KIWI
Théâtre JEUDI 30 MARS 20H30 / Salle de Lacaze - Billère
40 MIN / TARIF C

À PARTIR DE 11 ANS
SPECTACLE PROPOSÉ PAR L’AGORA

Magali Montier, Augustin Bécard et le collectif Hund nous entraînent dans une expérience scénique forte et singulière. Composé de plasticiens et de comédiens également musiciens, le collectif Hund élabore des formes théâtrales qui utilisent le son comme un générateur d’émotions. Les artistes travaillent avec des micros, des capteurs, des machines mais aussi des instruments de musique pour une plongée au cœur du son qui donne à voir et à entendre la force du texte sans flirter avec le mélodrame. A la recherche d’une qualité d’écoute basée sur l’étrangeté et la poésie, ils proposent avec Kiwi, de l’auteur québécois Daniel Danis, un voyage sensible à partir d’une réalité prégnante. Le texte aborde de front la noirceur de notre société contemporaine. Kiwi est l’histoire d’un groupe d’enfants errants, surveillés de près par la police d’une ville sur le point d’accueillir les Jeux olympiques. La municipalité décide de vider tous les bidonvilles de ses habitants. Kiwi et Litchi, deux adolescents formant à eux deux une famille de substitution, s’inventent une micro-société avec ses stratégies d’entraide et de survie. Kiwi nous place face aux inégalités sociales et affectives du quotidien, en suggérant une réflexion sur les travers d’un capitalisme et d’un libéralisme outranciers.

DE PART ET D’AUTRE
Dans le prolongement de la saison dernière, la scène Espaces Pluriels s’associe à L’Agora, scène de territoire pour l’enfance et la jeunesse, pour mettre en regard deux projets théâtraux destinés en particulier à un public famille, enfants et adolescents : Hikikomori - le refuge de Joris Mathieu proposé par Espaces Pluriels (05 et 06 janvier 2017) et Kiwi de Magali Montier (30 mars 2017) proposé par L’Agora.

TEXTE DANIEL DANIS / CONCEPTION ARTISTIQUE MAGALI MONTIER / COMÉDIENS AUGUSTIN BÉCARD, MAGALI MONTIER / MUSICIENNE BERNADETTE LADENER / CRÉATION SONORE KÉVIN LE QUELLEC / CRÉATION LUMIÈRE JEAN-FRANÇOIS METTEN / COMPLICE HUGUES REINERT / CHARGÉE DE PRODUCTION CLOTILDE AST / L’ARCHE EST ÉDITEUR ET REPRÉSENTANT LÉGAL DU TEXTE REPRÉSENTÉ / crédit photos Mathieu Cauville

Magali Montier, Augustin Bécard et le collectif Hund nous entraînent dans une expérience scénique forte et singulière. Composé de plasticiens et de comédiens également musiciens, le collectif Hund élabore des formes théâtrales qui utilisent le son comme un générateur d’émotions. Les artistes travaillent avec des micros, des capteurs, des machines mais aussi des instruments de musique pour une plongée au cœur du son qui donne à voir et à entendre la force du texte sans flirter avec le mélodrame. A la recherche d’une qualité d’écoute basée sur l’étrangeté et la poésie, ils proposent avec Kiwi, de l’auteur québécois Daniel Danis, un voyage sensible à partir d’une réalité prégnante. Le texte aborde de front la noirceur de notre société contemporaine. Kiwi est l’histoire d’un groupe d’enfants errants, surveillés de près par la police d’une ville sur le point d’accueillir les Jeux olympiques. La municipalité décide de vider tous les bidonvilles de ses habitants. Kiwi et Litchi, deux adolescents formant à eux deux une famille de substitution, s’inventent une micro-société avec ses stratégies d’entraide et de survie. Kiwi nous place face aux inégalités sociales et affectives du quotidien, en suggérant une réflexion sur les travers d’un capitalisme et d’un libéralisme outranciers.

DISTRIBUTION

TEXTE DANIEL DANIS / CONCEPTION ARTISTIQUE MAGALI MONTIER / COMÉDIENS AUGUSTIN BÉCARD, MAGALI MONTIER / MUSICIENNE BERNADETTE LADENER / CRÉATION SONORE KÉVIN LE QUELLEC / CRÉATION LUMIÈRE JEAN-FRANÇOIS METTEN / COMPLICE HUGUES REINERT / CHARGÉE DE PRODUCTION CLOTILDE AST / L’ARCHE EST ÉDITEUR ET REPRÉSENTANT LÉGAL DU TEXTE REPRÉSENTÉ / crédit photos Mathieu Cauville

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

DANIEL DANIS
Daniel Danis naît à Hull en 1962. Après avoir passé son enfance en Abitibi et son adolescence à Québec, il part pour Haïti en tant que missionnaire laïque. À son retour, il s’intéresse à la danse, puis à l’art dramatique. Sa première pièce, Celle-là, se voit attribuer en 1993 le Prix de la critique de Montréal, le Prix du Gouverneur général du Canada et, en 1995, le Prix de la meilleure création de langue française du Syndicat Professionnel de la Critique Dramatique et Musicale de Paris. Les textes qu’il écrit par la suite se méritent à leur tour de nombreux prix et Daniel Danis obtient rapidement une reconnaissance internationale. Ses pièces, traduites en anglais, en italien, en allemand, en finlandais, en espagnol, en gallois et en écossais, sont présentées dans plusieurs pays, en Amérique du Nord comme en Europe. Daniel Danis est aujourd’hui l’un des dramaturges québécois les plus joués à l’étranger. Il poursuit sa démarche de création au Saguenay, où il s’est établi.

