MARTA GÓRNICKA
REQUIEMACHINE
Théâtre musical jeudi 20 novembre 20h30 / Théâtre Saragosse
50 min / TARIF B

En polonais surtitré

Le troisième spectacle de Marta Górnicka poursuit sa volonté de créer un choeur tragique contemporain qui aborde la condition humaine, constamment soumise aux normes culturelles, sociales, économiques et religieuses.

La voix du choeur de Requiemachine vise la réalité du système économique du libre-échange. Elle devient celle d’une société prise en étau entre la crainte du chômage et l’exigence de travailler au-delà de ses forces. Un choeur de performeurs se forme sur la scène du théâtre pour interpréter un requiem extatique contre ce système. Le livret est composé de textes des années 30 du poète Władysław Broniewski, d’extraits de discours, de lettres, de comptines d’enfant que le choeur confronte avec des théories philosophiques, ou encore le langage publicitaire. Prises dans les engrenages de la machine du choeur tournant à plein régime, la langue et la voix entrent en collision. La marche impériale de Star Wars se mêle au son d’une machine futuriste, au bruit de l’ordinateur, au chant réaliste-socialiste, au heavy metal. Sans concession, Marta Górnicka fait ressortir le totalitarisme des stratégies contemporaines de surveillance et de discipline.

Marta Górnicka, née en Pologne, est chanteuse et metteuse en scène, diplômée de l’Académie de théâtre et du Conservatoire de musique Frédéric Chopin de Varsovie.

LIVRET D’APRÈS LES TEXTES DE WŁADYSŁAW BRONIEWSKI
CONCEPTION, LIVRET, MISE EN SCÈNE MARTA GÓRNICKA
PARTITION ET CHORÉGRAPHIE ANNA GODOWSKA
CONSEILLÈRE LITTÉRAIRE AGATA ADAMIECKA
SCÉNOGRAPHIE ROBERT RUMAS
COSTUMES AREK ŚLESIŃSKI
RÉGIE GÉNÉRALE MAREK SUSDORF
ADMINISTRATION DE LA PRODUCTION IZABELA ŻEREK
AVEC ANTONI BEKSIAK, JUSTYNA CHABEREK, BARTOSZ DERMONT, MACIEJ DUŻYŃSKI, MICHAŁ GŁOWACKI, BARTOSZ GRĘDYSA, PAWEŁ GÓRALSKI, ANNA JAGŁOWSKA, BORYS JAŹNICKI, KATARZYNA JAŹNICKA, EWA KONSTANCIAK, ADAM KONOWALSKI, WIESŁAW KOWALSKI, ZBIGNIEW KOWALSKI, GRZEGORZ KURASZKIEWICZ, PIOTR ANTONI KURJATA, JANUSZ LEŚNIEWSKI, MACIEJ ŁAGODZIŃSKI, KAMILA MICHALSKA, GRZEGORZ MILCZARCZYK, JAKUB MRÓZ, KAMIL PECKA, MAGDA ROMA PRZYBYLSKA, ANNA RĄCZKOWSKA, DOMINIKA STEFAŃSKA, KAJA STĘPKOWSKA, DAWID WAWRYKA, ANNA WODZYŃSKA, MAGDALENA WOŹNIAK, ŁUKASZ WÓJCICKI, MARCIN ZARZECZNY
CRÉDIT PHOTO MARTA ANKIERSZTEJN

Le troisième spectacle de Marta Górnicka poursuit sa volonté de créer un choeur tragique contemporain qui aborde la condition humaine, constamment soumise aux normes culturelles, sociales, économiques et religieuses.

La voix du choeur de Requiemachine vise la réalité du système économique du libre-échange. Elle devient celle d’une société prise en étau entre la crainte du chômage et l’exigence de travailler au-delà de ses forces. Un choeur de performeurs se forme sur la scène du théâtre pour interpréter un requiem extatique contre ce système. Le livret est composé de textes des années 30 du poète Władysław Broniewski, d’extraits de discours, de lettres, de comptines d’enfant que le choeur confronte avec des théories philosophiques, ou encore le langage publicitaire. Prises dans les engrenages de la machine du choeur tournant à plein régime, la langue et la voix entrent en collision. La marche impériale de Star Wars se mêle au son d’une machine futuriste, au bruit de l’ordinateur, au chant réaliste-socialiste, au heavy metal. Sans concession, Marta Górnicka fait ressortir le totalitarisme des stratégies contemporaines de surveillance et de discipline.

