Une mise en scène du « corps athlétique » à la fois burlesque et tendre. Une danse entre puissance, vulnérabilité et humour, qui offre un regard inédit sur la performance sportive et le diktat de la musculature parfaite.
Dans Le poids des médailles, Clémentine Maubon s’avance le corps bardé de médailles, symboles de réussite autant que signes de contrainte, pour dévoiler l’envers du podium : attentes familiales, culte du dépassement de soi, vertige du succès. La pièce dévoile l’ambiguïté du rapport à la victoire et à l’échec avec une légèreté facétieuse. Dans un registre sportif tout aussi décalé, le duo Abdomen explore le muscle abdominal comme moteur du mouvement et centre organique. Tablettes de chocolat, vitrine narcissique d’une société bodybuildante ou point d’équilibre physique du corps humain et berceau de la vie : le ventre se donne comme métaphore de l’existence. Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre font ici le pari saugrenu de s’appuyer sur l’invention d’exercices d’abdominaux pour en tirer un éloge du ventre tonique et audacieux. Cette expérience viscérale poursuit le développement du langage élaboré au sein de leur compagnie, La Grive, pour mettre en tension force et intimité. La danse qui en découle est rigoureuse, touchante et simplement vitale. Une performance musclée !
Le poids des médailles 20 min
Avec Clémentine Maubon avec la participation de Bastien Lefèvre et de quelques amateur
·ice·s / Chorégraphie Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre / Création et interprétation
musicale Nerlov et Chahu / Costume Yolène Guais, Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre /
Conception costume Yolène Guais / Administration, production et diffusion Audrey Jardin et
Elisabeth Lamy (Les Sémillantes)
Abdomen 35 min
Ecriture et interprétation Clémentine Maubon, Bastien Lefèvre / Complicité chorégraphique
Yannick Hugron et Matthieu Coulon Faudemer / Création musicale Lucas Lelièvre / Création
lumière et technique Jérôme Houlès
Crédit photo Patrik Andre

Le poids des médailles
Production Compagnie La Grive accompagnée
du bureau Les Sémillantes. Coproduction
Théâtre Louis Aragon - scène conventionnée
d’intérêt national Art et création danse
de Tremblay-en-France. Soutien Centre
Chorégraphique National de Caen, Centre
Culturel Vincent Malandrin - Pont-de-Cé.
Le poids des médailles est une performance
créée dans le cadre du projet de territoire «
L’équipe de France de danse contemporaine
» en partenariat avec le Théâtre Louis Aragon,
Scène conventionnée d’intérêt national Art et
création danse de Tremblay-en-France.
Abdomen
Production Compagnie La Grive. Coproduction
Viadanse CCN de Bourgogne Franche-Comté à
Belfort. Soutien La Ville Robert de Pordic (22),
le CentQuatre Paris, CNDC Angers.
Une mise en scène du « corps athlétique » à la fois burlesque et tendre. Une danse entre puissance, vulnérabilité et humour, qui offre un regard inédit sur la performance sportive et le diktat de la musculature parfaite.
Dans Le poids des médailles, Clémentine Maubon s’avance le corps bardé de médailles, symboles de réussite autant que signes de contrainte, pour dévoiler l’envers du podium : attentes familiales, culte du dépassement de soi, vertige du succès. La pièce dévoile l’ambiguïté du rapport à la victoire et à l’échec avec une légèreté facétieuse. Dans un registre sportif tout aussi décalé, le duo Abdomen explore le muscle abdominal comme moteur du mouvement et centre organique. Tablettes de chocolat, vitrine narcissique d’une société bodybuildante ou point d’équilibre physique du corps humain et berceau de la vie : le ventre se donne comme métaphore de l’existence. Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre font ici le pari saugrenu de s’appuyer sur l’invention d’exercices d’abdominaux pour en tirer un éloge du ventre tonique et audacieux. Cette expérience viscérale poursuit le développement du langage élaboré au sein de leur compagnie, La Grive, pour mettre en tension force et intimité. La danse qui en découle est rigoureuse, touchante et simplement vitale. Une performance musclée !
