Résonance(s)
Boris Charmatz
Emmanuelle Huynh
Odile Duboc
étrangler le temps
boléro 2

Spectacle reporté

Danse LUNDI 06 AVRIL 20H30 Mardi 17 novembre 2020 / Théâtre Saragosse
1H10 / TARIF B

Boris Charmatz, directeur du Musée de la Danse – Centre chorégraphique national de Rennes jusqu’en 2018, et Emmanuelle Huynh, qui a formé nombre de danseurs et de jeunes chorégraphes à la tête du Centre national de danse contemporaine d’Angers (2004 à 2012), proposent une soirée composée en hommage à Odile Duboc. Tous deux interprètes de la pièce Trois Boléros (1996) à sa création, ils continuent de faire vivre cette oeuvre majeure, sculptée dans la masse des corps, tendue entre verticalité et abandon charnel. En première partie, les deux chorégraphes s’inspirent librement du duo boléro 2 pour livrer une autre partition issue de leurs mémoires qui prend appui sur la musique étirée de Maurice Ravel. Épure, limpidité du trait mais aussi vertige de la matière, on retrouve ici toutes les composantes de la danse d’Odile Duboc dans un mouvement qui vise à en élargir la perception. En deuxième partie, ils interprètent la version originale de la chorégraphie.

« Dans le deuxième boléro, la danse de Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh oppose une résistance puissante à l’expansion musicale progressive. Ce duo, concentré en un point de la scène, se laisse envelopper par la musique sans jamais être envahi. Il sculpte avec lenteur une matière commune qui tient de l’abandon et de la douceur, de l’attirance, du désir, de la fusion et de l’arrachement. » Odile Duboc, 2000

étrangler le temps / DURÉE 50 MIN
Interprétation Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh / Librement inspiré de boléro 2 (extrait du spectacle Trois Boléros, conçu par Odile Duboc et Françoise Michel, 1996) / Dispositif scénique et lumières Yves Godin / Étirement du Boléro de Ravel, arrangements Olivier Renouf

boléro 2 / DURÉE 18 MIN
Chorégraphie Odile Duboc / Interprétation Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh / Conception Odile Duboc, Françoise Michel / Matériaux sonores Boléro de Maurice Ravel (Orchestre symphonique de la RAI de Milan sous la direction de Sergiu Celibidache)
Photo Victor Tonelli

+ PRODUCTIONS

étrangler le temps a été créée en 2009 au Musée de la danse / Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne - Direction Boris Charmatz, Rennes / Production Terrain / Terrain est soutenu par le ministère de la Culture – Direction Générale de la Création Artistique, et implanté en Région Hauts-de- France / Dans le cadre de son implantation, la compagnie est associée à l’Opéra de Lille, au phénix scène nationale de Valenciennes, et à la Maison de la Culture d’Amiens / Boris Charmatz est également artiste accompagné par Charleroi danse (Belgique) durant trois années, de 2018 à 2021.

boléro 2 Coproduction Contre Jour Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, La Filature Scène nationale de Mulhouse, Théâtre de la Ville- Paris, Centre Jean-Renoir Scène nationale de Dieppe, La Coursive Scène nationale de La Rochelle

Boris Charmatz, directeur du Musée de la Danse – Centre chorégraphique national de Rennes jusqu’en 2018, et Emmanuelle Huynh, qui a formé nombre de danseurs et de jeunes chorégraphes à la tête du Centre national de danse contemporaine d’Angers (2004 à 2012), proposent une soirée composée en hommage à Odile Duboc. Tous deux interprètes de la pièce Trois Boléros (1996) à sa création, ils continuent de faire vivre cette oeuvre majeure, sculptée dans la masse des corps, tendue entre verticalité et abandon charnel. En première partie, les deux chorégraphes s’inspirent librement du duo boléro 2 pour livrer une autre partition issue de leurs mémoires qui prend appui sur la musique étirée de Maurice Ravel. Épure, limpidité du trait mais aussi vertige de la matière, on retrouve ici toutes les composantes de la danse d’Odile Duboc dans un mouvement qui vise à en élargir la perception. En deuxième partie, ils interprètent la version originale de la chorégraphie.

