Trisha Brown Dance Company
ROGUES
SON OF GONE FISHIN’
PRESENT TENSE
Danse Mercredi 15 avril 20h30 / Zénith de Pau
1h30 avec entracte / TARIF A

En partenariat avec le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées.

Créée en 1970, la Trisha Brown Dance Company fait étape à Pau au cours de sa dernière année de tournée internationale. Figure centrale de la danse postmoderne américaine, Trisha Brown a contribué à révolutionner la danse par une déconstruction minutieuse de ses codes : travail in situ, usage de la vidéo, du discours, construction d’une gestuelle épurée. Réinventant le mouvement libre, elle a également collaboré avec de grands plasticiens tel que Robert Rauschenberg. Cette soirée se décline en trois pièces emblématiques de cette grande artiste.

Tout en naturel et en simplicité, le duo masculin Rogues (2011) célèbre la vie dans sa spontanéité : ruptures, changements de direction, soudaines rotations rythment un jeu chorégraphique à deux.La structure de Son of gone fishin’ (1981) est conçue surle modèle des ramifications d’un arbre. Un groupe de six danseurs y évolue dans une fluidité étonnante, reprenant en les inversant et en les recroisant les mouvements d’une phrase initiale. Dans cette pièce magistrale, la composition de Trisha Brown démontre toute sa complexité. Present Tense (2003) est une pièce élégante et légère qui engage sept interprètes dans une action collaborative faite de soutiens, de portés, de multiples combinaisons qui prolongent le mouvement et entraîne le spectateur de surprise en surprise.

Trisha Brown Née en 1936 à Aberdeen (États-Unis), figure majeure de la danse américaine et principale inspiratrice de la Postmodern dance, Trisha Brown s’est révélée au public dans les années 60 au Judson Dance Theater de New York, collectif privilégiant l’improvisation.

PRESENT TENSE (2003) DURÉE 20 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE JOHN CAGE
LUMIÈRES JENNIFER TIPTON D’APRÈS UNE SCÉNOGRAPHIE ORIGINALE DE DONALD JUDD
VISUEL ELIZABETH MURRAY
COSTUMES ELIZABETH MURRAY
ORIGINAL COSTUMES REIMAGINED BY ELIZABETH CANNON
DISTRIBUTION À LA CRÉATION BRANDI NORTON, SANDRA GRINBERG, STACY MATTHEW SPENCE, TODD STONE, KATRINA THOMPSON

SON OF GONE FISHIN’ (1981) DURÉE 25 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE ORIGINALE ROBERT ASHLEY, ATALANTA
COSTUMES JUDITH SHEA
RECRÉATION LUMIÈRES JOHN TORRES
CRÉATION AU BAM OPERA HOUSE, BROOKLYN ACADEMY OF MUSIC, BROOKLYN, NEW YORK, LE 16 OCTOBRE 1981
DISTRIBUTION ORIGINELLE EVA KARCZAG, LISA KRAUS, DIANE MADDEN, STEPHEN PETRONIO, VICKY SHICK, ET RANDY WARSHAW
SIX DANSEURS

ROGUES (2011) DURÉE 8 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE ORIGINALE ALVIN CURRAN, TOSS AND FIND (EXTRAIT)
COSTUMES KAYE VOYCE
LUMIÈRES JOHN TORRES
CRÉATION À NEW YORK CITY CENTER, FALL FOR DANCE FESTIVAL, LE 27 OCTOBRE 2011
DISTRIBUTION ORIGINELLE NEAL BEASLEY ET LEE SERLE
DEUX DANSEURS

CRÉDIT PHOTO JACK MITCHELL - LOIS GREENFIELD - NATHANIEL TILESTON - JACK MITCHELL

Créée en 1970, la Trisha Brown Dance Company fait étape à Pau au cours de sa dernière année de tournée internationale. Figure centrale de la danse postmoderne américaine, Trisha Brown a contribué à révolutionner la danse par une déconstruction minutieuse de ses codes : travail in situ, usage de la vidéo, du discours, construction d’une gestuelle épurée. Réinventant le mouvement libre, elle a également collaboré avec de grands plasticiens tel que Robert Rauschenberg. Cette soirée se décline en trois pièces emblématiques de cette grande artiste.

Tout en naturel et en simplicité, le duo masculin Rogues (2011) célèbre la vie dans sa spontanéité : ruptures, changements de direction, soudaines rotations rythment un jeu chorégraphique à deux.La structure de Son of gone fishin’ (1981) est conçue surle modèle des ramifications d’un arbre. Un groupe de six danseurs y évolue dans une fluidité étonnante, reprenant en les inversant et en les recroisant les mouvements d’une phrase initiale. Dans cette pièce magistrale, la composition de Trisha Brown démontre toute sa complexité. Present Tense (2003) est une pièce élégante et légère qui engage sept interprètes dans une action collaborative faite de soutiens, de portés, de multiples combinaisons qui prolongent le mouvement et entraîne le spectateur de surprise en surprise.

