Lorenzo De Angelis
Haltérophile
Danse jeudi 22 mars 18h30 & 21h00 / Théâtre Saragosse
1H00 / TARIF C

SÉANCE SCOLAIRE - VENDREDI 23 MARS 11H00

Remarqué dans les pièces de Pascal Rambert, Alain Buffard, Vincent Thomasset ou encore Marlène Monteiro Freitas, le danseur Lorenzo De Angelis signe avec Haltérophile sa première création. Il y fait le pari ambitieux de s’adresser à chaque spectateur personnellement. Pour cela, il exploite un dispositif circulaire qui lui permet de dédier à chacun une danse, de partager l’écoute d’un morceau de musique, un silence, une interrogation, une déclaration, une offrande. Ces adresses viennent d’un réel désir de partage ou de rencontre. Directement dictées par la présence physique des spectateurs, elles sont parfois de pures mises en scène, des situations relationnelles factices, des copiés-collés de scènes de cinéma ou de situations vécues. Haltérophile, qui explore tous les angles morts et les matériaux résiduels des diverses créations auxquelles il a participé, révèle la trempe chorégraphique de Lorenzo De Angelis. La pièce irradie une bienveillance fort réparatrice, et stimulante, par les temps ambiants.

« Je suis là pour vous, pour chacun de vous. Pour vous recevoir, vous, vos désirs, vos fatigues, vos peurs, vos angles morts… Venez avec tout ce dont vous êtes fait, je verrai comment vous le rendre. » Lorenzo De Angelis

Conception et interprétation Lorenzo De Angelis / Co-écriture Ikue Nakagawa / Collaboration Aina Alegre / Musique originale Patrick Belmont / Lumière Coralie Pacreau / Visuel Ikue Nakagawa / / Crédits photos DR

+ PRODUCTIONS

Coproduction CDC Toulouse, Charleroi-Danses / Soutenu par Actoral / Accompagné par Grand Studio.

Remarqué dans les pièces de Pascal Rambert, Alain Buffard, Vincent Thomasset ou encore Marlène Monteiro Freitas, le danseur Lorenzo De Angelis signe avec Haltérophile sa première création. Il y fait le pari ambitieux de s’adresser à chaque spectateur personnellement. Pour cela, il exploite un dispositif circulaire qui lui permet de dédier à chacun une danse, de partager l’écoute d’un morceau de musique, un silence, une interrogation, une déclaration, une offrande. Ces adresses viennent d’un réel désir de partage ou de rencontre. Directement dictées par la présence physique des spectateurs, elles sont parfois de pures mises en scène, des situations relationnelles factices, des copiés-collés de scènes de cinéma ou de situations vécues. Haltérophile, qui explore tous les angles morts et les matériaux résiduels des diverses créations auxquelles il a participé, révèle la trempe chorégraphique de Lorenzo De Angelis. La pièce irradie une bienveillance fort réparatrice, et stimulante, par les temps ambiants.

« Je suis là pour vous, pour chacun de vous. Pour vous recevoir, vous, vos désirs, vos fatigues, vos peurs, vos angles morts… Venez avec tout ce dont vous êtes fait, je verrai comment vous le rendre. » Lorenzo De Angelis

DISTRIBUTION

Conception et interprétation Lorenzo De Angelis / Co-écriture Ikue Nakagawa / Collaboration Aina Alegre / Musique originale Patrick Belmont / Lumière Coralie Pacreau / Visuel Ikue Nakagawa / / Crédits photos DR