Le poids des médailles 20 min
Avec Clémentine Maubon avec la participation de Bastien Lefèvre et de quelques amateur
·ice·s / Chorégraphie Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre / Création et interprétation
musicale Nerlov et Chahu / Costume Yolène Guais, Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre /
Conception costume Yolène Guais / Administration, production et diffusion Audrey Jardin et
Elisabeth Lamy (Les Sémillantes)
Abdomen 35 min
Ecriture et interprétation Clémentine Maubon, Bastien Lefèvre / Complicité chorégraphique
Yannick Hugron et Matthieu Coulon Faudemer / Création musicale Lucas Lelièvre / Création
lumière et technique Jérôme Houlès
Crédit photo Patrik Andre
Clémentine Maubon
Après de nombreuses années de pratique de la gymnastique, Clémentine Maubon se forme au CNR de musique et de danse d’Angers et de Paris. Elle intègre ensuite la formation professionnelle Coline en 2006.
Dès la fin de cette formation, elle intègre Transforme, dirigée par Myriam Gourfink. Elle rejoint Les Gens d’Uterpan en intégrant les protocoles X-Events (les salives, les chutes, les courses, les regards) mais aussi Topologie et Pièce en 7 morceaux.
Elle travaille pour la Cie Gianni Joseph dans Ladie’s Men, Play me again et La mémoire des corps. On la retrouve comme interprète dans les pièces 3 Tonnes 5 de Paquito et NOUS de Stephane Pauvret.
En 2014, Frédéric Werlé l’invite à remonter la pièce Carmen Dragon et louis L’oiseau ainsi qu’à créer les épisodes suivants.
Elle danse également depuis 2011 au côté d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux au Centre Chorégraphique National de Caen puis Belfort dans Masculines, Waves, Après-midi et Oscyl. En 2011 toujours, elle rejoint la Compagnie puis le Centre Chorégraphique National d’Olivier Dubois à Roubaix pour la pièce Révolution et dernièrement Auguri.
Récemment, elle intègre l’équipe de Cépages dansants. Elle est aujourd’hui avec La Grive, sa propre compagnie créée avec Bastien Lefèvre, en co-écriture du projet Abdomen.
On la retrouve au Centre Chorégraphique National de Caen au côté d’Alban Richard pour la pièce Fix Me.
Bastien Lefèvre
Dès sa sortie de la formation Coline à Istres en 2008, Bastien Lefèvre rejoint la compagnie Kelemenis pour la création de L’amoureuse de monsieur muscle, Aléa puis Disgrâce. Parallèlement, il danse dans la pièce Au bois dormant proposée par Thierry Thieû Niang et Patrice Chéreau. Il retrouve par la suite Thierry Thieû Niang pour de nombreux projets puis travaille sous la direction d’Hervé Robbe pour la création de Slogans.
Depuis 2013, il est interprète au sein de la compagnie Fattoumi Lamoureux au Centre chorégraphique national de Caen- Basse- Normandie puis Centre Chorégraphique National de Belfort pour les pièces Husaïs, Solstice (remix), Le concert dansé, Waves, Oscyl.
Récemment, il danse dans les pièces Des paradis de Kevin Jean, STILL de Christian Ubl et actuellement Enchanter/Désenchanter de Sébastien Laurent et dernièrement le photographe Charles Fréger.
Il travaille aussi comme regard chorégraphique pour les metteurs en scène Lola Naymark, Léna Paugam, Jacques Gamblin, Julie Bertin, Guillaume Barbot. Par ailleurs, en complicité avec Jacques Gamblin, après Tout est normal mon coeur scintille, il co-signe 1 HEURE 23’ 14’’ ET 7 CENTIÈMES qu’ils interprètent en duo notamment au CentQuatre à Paris et au Théâtre du Rond-Point. (Molière 2018).
Compagnie La Grive
La Grive est une compagnie créée en 2019, dans la région Pays de la Loire, par Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre. Interprètes depuis une dizaine d’années pour de nombreux chorégraphes, ils ont tous deux traversé divers univers artistiques et créé l’un et l’autre, chacun de leur côté. Ils décident de se réunir pour partager leurs compétences et leurs réflexions ainsi que pour s’engager ensemble dans la création et diffusion de spectacles et performances. Dès leur premier projet, ils questionnent le corps dans ses grandes profondeurs comme un prétexte pour parler de l’individu, de ses tensions, de ses tentatives d’équilibre et de son rapport à l’autre.