Marta Górnicka, née en Pologne, est chanteuse et metteuse en scène, diplômée de l’Académie de théâtre et du Conservatoire de musique Frédéric Chopin de Varsovie.

DISTRIBUTION

LIVRET D’APRÈS LES TEXTES DE WŁADYSŁAW BRONIEWSKI
CONCEPTION, LIVRET, MISE EN SCÈNE MARTA GÓRNICKA
PARTITION ET CHORÉGRAPHIE ANNA GODOWSKA
CONSEILLÈRE LITTÉRAIRE AGATA ADAMIECKA
SCÉNOGRAPHIE ROBERT RUMAS
COSTUMES AREK ŚLESIŃSKI
RÉGIE GÉNÉRALE MAREK SUSDORF
ADMINISTRATION DE LA PRODUCTION IZABELA ŻEREK
AVEC ANTONI BEKSIAK, JUSTYNA CHABEREK, BARTOSZ DERMONT, MACIEJ DUŻYŃSKI, MICHAŁ GŁOWACKI, BARTOSZ GRĘDYSA, PAWEŁ GÓRALSKI, ANNA JAGŁOWSKA, BORYS JAŹNICKI, KATARZYNA JAŹNICKA, EWA KONSTANCIAK, ADAM KONOWALSKI, WIESŁAW KOWALSKI, ZBIGNIEW KOWALSKI, GRZEGORZ KURASZKIEWICZ, PIOTR ANTONI KURJATA, JANUSZ LEŚNIEWSKI, MACIEJ ŁAGODZIŃSKI, KAMILA MICHALSKA, GRZEGORZ MILCZARCZYK, JAKUB MRÓZ, KAMIL PECKA, MAGDA ROMA PRZYBYLSKA, ANNA RĄCZKOWSKA, DOMINIKA STEFAŃSKA, KAJA STĘPKOWSKA, DAWID WAWRYKA, ANNA WODZYŃSKA, MAGDALENA WOŹNIAK, ŁUKASZ WÓJCICKI, MARCIN ZARZECZNY
CRÉDIT PHOTO MARTA ANKIERSZTEJN

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BIOGRAPHIE

Metteure en scène et chanteuse, Marta Górnicka est diplômée de l’Académie de théâtre de Varsovie (section mise en scène) et du Conservatoire Frédéric Chopin. En 2009, en collaboration avec l’Institut théâtral Zbigniev Raszevski, elle rassemble autour d’elle un collectif de femmes avec lequel elle développe une recherche théâtrale et musicale dont la dimension politique est clairement affirmée.
La première création de ce choeur tragique contemporain This is the chorus speaking est présentée en 2010 à l’Institut Théâtral de Varsovie et la deuxième, Magnificat, un an plus tard ; ces spectacles sont programmés dans de nombreux festivals en Allemagne, France (festival Premières de Strasbourg en 2012), Inde, Suisse, Irlande, République Tchèque, Bosnie Herzégovine, Belgique et au Japon.
En 2012, Magnificat gagne les prix du Jury du festival Kontrapunkt (Petites formes théâtrales)-Pologne, du festival M-Theatre (festival de jeunes metteurs en scène) à Koszalin-Pologne, ainsi que trois prix au Festival Mess de Sarajevo (théâtre alternatif)-Serbie.
En 2012, Marta Górnicka reçoit également le premier prix de mise en scène pour Magnificat au festival FastForward European de Brunswick (jeunes metteurs en scène)-Pologne.
Requiemachine est créé en mars 2013 à l’Institut théâtral Zbigniev Raszevski et programmé en mai 2013 au festival Horizon, à la Filature de Mulhouse. Marta Górnicka a collaboré avec Robert Wilson, Redbad Klinstra et Swietlana Butskaja sur des productions de théâtre choral, enregistré un CD de chansons de Astor Piazzola pour la radio polonaise et donné des ateliers de théâtre à Salzburg, Rome, Tokyo, et Londres.