Trisha Brown Née en 1936 à Aberdeen (États-Unis), figure majeure de la danse américaine et principale inspiratrice de la Postmodern dance, Trisha Brown s’est révélée au public dans les années 60 au Judson Dance Theater de New York, collectif privilégiant l’improvisation.

DISTRIBUTION

PRESENT TENSE (2003) DURÉE 20 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE JOHN CAGE
LUMIÈRES JENNIFER TIPTON D’APRÈS UNE SCÉNOGRAPHIE ORIGINALE DE DONALD JUDD
VISUEL ELIZABETH MURRAY
COSTUMES ELIZABETH MURRAY
ORIGINAL COSTUMES REIMAGINED BY ELIZABETH CANNON
DISTRIBUTION À LA CRÉATION BRANDI NORTON, SANDRA GRINBERG, STACY MATTHEW SPENCE, TODD STONE, KATRINA THOMPSON

SON OF GONE FISHIN’ (1981) DURÉE 25 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE ORIGINALE ROBERT ASHLEY, ATALANTA
COSTUMES JUDITH SHEA
RECRÉATION LUMIÈRES JOHN TORRES
CRÉATION AU BAM OPERA HOUSE, BROOKLYN ACADEMY OF MUSIC, BROOKLYN, NEW YORK, LE 16 OCTOBRE 1981
DISTRIBUTION ORIGINELLE EVA KARCZAG, LISA KRAUS, DIANE MADDEN, STEPHEN PETRONIO, VICKY SHICK, ET RANDY WARSHAW
SIX DANSEURS

ROGUES (2011) DURÉE 8 MINUTES
CHORÉGRAPHIE TRISHA BROWN
MUSIQUE ORIGINALE ALVIN CURRAN, TOSS AND FIND (EXTRAIT)
COSTUMES KAYE VOYCE
LUMIÈRES JOHN TORRES
CRÉATION À NEW YORK CITY CENTER, FALL FOR DANCE FESTIVAL, LE 27 OCTOBRE 2011
DISTRIBUTION ORIGINELLE NEAL BEASLEY ET LEE SERLE
DEUX DANSEURS

CRÉDIT PHOTO JACK MITCHELL - LOIS GREENFIELD - NATHANIEL TILESTON - JACK MITCHELL

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

Née en 1936 à Aberdeen (États-Unis), figure majeure de la danse américaine et principale inspiratrice de la Postmodern dance, Trisha Brown s’est révélée au public dans les années 60 au Judson Dance Theater de New York, collectif privilégiant l’improvisation. Depuis les années 60, l’artiste new-yorkaise a été la femme de l’invention perpétuelle et de toutes les remises en cause ; expérimentatrice radicale aussi bien que brillante collaboratrice de pièces d’opéra. Si Trisha Brown incarne le formalisme abstrait américain, elle le fait avec une écoute très fine de l’intelligence sensible de corps toujours traversés de perception. Ses principes fulgurants y gagnent un souffle de vie grisant.
En compagnie d’artistes avec lesquels elle partage une communauté d’esprit (Yvonne Rainer, Steve Paxton), Trisha Brown repousse les limites du mouvement et transforme la danse moderne d’une manière définitive en rendant au geste son naturel. En fondant la Trisha Brown Dance Company en 1970, elle s’écarte des conventions scéniques (lumière, costumes et décors) en créant des pièces, les Early Works, spécialement conçues pour les toits et façades du quartier de Soho, pour les parcs ou pour la nature.
Trisha Brown redéfinit le mouvement en travaillant à plusieurs pièces formant un cycle. Elle commence celui des Accumulations en 1971. Glacial Decoy (1979) est la première des pièces conçues pour l’espace théâtral traditionnel. À partir de cette date, Trisha Brown multiplie les collaborations avec des musiciens, comme Laurie Anderson (Set and Reset, 1983) ou Peter Zummo (Lateral Pass, 1985), et des plasticiens tels que Rauschenberg (Glacial Decoy, Set and Reset, Astral Convertible, 1989) ou Donald Judd (Son of Gone Fishin’, 1981).
En 1987, Newark débute le cycle des pièces héroïques (Valiant Pieces), dans lesquelles Trisha Brown pousse les limites physiques de ses danseurs jusqu’à la virtuosité. En 1994, Trisha Brown crée If You Couldn’t See Me. Ce solo, qui repose sur l’expressivité du dos et des membres, sera suivi d’une version duo avec Mikhaïl Baryshnikov : You Could See Us (1996).
En 1998, Trisha Brown entame un cycle de mises en scène d’opéra avec Orfeo de Monteverdi. Elle passe du répertoire contemporain (Salvatore Sciarrino pour Da Gelo a Gelo, 2006, et Luci Mie Traditrici, 2001), au romantisme de Schubert (Winterreise) et à la musique baroque. Le principe de plaisir guide cette redécouverte musicale et, à l’opéra, l’abstraction du style brownien affronte les questions de la narration et de l’expressivité du mouvement. Dans It’s a Draw en 2002, Trisha Brown mêle ses oeuvres plastiques et picturales à une performance au cours de laquelle le mouvement produit une trace graphique. Pour elle, le dessin est un médium important, tout comme l’invention de dispositifs, objets et structures à trois dimensions, à la fois solides et fluides, qui sont autant de figures imposées qui permettent d’éprouver la danse. Les pièces les plus récentes de Trisha Brown poursuivent leur quête de nouveaux territoires : Present Tense (2003), sur une musique de John Cage, O zlozony O composite (2004) pour trois danseurs étoiles de l’Opéra de Paris, How long does the subject linger on the edge of the volume (2005), Rogues (2011)...


