Rencontre le dos rouge, d’Antoine Barraud / PRÉSENTÉ PAR GAËLLE BOURGES
vendredi 04.03.16 20h15 / Cinéma Le Méliès

Lors du temps fort Résonance(s) dédié au dialogue entre la danse et l’histoire de l’art, la chorégraphe Gaëlle Bourges présente le film Le Dos rouge (2015) d’Antoine Barraud, film qui interroge les représentations mais aussi la puissance du regard dans notre rapport à l’image picturale. En corrélation avec la pièce de Gaëlle Bourges, A mon seul désir (03 mars), le film offre un espace de réflexion sur la force de l’image, la fascination et la place du désir dans notre relation à l’oeuvre. Balthus, Renoir, Diane Arbus, Gustave Moreau : dans le film d’Antoine Barraud, les tableaux bénéficient de tous les stratagèmes du cinéma — fragmentation, durée, contrechamp sur les « regardants » — pour libérer leur magie ténébreuse. Le Dos rouge est un cas rare de film qui donne envie de courir au musée après la séance.

EN PARTENARIAT AVEC LE CINÉMA LE MÉLIÈS.

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SCÈNE CONVENTIONNÉE
DANSE / PAU
T 05 59 84 11 93