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NOTES

Le théâtre est peut-être le lieux, le système ou le rituel par lequel un acteur est sensé pouvoir toucher, emporter, communier, partager avec tous les individus réunis face à lui… mais voilà, je décide de ne pas y croire. Comment un individu, aussi talentueux soit-il pourrait effectivement exaucer la prière et répondre avec autant de pertinence à chaque présence, à chaque spectateur. L’idée de base de ce projet est donc de jouer pour une personne à la fois, mais devant d’autres. C’est pourquoi je travaille sur un dispositif du public en cercle qui me permet d’être en face d’une seule personne à la fois (sans que celle-ci n’ait eut à se déplacer) pour lui dédier une danse qu’elle m’inspire, écouter avec elle une musique, partager un silence, une interrogation, une déclaration, une offrande, une saynète,... pendant que les autres membres du public assistent à cette scène plus ou moins intime mais de façon biaisée, alors qu’ils attendent en quelque sorte leur tour. Il s’agit aussi pour ces derniers de pouvoir goûter ce que l’adresse génère de résiduel ; la face cachée, en quelque sorte. Tout au long de ma carrière d’interprète, j’ai dû me répéter avant chaque montée sur scène « il y a des gens, là, qui ont payé, sont partis de chez eux, qui s’assoient et se taisent ; ils viennent me regarder faire quelque chose, puis ils repartent. C’est un métier qui existe, et c’est celui que j’ai choisi. » Il faudrait être à la hauteur de tous ces investissements, et le laps d’espace-temps où il peuvent s’exaucer, celui de la représentation, est très mince. On entend souvent, dans la masse des critiques primaires de l’art contemporain « oh mais ça c’est pas pour moi », « ces artistes, ils sont dans leurs petits mondes »… Alors voilà, pour toutes ces raisons, je vais faire quelque-chose rien que pour toi… qui te correspond, qui te ressemble, quelque-chose que tu es capable d’imaginer peut-être, et rassurera mais donc et décevra aussi… puisque ce sont tes désirs, tes réflexes, tes émotions qui seront la matières de ce que je vais te proposer, de ce qu’on va construire, oui, il vaut mieux être riche, il vaut mieux se poser tout de suite la question de ce qu’on veut vraiment, de ce qu’on fait là, et surtout savoir ne pas y répondre. Jusqu’ici, mon travail prenait la forme d’installations culinaires, dispositifs dans lesquels le public venait se restaurer, et ainsi, créer l’œuvre elle-même, générer son vécu et en être responsable. Et je me disais : « au moins, ils auront eu à manger. » Évidemment, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais j’essaye quand-même, pour le sport… tout en restant moi-même. J’aimerais au moins donner quelque-chose... à chacune des personnes présentes... fut-ce une banane, une émotion, un briquet... n’importe. Il s’agit aussi pour moi de faire ce que j’ai souvent voulu faire sur scène : parler aux gens, être avec eux, de leur côté, travailler avec eux. De la convivialité, de la légèreté, mais justement parce que je voudrais prendre au sérieux les impératifs de partage et de don sous-entendus dans la notion de spectacle. Ces adresses personnelles viennent à la fois d’un réel désir de partage, ou de rencontre, mais sont parfois de pures mises en scène, des situations relationnelles factices, parfois des copiés-collés de scènes de cinéma, ou de situations réellement vécues. Et puis j’essaye de laisser parler les corps ; ils sont bavards si on les écoute. Une personne et son corps dont on reconnaît simplement la présence sont une mine d’or spectaculaire. Les gens qui sont là, qui me répondent où m’échappent, sont le spectacle… sans qu’ils s’agisse de dispositif participatif. L’enjeu pour moi étant qu’ils soient beaux, ces gens, brillants d’aisance et de simplicité… on a le droit d’être gêné, je le suis aussi… on a le droit d’être excité, d’avoir peur, de douter, de dire non… « tu as le droit d’être déçu, du moment que tu ne le caches pas, que tu le partages et que tu me laisse en faire quelque chose ». Car il s’opère comme une superposition d’images : image de la situation réellement perçue, et image que la personne à laquelle s’adresse l’action en cours perçoit, et que nous imaginons ; il y a une sorte d’empathie. Chaque fois qu’une personne reçoit une action, elle devient une sorte de miroir du soliste dont elle offre un reflet aux autres. Un miroir plus ou moins fidèle, libre d’interprétation, et qui fait totalement partie de l’évènement en cours, et en offre une lecture multiple. La personne soi-disant concernée est libre d’y croire, de prendre la chose à son avantage, aussi bien que de rester en retrait, ou de refuser l’influence du performer. C’est une question très importante pour moi et que je réactive sans cesse tout au long de la proposition. Quel est le rôle du public ? Et quel est le rôle de chaque individu du public ? Celui qu’il choisit, celui qu’on lui donne... Il s’agit aussi de questionner la capacité des gens à recevoir, à prendre, à apprécier. Notamment en proposant un spectacle dont à peu près les trois quarts ne leur est pas directement adressé. Qu’ils cherchent à se positionner pendant que je cherche la juste invitation au travers des différents types de propositions qui vont s’enchaîner. Qu’ils puissent jouir de manières différentes de toutes les distances et proximités qui leur conviennent. Voilà, j’en ai fait une affaire personnelle et c’est à la recherche d’une légitimité que j’avance ou tourne en rond, que je m’ébats, que je me débat dans cette cage de regards. Il y a de la danse, des danses, ma voix, qui chante, fait des bruits, déblatère et susurre... , de la séduction, du travail, des illusions, des regards et des grimaces, de la mesure, de la délicatesse, mais de l’excès aussi.
Lorenzo De Angelis