« Dans le deuxième boléro, la danse de Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh oppose une résistance puissante à l’expansion musicale progressive. Ce duo, concentré en un point de la scène, se laisse envelopper par la musique sans jamais être envahi. Il sculpte avec lenteur une matière commune qui tient de l’abandon et de la douceur, de l’attirance, du désir, de la fusion et de l’arrachement. » Odile Duboc, 2000

DISTRIBUTION

étrangler le temps / DURÉE 50 MIN
Interprétation Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh / Librement inspiré de boléro 2 (extrait du spectacle Trois Boléros, conçu par Odile Duboc et Françoise Michel, 1996) / Dispositif scénique et lumières Yves Godin / Étirement du Boléro de Ravel, arrangements Olivier Renouf

boléro 2 / DURÉE 18 MIN
Chorégraphie Odile Duboc / Interprétation Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh / Conception Odile Duboc, Françoise Michel / Matériaux sonores Boléro de Maurice Ravel (Orchestre symphonique de la RAI de Milan sous la direction de Sergiu Celibidache)
Photo Victor Tonelli

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

Boris Charmatz Né le 3 janvier 1973 à Chambéry.
Danseur, chorégraphe et directeur de Terrain, Boris Charmatz soumet la danse à des contraintes formelles qui redéfinissent le champ de ses possibilités. La scène lui sert de brouillon où jeter concepts et concentrés organiques, afin d’observer les réactions chimiques, les intensités et les tensions naissant de leur rencontre.
De 2009 à 2018, Boris Charmatz dirige le Musée de la danse, Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne.
D’Aatt enen tionon (1996) à 10000 gestes (2017), il a signé une série de pièces qui ont fait date, en parallèle de ses activités d’interprète et d’improvisateur (notamment avec Médéric Collignon, Anne Teresa De Keersmaeker et Tino Sehgal).
Artiste associé de l’édition 2011 du Festival d’Avignon, Boris Charmatz propose Une école d’art, et crée à la Cour d’honneur du Palais des papes enfant, pièce pour 26 enfants et 9 danseurs, recréée à la Volksbühne Berlin en 2018 avec un groupe d’enfants berlinois.
Invité au MoMA (New York) en 2013, il y propose Musée de la danse : Three Collective Gestures, projet décliné en trois volets et visible durant trois semaines dans les espaces du musée. Après une première invitation en 2012, Boris Charmatz a été à nouveau présent en 2015 à la Tate Modern (Londres) avec le projet If Tate Modern was Musée de la danse ? comprenant des versions inédites des projets chorégraphiques À bras-le-corps, Levée des conflits, manger, Roman Photo, expo zéro et 20 danseurs pour le XXe siècle. La même année, il ouvre la saison danse de l’Opéra national de Paris avec 20 danseurs pour le XXe siècle et invite 20 danseurs du Ballet à interpréter des solos du siècle dernier dans les espaces publics du Palais Garnier. En mai 2015, il propose à Rennes Fous de danse, une invitation à vivre la danse sous toutes ses formes de midi à minuit. Cette « assemblée chorégraphique » qui réunit professionnels et amateurs, connaît deux autres éditions à Rennes (en 2016 et 2018) et d’autres à Brest, Berlin et Paris (en 2017).
Boris Charmatz est artiste associé de la Volksbühne durant la saison 2017-2018.
Il est l’auteur des ouvrages : entretenir/à propos d’une danse contemporaine (Centre national de la danse/ Les presses du réel/ 2003) cosigné avec Isabelle Launay, « Je suis une école » (2009, Editions Les Prairies Ordinaires), qui relate l’aventure que fut Bocal, Emails 2009-2010 (2013, ed. Les presses du réel en partenariat avec le Musée de la danse) cosigné avec Jérôme Bel.
En 2017, dans la collection Modern Dance, le MoMA (Museum of Modem Art, New York) publie la monographie Boris Charmatz, sous la direction d’Ana Janevski avec la contribution de plusieurs auteurs (Gilles Amalvi, Bojana Cvejiç, Tim Etchells, Adrian Heathfield, Catherine Wood…).

Emmanuelle Huynh
Emmanuelle Huynh, danseuse, chorégraphe et enseignante, a étudié la danse et la philosophie. Son travail explore la relation avec la littérature, la musique, la lumière, l’ikebana (art floral japonais) et l’architecture. Elle crée entre autres Mùa (1995), A Vida Enorme (2002), Cribles (2009), Shinbai, le Vol de l’âme (2009), Spiel (2011), Tôzai !... (2014). De 2004 à 2012, elle dirige le Centre national de danse contemporaine à Angers et y refonde l’Ecole en créant notamment la formation « Essais » qui dispense un «  master danse, création, performance ».
En 2016, avec Jocelyn Cottencin, ils créent A taxi driver, an architect and the High Line, un portrait de la ville de New York à travers son architecture, ses espaces, ses habitants, composé de films portraits et d’une performance. Ils réaliseront des portrait(s) sensibles, filmés et dansés de la ville de Saint Nazaire (création 2019) et Sao Paulo au Brésil (création 2020).
Elle crée en novembre 2017 une pièce pour 4 danseurs Formation, d’après l’oeuvre autobiographique de Pierre Guyotat dans un dispositif plastique imaginé par Nicolas Floc’h.
Le travail d’Emmanuelle Huynh porté par Plateforme Múa, compagnie à rayonnement national et international (CERNI), s’ancre dans une vision élargie de la danse, produisant des savoirs, des émotions qui modifient la vision que la société peut porter sur elle-même. De 2014 à 2016, Emmanuelle Huynh est Maître-Assistant associée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes. Elle intervient actuellement à l’ENSA Nantes- Mauritius.
En septembre 2016, elle est nommée Cheffe de l’Atelier danse, chorégraphie, performance aux Beaux-Arts de Paris. Un épisode de la série documentaire Artistes en court, de Dorothée Lorang et David Beautru, est consacré à Emmanuelle Huynh : vimeo.com/234912729