MAGALI MONTIER
Formée en Art du spectacle à Metz (maîtrise), et par différents stages artistiques autour de la danse, du théâtre et de l’acrobatie dirigés par Gera, Didym, Durif, Pagnozoo, Nadj, 1000 failles, Ormone, Gutmann... Comédienne depuis 1998, elle enchaîne des créations pour plusieurs compagnies, Boias Frias devenue Pardes Rimonim dirigée par Bertrand Sinapi (Le schmurtz de Boris Vian, Conversation autour d’un poulet froid et Closet de B. Sinapi, Jeanne la pudeur de N. Genka), les Bestioles dirigée par Martine Waniowski et Brice Durand (La valse aux allumettes, Tango, et Le stoïque petit soldat de plomb, de M Waniowski spectacle jeune public, Radio set, Quequette blues et l’Hiddenboy de Brice Durand), elle participe aussi à l’activité Théâtre Forum, mis en scène par Olivier Piechazik depuis 2004. Pour Solentiname, elle intervient dans différentes formes d’expérimentations dirigées par Augustin Bécard (Marie-france, A quoi ça tient ?) Elle joue également pour le Théâtre du Centaure dans Struwelpeiter de Carole Lorang. Parallèlement elle participe à l’organisation d’événements éphémères autour de la scène rock alternative. Et travaille en tant qu’intervenante d’expression corporelle auprès de publics handicapés mentaux, enfants et adultes.


NOTES

NOTE DE LA COMPAGNIE
L’univers sonore est ici considéré comme une narration qui vient rencontrer, soutenir, ou encore contrarier l’action verbale. Il s’agit non pas d’illustrer la fable, mais de réveiller une qualité d’écoute physique et spatiale ; d’établir un pont entre le chemin rationnel (la fable) et le chemin sensoriel (l’énergie mouvante sonore). Nous travaillons sur le plateau avec divers instruments d’interactions entre corps et sons : micros, capteurs, machines, et instruments de musique. Nous considérons l’outil et/ou l’instrument comme un soutien à la recherche d’une qualité d’écoute sensible, basé sur l’étrangeté et la poésie de l’auteur. Nous proposons un voyage poétique et sonore à partir d’une réalité prégnante. Donner à voir et à entendre la monstruosité de ce texte sans flirter avec le mélodrame. Le dispositif sonore, partie intégrante de la scénographie, permet de se distancer du drame de cette fable. L’utilisation de la lumière suit la même direction. Les projecteurs utilisés font partie de l’univers scénographique, tout comme les micros et les amplis. L’amplification du texte, par le biais de micros aux textures différentes, est traitée et diffusée en direct par un ingénieur du son en quadriphonie. Nous ne nous plaçons pas dans un décor réaliste mais plutôt dans une recherche plastique basée sur la poétique du verbe. Nous travaillons de préférence à partir d’un dispositif scénographique circulaire, un espace ouvert permettant au spectateur d’être physiquement au coeur même de l’histoire contée. La multi-diffusion permet d’intégrer le public à l’évènement poétique et sonore. Ce travail est axé sur une énergie mouvante globale.


PRESSE

« Les discours politiques font fréquemment de la culture un vecteur du lien social — mais ce sont trop souvent des mots en l’air, sans réalité concrète. Tous les beaux parleurs seraient bien avisés de venir au Centre Culturel André Malraux (CCAM) de Vandoeuvre-lès-Nancy, pour prendre leçon de l’inlassable travail de fourmi mené par l’équipe et son directeur, Dominique Répécaud. L’art y agit comme caisse de résonance de la société. (…) Kiwi, fable musicale d’après un texte de Daniel Danis, qui relève plutôt de la poétique théâtrale et sonore. C’est l’aventure tragico-lumineuse de deux ados dans une grande ville anonyme qui doit bientôt accueillir les Jeux Olympiques. Le gouvernement plus ou moins dictatorial de ce pays qu’on suppose « en voie de développement » veut débarrasser les rues de ses laissés pour compte : rasant les bidonvilles, les policiers traquent sans merci jusqu’aux enfants abandonnés ou orphelins. Portée par deux comédiens au jeu touchant et naïf, Augustin Bécard et Magali Montier, laquelle a également conçu la chose, la performance est superbe, de même que la mise en scène. Si la langue parfois se cherche et s’efforce un peu maladroitement d’éviter un discours « adulte », le spectacle fascine par le travail sur la lumière et la sonographie.(…) »
Jérémie Szpirglas, mouvement.net, 24 mai 2013.


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DANSE / PAU
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