ENTRETIEN

Remarqué dans les pièces de Pascal Rambert, Alain Buffard, Vincent Thomasset ou encore Marlène Monteiro Freitas, le danseur Lorenzo De Angelis signe avec Haltérophile sa première création. En écho à sa présentation au festival Artdanthé au Théâtre de Vanves, il a accepté de répondre à nos questions.

Haltérophile est votre toute première création. Qu’est-ce qui vous a motivé à signer ce solo dont vous êtes également l’interprète ?
En réalité, c’est une « pièce d’interprète ». C’est un peu la pièce dans laquelle je fais tout ce que je n’ai jamais pu faire, tous les angles morts et les matériaux résiduels des diverses créations auxquelles j’ai participé… Mais surtout, il s’agissait aussi pour moi de me poser activement la question, après bientôt dix ans passé sur les plateaux, de ce que je fais là, ce que j’ai encore envie d’y faire, ce que j’ai encore à y donner, à y prendre… Une sorte de check up professionnel. Et dans ces choses qu’il m’importait de questionner, il y a le rapport au public. Je suis de ces interprètes qui ne jouissent pas particulièrement de la présence du public ; sur scène, j’aime être en travail, libre de toute préoccupation de projeter ou donner quelque-chose à comprendre… Donc je travaille pour moi, ou plutôt sur moi, pour quelqu’un… Ce solo c’est un peu la recherche de ma légitimité sur un plateau et des conditions de survie dans ce métier… Peut-être parce-qu’au moment où travailler pour d’autre, plus ou moins sur soi ne suffit plus, on se pose forcement ces questions, on se demande « Pour qui, alors » je pourrais continuer à faire ce que je fais. Alors voilà, ce solo c’est un peu ma première rencontre avec le public. J’essaye de comprendre de quoi il est fait, et sa discipline me passionne… c’est un beau métier que d’être public. En fait, j’ai toujours rêvé de ça, de ce rapport d’égalité entre public et performer… ce qui ne signifie pas qu’on soit identique… Nous avons chacun notre métier et ils sont complémentaires, ils sont sine qua non l’un de l’autre. C’est à cette notion d’inter-nécessité que j’essaye de me soumettre, et dont j’explore le territoire possible… avec eux.

Comment le dispositif et l’entrée dans l’espace scénique participe à la dramaturgie d’Haltérophile ?
Dès le départ, il s’agissait, pour m’adonner pleinement à la compréhension de ce rapport très particulier, de jouer pour une personne à la fois. Plus que de jouer pour une personne, j’essaye presque de jouer la personne, comme une sorte d’hommage instantané à ce qu’elle est là, en face de moi. Pour cela, j’ai besoin d’instaurer une certaine confiance ; d’où ce début où j’installe les gens presque un par un, où je choisis avec eux leur chaise, leur point de vue, où je prends éventuellement le temps de parler de leurs craintes ou de leurs expectatives, ou d’autres choses plus triviales comme la manière dont ils se sont vêtus pour venir là… Ce rapport trivial et direct m’a souvent manqué sur scène. Il est en général impossible, parceque les gens sont alors, pour nous, une masse impersonnelle, plongée dans le noir et le silence… du coup, forcément, il est difficile de comprendre pour qui on fait tout ça. Cette installation personnalisée me sert donc à casser la carapace habituelle de l’animal-public, et l’invite ici à réinventer ses modalités. Les spectateurs sont donc disposés en cercle, mais un cercle disjoint, de sorte que tout le monde est un peu isolé et jouit d’un point de vue unique ; et puis ils sont, d’un prime abord, seuls (même si plus tard une autre type de communauté commence à émerger, notamment fondée sur le partage des craintes ou de l’excitation quant à la solitude et l’étrange responsabilité face au performer)… Moi-même, au sein de ce dispositif, je ne peux techniquement faire face qu’à une personne à la fois. Alors, là, j’essaye de trouver la nudité qui nous est commune, les désirs et l’étonnement, les zones possibles de partage.