NOTES

Note de Trisha Brown sur Son of gone fishin’
« (…) J’ai atteint le sommet de la complexité dans cette oeuvre. L’infrastructure de la pièce a pour métaphore les ramifications du centre d’un tronc d’un arbre. ABC fait face à CBA. Des formes complexes, des groupes de six danseurs évoluent d’abord dans un sens puis reprennent la phrase chorégraphique en l’inversant. Bob Ashley nous confia une petite bibliothèque de différentes cassettes à emporter en tournée. Les danseurs devaient choisir au hasard sur quelle musique ils danseraient chaque fois. Comme si nous avions un orchestre ambulant. »


ENTRETIEN

Conversation avec Trisha Brown, Carolyn Lucas, Lee Serle et Neal Beasley à propos de Rogues
Trisha Brown a démarré le processus en explorant des idées de sculptures, de calligraphie, de noeuds. Les danseurs travaillaient en manipulant une personne passive, lui faisant faire un noeud et bougeant la sculpture obtenue pour l’amener à une autre place. Exploitant des éléments de ces improvisations, les danseurs ont commencé à construire des phrases qui jouaient avec l’idée d’espaces imaginaires, autorisant le rôle de partenaire actif et passif à être partagé, à circuler entre les danseurs. De là se développa un intérêt pour l’interruption : la manière dont le choix d’un danseur interrompait l’intention cinétique d’un autre danseur, tout à fait comme le corps de Brown lui-même était rempli de redirections cinétiques. Cela devint un système primordial pour construire le matériau phrastique. _ L’idée d’interruption transposée dans une structure formelle en mettant l’accent sur le concept d’aberration. Un danseur déviait subitement de la trajectoire de sa phrase créant une nouvelle complexité rythmique qui construisait simultanément à la fois la phrase et la forme. Poussées plus avant, ces explorations révélèrent un intérêt dans l’expansion et la contraction aussi bien dans la dimension de la danse que dans celle de l’espace entre les corps.


ZOOM SUR

Trisha Brown Dance Company
La compagnie Trisha Brown effectue les dernières tournées de son grand répertoire, inaugurant à partir de 2015 un nouveau mode de diffusion des oeuvres chorégraphiques. Avec elle, une page scintillante du Xxe siècle chorégraphique est en train de se refermer.
La TBDC a présenté le travail de sa légendaire directrice artistique depuis plus de 40 ans. Fondée en 1970, alors que Trisha Brown se distinguait de l’expérimentation de la Judson Dance Theater pour travailler avec son propre groupe de danseurs, Trisha Brown Dance Company présenta ses premières performances dans des lieux alternatifs de Soho, à Manhattan. Aujourd’hui, la Compagnie est régulièrement présente sur les planches des grandes maison d’opéra de New York, Paris, Londres et de nombreux autres grands théâtres dans le monde. Le répertoire s’est accru, depuis les solos et petites pièces de groupe, pour inclure des pièces majeures, fruits de la collaboration entre Trisha Brown et des artistes visuels de renom. Brown s’est entourée de collaborateurs qui sont eux-mêmes les chefs de file de la musique, du théâtre et des arts visuels, tels que les plasticiens Robert Rauschenberg, Donald Judd, et Elizabeth Murray, et les musiciens Laurie Anderson, John Cage et Alvin Curran, pour n’en citer que quelques-uns. Lorsque Brown s’est retirée de la tête de la compagnie l’année dernière, la chorégraphe âgée de 76 ans a nommé des membres de longue date de la compagnie, Diane Madden et Carolyn Lucas, directrices artistiques associées avec pour mandat de développer, d’approfondir et d’accroître les actions pédagogiques de la compagnie ; de présenter ses chorégraphies dans une diversité de lieux, dans les théâtres et hors les murs, sur scène et hors de scène ; et de traiter les archives de la compagnie comme une matière vivante servant la meilleure compréhension de son oeuvre, en particulier, et de la danse en général.


Conférence Le parcours de Trisha Brown / Denise Luccioni
Mardi 14 avril 18h00 / Médiathèque André Labarrère

Denise Luccioni témoigne, écrit, traduit, filme... Elle a d’abord produit, programmé, diffusé, assisté des artistes américains précurseurs (Merce Cunningham, Steve Paxton, Richard Foreman…), puis de jeunes Français innovateurs (Grand Magasin, Philippe Quesne…).

Denise Luccioni retrace pour nous, en paroles et en images, le parcours de Trisha Brown surgi dans le bouillonnement artistique de New York au début des années 1960, avant d’influencer la danse contemporaine à travers le monde.

Entrée libre.

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DANSE / PAU
T 05 59 84 11 93