NOTES

Note de Marta Górnicka
Requiemaszyna / Requiemachine traite de la relation entre la langue et le pouvoir. Le point de départ du travail sur ce spectacle a été la langue des poèmes de Broniewski, une langue proche d’une rythmique-robotique, et l’histoire bouleversante de sa vie. Son propos poétique s’est confondu dans ma tête avec la campagne publicitaire de Benetton :" Soit le demandeur d’emploi de l’année", avec la marche impériale de Star Wars, et avec le son de la voix du poète enrayé par son cancer du larynx. Je tenais à faire ressortir le totalitarisme des stratégies contemporaines mises en place dans les domaines de la surveillance et de la discipline : les mécanismes qui font changer des habitants du paradis néolibéral en une armée d’ouvriers/ robots.
Requiemachine est un essai sur la langue et la mort. Sur la relation entre la langue et le pouvoir, sur la machine de l’histoire. Mais avant tout, j’ai voulu parler du totalitarisme du travail et de l’homme ordinaire pris dans les engrenages de la production et de la consommation quotidienne. La langue robotique et rythmique de la poésie de Broniewski, sa biographie bouleversante de poète, furent le prétexte à ce spectacle ; cette langue, je l’ai mixée dans ma tête avec la campagne publicitaire de Benetton, avec les textes de philosophes, avec la marche de Star Wars, et avec le râle d’un larynx malade.
Requiemachine est le chant robotique d’un système dans lequel « chacun veut être apprécié dans lequel chacun a son prix ». Un tel chant n’a pu exister que dans un théâtre total, sous la forme musicale paradoxale de post-opéra où s’emboîtent les engrenages des machines de l’histoire, de la langue et du travail, tournant à toute vitesse dans les directions différentes. C’est la voix du choeur-machine, plus muette encore que d’habitude, qui, avec une plus grande détermination que d’habitude, lutte pour le droit à la parole.


PRESSE

Requiemachine, un manifeste choral de Marta Gornicka.
Après Magnificat, joué l’an dernier au Théâtre, la salle à l’italienne d’Arras vibrera à nouveau des voix de la chorale de Marta Gornicka qui s’attaque cette fois aux travers du "capitalistiquement correct", jeudi 24 octobre, à 20 h. Dix-huit hommes et huit femmes composent ce choeur polonais très spécial. L’an dernier, Marta Gornicka avait dirigé le choeur depuis le premier balcon, au beau milieu du public. Cette fois, ce beau travail choral sera un geste artistique et politique fort. "Nous sommes les ouvriers de la parole. Nous devons exprimer ce que d’autres ne sont pas en mesure d’exprimer. " A priori, on croirait un manifeste du Salon littéraire du premier mai, mais il s’agit bien de paroles que les spectateurs entendront, mais d’une autre oreille. La voix du choeur vise la réalité du système économique du libre-échange. "Il devient le corps, la voix de la société prise en étau entre la terreur du chômage et l’exigence de travailler au-delà de ses forces."
Un choeur de performeurs prend forme sur la scène du théâtre pour interpréter un requiem extatique contre ce système, signe du pouvoir de la technologie sur la liberté personnelle. Le monde n’est pas parfait alors comprenons bien qu’il s’agit bien plus, là, de condition humaine que d’une ode à la Confédération générale des travailleurs. Le livret du spectacle est composé des poèmes de Wladyslaw Broniewski, des extraits de discours, de lettres, de comptines d’enfant que le choeur confronte avec des théories philosophiques, le langage publicitaire, et la musique heavy metal. Une vraie réflexion sociétale, mais aussi un voyage dans une certaine tragédie poétique contemporaine. La Voix du Nord, le 20 octobre 2013.


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