Comment se construit la performance et quelle part laissez—vous à l’improvisation dans le déroulement de la pièce ?
Lorsqu’on invite des gens à dîner chez soi, on prépare forcement de la nourriture, un assortiment de boissons, peut-être réaménage-t-on le salon pour l’occasion… Cependant, la durée de l’apéritif, le déroulé des discussions, la disposition et l’humeur des invités, leurs interactions sont imprévisibles… Seul le partage de la situation en cours en décide. Pour Haltérophile, c’est un peu la même chose ; j’ai prévu un dispositif et quelques matériaux, que je propose. Certains en consommeront beaucoup, d’autres avec parcimonie (ils se réservent pour le dessert) ; chacun peu l’assaisonner à sa manière et communiquent, volontairement ou pas leurs goûts… J’essaye d’être très attentif à leurs ressenti, leurs réactions qui deviennent en quelque sorte ma partition. Ces matériaux que je propose sont issus de ma recherche sur l’adresse, les formes et les dynamiques qu’elles génèrent ; comme si j’avais isolé l’impulsion de différents types d’adresses, ou leurs principes actifs, et que je les avais développés pour en faire des matériaux à part entière. Des matériaux du coup un peu étranges, qui contiennent en puissance les ingrédients du partage, de l’invitation, de l’offrande, de l’écoute, de la méfiance ou du sentiment… et qui évoluent en fonction de l’expérience partagée. Bien sûr, il y a certains matériaux qui sont plus ou moins perméables, voire assez écrits, mais sont en quelque sortes des pièges que je me tends : comment me glisser dans une écriture plus figée en gardant le lien sensible ? J’aime bien l’idée de travailler sur le doute, insoluble, sur l’authenticité de l’offrande originale. Moi même, à l’intérieur, je m’y perd, entre sincérité et mise en scène… Je me surprend, des fois à être touché, atteint, alors que ma proposition joue plutôt sur un rapport factice… J’aime quand ça arrive, dans un sens ou dans l’autre, quand l’action en cours change de statut. Il est important pour moi que le public puisse choisir la manière dont il se positionne par rapport à ce qui lui est proposé, qu’il puisse se poser la question et changer d’avis, plusieurs fois même, au cours du spectacle. La pratique du « glissement », oui, est un des leviers dramaturgiques de la pièce : le glissement d’une personne à une autre, le glissement d’un niveau d’adresse à un autre, d’un degré d’implication personnelle à un autre, d’une matière étrange à une attitude triviale… Finalement, le treillis de ces transitions est aussi important que « le contenu », c’est grâce à sa maitrise qu’il est possible de se surprendre, de s’étonner afin de pouvoir déjouer les mécanismes relationnels conventionnels. À ce compte là, il est important pour moi de préciser que je suis danseur, et que mon outil de prédilection est donc le corps ; un travail sur le relationnel pourrait a priori appartenir plus au domaine du théâtre… Or, le premier contact avec une personne inconnue est la présence physique ; et ce prémisse, si on le laisse se déployer un peu plus que dans une situation sociale normale, contient une richesse troublante. Une des tâche d’Haltérophile est de laisser exister. Laisser exister ce qui se passe déjà. Et puis entamer une relation via le corps permet de courtcircuiter les mécanismes habituels d’une relation naissante, et d’être tout suite ailleurs, là où ni la personne ni moi n’avons jamais été… Un peu comme celle de deux personnes du même pays qui se retrouvent en terre étrangère : des fois on devient ami pour la vie et parfois l’autre rentre chez lui. Des fois je le raccompagne un bout de chemin mais il faut aussi que je le laisse partir.