Odile Duboc _Odile Duboc (1941-2010) a marqué l’histoire de la danse contemporaine en France, transmettant inlassablement ses convictions artistiques. Insurrection (1989), Projet de la matière (1993), trois boléros (1996), Comédie (1998), Rien ne laisse présager de l’état de l’eau (2005) comptent parmi ses pièces les plus connues du public. Elle dirigea le Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort de 1991 à 2008, tout en continuant à travailler avec des ballets d’opéra et avec des metteurs en scène. En 2009, elle continuera son travail de transmission et de mémoire.


PRESSE

Boléros : d’un duo corps à corps aux multiples variations musicales et dansées

Qui n’a pas dans l’oreille LE Bolero de Ravel ? Cette musique de ballet, créée en 1928, tombée dans le domaine public en Europe en 2008 (sauf en France ou il faut attendre 2016), a aiguise l’imagination de nombreux chefs d’orchestre et de chorégraphes Samedi soir, Odile Duboc a donne sa version du Bolero, puis Raimund Hoghe, des boléros Avec des interprètes de talent, cette soiree, prolongée d’une rencontre avec le public, autour du bolero (lire ci-dessous), restera dans les annales du Vivat « Quelle force i Et pourtant tout est dans l’abandon », entendait-on au sortir du duo de Bons Charmatz et d’Emmanuelle Huynh Le grand salon de l’hôtel de ville s’est avère, une fois de plus, une tres belle salle de danse au doux parquet ou la public limite a 80 personnes est tout pres des danseurs Yeux clos, Bons Charmatz, pénètre de la musique du Bolero, dans l’interprétation si émouvante de Cehbidache, a impose sa presence toute en souplesse, force et déséquilibre maîtnse, ] ouant avec Emmanuelle Huynh le contrepoids permanent et fluide des corps Enlacements, au bord de la rupture, corps a corps en torsion et fusion accompagnent cette musique obsédante qui va crescendo, comme la lumiere des deux projecteurs, jusqu’au grand accord dissonnant final « Quand il s’achève dans la violence, le silence qui s’ensuit est temble pour les survivants étourdis », commente Le Clezio dans La Ritournelle de la Faim C’est un peu ce que l’on ressent a la fin de la seconde partie de Bolero Vanations, la pièce de Raimund Hoghe Clairement associée a la mort, a l’extermination, a la guerre, la musique du Bolero sert de chant funèbre a une chorégraphie ou les petits tas de graines colorées repondent aux dos allonges - sur une tonalité de do majeur - puis tournant, invariablement comme le rythme et le tempo, de façon répétitive comme la mélodie Seuls elements de vanation, le corps de chacun et les evolutions individuelles des danseurs font echo a la suite de soles instrumentaux Avant le final qui les réunit dans la danse a genoux sur soimême en rond, chacun interprète son Bolero, comme la flûte, la clannette, le hautbois, la trompette, le cor, les violons, le saxophone, le basson, le trombone entrent en scene dans l’orchestre Cette individualité aigue offre au spectateur des visions tres différentes et concommittantes, le renvoyant a sa propre ecoute La premiere partie a donne la part belle aux boléros, ces musiques d’Amérique latine assez maniérées ou la poudre et la gomma étaient de rigueur Passer de Besame Mucho au Bolero de Ravel est un grand écart qui fait de cette pièce, mmimaliste comme toujours (un accessoire ou un geste évoque toute une oeuvre ou un interprète), de Raimund Hoghe, une sorte de revue, en forme de clin d’oeil, de plusieurs boléros et de leurs interprètes, de Lms Manano a Maia Plissetskaia, de Benny Goodman a Tino Rossi L’Andalousie teintée de Mexique s’incarne parfaitement dans Ornella Balestra, seule danseuse du ballet Des voix s’invitent, celles de Maria Callas (sur Verdi), Chavela Vargas, Dons Day, au sein de cette pièce si humaine, orchestrée de main de maître.
Catherine Quetelard, La Voix du Nord


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