La Grive est aujourd’hui porteuse des projets ABDOMEN, de et avec Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre, Cépages Dansants, de et avec le caviste Emmanuel Ménard, les danseurs Yannick Hugron, Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre, Vitruvian, solo de forme courte (10’), de Clémentine Maubon.
Sur Abdomen
Soit deux corps : l’un est plus dégingandé, l’autre plus élastique. Tous deux, oscillant entre sérieux et burlesque, sont musculeux à l’endroit qui trahit leur intérêt : l’abdomen.
En une trentaine de minutes (puisqu’il s’agit d’un extrait), plusieurs tempos chorégraphiques, la plupart en duo, entremêlent les styles et les énergies - tant que l’abdomen reste au centre de l’exploration corporelle. D’abord, il faut l’échauffer, presque l’épuiser, avant de faire place à quelques gainages hiératiques. Mais s’il est d’abord l’esclave du corps - un muscle rentable voire divertissant -, la danse devient de plus en plus intime, et les abdomens contractés de Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre commencent à s’attirer l’un l’autre, ils se contorsionnent, bientôt ils se frappent, se claquent même.
Finalement, Abdomen est un sémillant trajet vers l’autonomie : la partie se libère peu à peu du tout, elle s’émancipe dans une danse de plus en plus locale et minimale, recentrant l’attention autour d’un seul morceau de corps... Et l’altérité est une acceptation, elle calme le chaos extérieur qui avait d’abord agité les deux corps. Par ce biais, le spectacle libère surtout l’abdomen de ce qu’on attend de lui - être une discrète partie du tout certes, et encore plus, un objet de désir (musclé, utile) - pour lui conférer des caractéristiques plus inattendues : alors il mue en une chair parfois timide, rieuse ou séductive... Comment respire, ressent, pense un abdomen ? Qu’est-ce que deux ventres qui discutent ?
Et à mesure qu’il acquiert une nouvelle palette de comportements, empruntant à la psychologie du corps dont il s’extirpe, c’est tout l’imaginaire qui se fluidifie et s’enrichit dans une pluralité de devenirs : voilà un un abdomen-thorax, un abdomen-visage... Car la narration l’érige au statut de créature métamorphique, magnifiquement interprétée par les chorégraphes- danseurs Maubon et Lefèvre. À terme, elle permet même une heureuse réconciliation avec le tout, dans laquelle les corps, qui ont accepté leur altérité intrinsèque, sont enfin libérés des assignations qui les rongent : bref, ils sont libres.
I/O Gazette, Victor Inisan, 21/07/21
Note d’intention d’Abdomen
Il y a un an, durant nos trainings journaliers, nous avons commencé à inventer de nouveaux exercices d’abdominaux pour varier les plaisirs, s’entraîner, s’amuser. Jour après jour, nous avons développé cet éloge abdominal. Par la suite, nous avons spontanément élargi le sujet et nous nous sommes infiltrés sous la couche superficielle, dans les profondeurs de l’abdomen pour tirer les boyaux de cette idée saugrenue et en faire un spectacle.
Les abdominaux comme moteur, comme parti pris pour parler du ventre, de ce qu’il y dedans, de ce qui en naît, de ce qu’on y cache, de l’être humain, seul, face à l’autre et soi-même, en paix et en lutte, en équilibre et sous tension. La tension qui est à la fois une force qui agit de manière à écarter, à séparer les parties constitutives d’un corps, et l’état d’une substance souple ou élastique tendue.
Cette tension semble être un élément central du projet, tension musculaire, amoureuse, social, sexuelle, dramaturgique, sonore...
De l’extérieur vers l’intérieur, du superficiel au profond, ce que l’on montre et exprime et ce que l’on protège et cache. Des allers-retours entre ces strates. Comme un vecteur de recherche et d’écriture du mouvement.
Développer une danse parfois très écrite, musculaire et formelle, parfois plus profonde, instinctive et animale voir intestinctive et viscérale.
La contraction abdominale comme une constante, une respiration, un battement de cœur. « Mettre l’importance ailleurs. Créer une diversion pour lâcher le cerveau... ». Un autre point de vue. A quoi ressemble la vie, l’amour, l’humour quand le corps ne cesse de se fléchir, de s’infléchir. C’est un mouvement qui jamais ne s’arrête et ne relâche vraiment, qu’il soit esthétique et sensuel ou brut et grimaçant, sous tous les angles et dans tous les sens.