Qu’est-ce qui se cache derrière ce titre Haltérophile ? Un homme qui s’abandonne dans une épreuve physique ?
Le titre se réfère, entre autre, à la notion de résistance, au fait de « prendre en charge » le plus longtemps possible, le plus loin possible dans l’inconnu… Être brave. Quand j’ai travaillé avec les autres, je leur ai souvent expliqué qu’il fallait qu’on soit capable de prendre en charge tout ce qui nous vient de la personne à laquelle on s’offre, et de la situation dans laquelle elle se retrouve avec nous. Parfois il y a des chansons d’amour qui sont lancées et qui teintent forcement la relation d’une couleur particulière, assez kitch et parfois gênante. À nous, haltérophiles, de porter tout ça, d’assumer pleinement pour la personne à qui on dédie ce moment, pour qu’elle puisse réellement faire l’expérience, sans jugement de ce qu’il vit, ce qui lui est dit, à travers nos corps ou les paroles d’une chanson. Parfois, on arrive même à être ému par une danse sur une chanson de Walt Disney, ou fasciné par ce qui nous est proposé sur une chanson pop déjà entendue mille fois… Cette notion d’haltérophilie scénique combinée à celle de Libre Service est intéressante, elle devient ambivalente. On peut la comprendre comme un libre accès pour le public, du spectacle personnalisé à la demande, une sorte de buffet à volonté. Mais on peut aussi le comprendre comme le libre service du performer qui s’adonne volontairement, qui se soumet volontairement aux intuitions spectaculaires générées par les personnes présentes. Pendant la création je me suis souvent dit que je voulais donner la chance aux gens de recevoir une chose rien que pour eux : une déclaration d’amour, une présence, une vision unique, un trésor, mais en réalité j’ai découvert qu’il s’agissait d’une chance aussi pour l’haltérophile, de pourvoir offrir ces choses, chanter pour quelqu’un, lui raconter ce dont on a envie, là, les toucher et les inviter à en faire de-même… Il y a toujours dans l’humain, me semble-t-il, le besoin de donner ; il y a un bonheur qui consiste à trouver l’endroit où l’on arrive à donner, où l’on sert. Cette pièce est finalement l’opportunité de questionner notre capacité à recevoir et à donner. J’arrive, me semble-t-il, à donner des choses que je ne savais même pas posséder et qui sont, en réalité, la réponse de ce que je reçois moi-même du public dans ce dispositif. L’opportunité de vérifier que je suis capable de servir, à un degré toujours plus profond, à force d’exercice et de dépouillement, et que oui, l’art aussi sert et enrichit la notion partagée d’humanité.
Maculture.fr, entretien réalisé par Wilson Le Personnic.


PRESSE

Enfin, Haltérophile révèle la trempe chorégraphique de Lorenzo de Angelis, déjà remarqué comme danseur interprète exceptionnel. L’artiste se confronte à une très vaste aire de jeu circulaire, offerte à la station des spectateurs qui l’observent. Il sollicite l’un ou l’autre d’entre ces derniers, par des jeux d’adresses de regard, de quelques propos brefs, aussi directs que légers et sensibles, en toute improvisation. Cela tout en projetant ses amples trajectoires, ses brèves courses, ses cristallisations corporelles mouvantes, à travers tout l’espace. Lequel devient le support palpable d’un enjeu de rencontre entre le soliste et la situation politique de l’assemblée qui l’entoure. Non sans une bienveillance fort réparatrice, et stimulante, par les temps ambiants.
Mouvement.net, Gérard Mayen.


STAGE DANSE Lorenzo De Angelis
VENDREDI 23 MARS 19H-22H
SAMEDI 24 MARS 10H-13H ET 14H-17H / Théâtre Saragosse

Le chorégraphe Lorenzo De Angelis invite les stagiaires à explorer le dispositif de la pièce Haltérophile et les principes qui la sous-tendent. Comment s’exposer, s’offrir, faire don dans la simplicité d’un geste, d’un regard, dans un positionnement face à l’autre totalement assumé ? Il s’agit d’aller à la recherche de zones de partage inédites, au de-là du comportement social. Il s’agit aussi d’aller dans l’infiniment petit du spectacle et de l’émotion. Lorenzo De Angelis commence ses études chorégraphiques en 2004 au CDC – Toulouse, puis au CNDC d’Angers – Direction Emmanuelle Huynh. Depuis, il a été interprète pour Pascal Rambert, Alain Buffard, Youn Soon Cho Jacquet, Yves-Noel Genod, Fabrice Lambert, Vincent Thomasset, Marlene Monteiro Freitas... En parallèle, il crée une série d’installations culinaires.

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TARIF PLEIN 60€ / RÉDUIT 35€ + ADHÉSION 12€

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