GUY CASSIERS
ROUGE DÉCANTÉ
Théâtre MARDI 18 & MERCREDI 19 OCTOBRE 20H30 / Espace James Chambaud - Lons
1H40 / TARIF B

Guy Cassiers compte parmi les plus grands créateurs de la scène théâtrale contemporaine. Son langage singulier fait s’unir la technologie visuelle à une authentique passion pour la littérature. À l’image de ceux de Raven Ruëll (Mission), nombre de ses projets témoignent de son intérêt pour l’histoire politique européenne. Avec Rouge décanté, il a mis en scène l’un des requiem les plus poignants de la littérature néerlandaise qui, en raison de son succès international, reste au répertoire de la compagnie pour la douzième année. Jeroen Brouwers a écrit le texte en 1981, dans les semaines qui ont suivi le décès de sa mère. Interné en 1943, à l’âge de trois ans ainsi que sa soeur, sa mère et sa grand-mère dans le camp pour femmes de Tjideng, dans l’actuelle Jakarta, l’auteur relate les conséquences de son internement sur ses rapports avec sa mère et avec les femmes. Rouge décanté est une prière, un poème funéraire, une lettre d’adieu, un hymne, un anathème, un cri de désespoir… Dirk Roofthooft porte le texte avec une subtilité phénoménale. L’utilisation de la vidéo permet à toute la scène de devenir comme un prolongement de son intériorité. Sa présence profondément ancrée, calme et captivante, laisse affleurer chaque infime soupir, chaque inflexion de voix, que la qualité sonore du spectacle rend perceptible.

D’APRÈS LE ROMAN DE JEROEN BROUWERS / ADAPTATION GUY CASSIERS, CORIEN BAART, DIRK ROOFTHOOFT / MISE EN SCÈNE GUY CASSIERS / AVEC DIRK ROOFTHOOFT / DRAMATURGIE CORIEN BAART ERWIN JANS / DÉCOR, VIDÉO ET LUMIÈRES PETER MISSOTTEN | DE FILMFABRIEK / RÉALISATION VIDÉO ARJEN KLERKX / DÉCOR SONORE DIEDERIK DE COCK / COSTUMES KATELIJNE DAMEN / ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE HANNEKE WOLTHOF / ACCESSOIRES MYRIAM VAN GUCHT /CONSEILLÈRE À LA LANGUE FRANÇAISE CORALINE LAMAISON / TRADUIT DU NÉERLANDAIS PAR PATRICK GRILLI / PRODUCTION TONEELHUIS RO THEATER (NL) / crédit photos Pan Sok

Guy Cassiers compte parmi les plus grands créateurs de la scène théâtrale contemporaine. Son langage singulier fait s’unir la technologie visuelle à une authentique passion pour la littérature. À l’image de ceux de Raven Ruëll (Mission), nombre de ses projets témoignent de son intérêt pour l’histoire politique européenne. Avec Rouge décanté, il a mis en scène l’un des requiem les plus poignants de la littérature néerlandaise qui, en raison de son succès international, reste au répertoire de la compagnie pour la douzième année. Jeroen Brouwers a écrit le texte en 1981, dans les semaines qui ont suivi le décès de sa mère. Interné en 1943, à l’âge de trois ans ainsi que sa soeur, sa mère et sa grand-mère dans le camp pour femmes de Tjideng, dans l’actuelle Jakarta, l’auteur relate les conséquences de son internement sur ses rapports avec sa mère et avec les femmes. Rouge décanté est une prière, un poème funéraire, une lettre d’adieu, un hymne, un anathème, un cri de désespoir… Dirk Roofthooft porte le texte avec une subtilité phénoménale. L’utilisation de la vidéo permet à toute la scène de devenir comme un prolongement de son intériorité. Sa présence profondément ancrée, calme et captivante, laisse affleurer chaque infime soupir, chaque inflexion de voix, que la qualité sonore du spectacle rend perceptible.

DISTRIBUTION

D’APRÈS LE ROMAN DE JEROEN BROUWERS / ADAPTATION GUY CASSIERS, CORIEN BAART, DIRK ROOFTHOOFT / MISE EN SCÈNE GUY CASSIERS / AVEC DIRK ROOFTHOOFT / DRAMATURGIE CORIEN BAART ERWIN JANS / DÉCOR, VIDÉO ET LUMIÈRES PETER MISSOTTEN | DE FILMFABRIEK / RÉALISATION VIDÉO ARJEN KLERKX / DÉCOR SONORE DIEDERIK DE COCK / COSTUMES KATELIJNE DAMEN / ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE HANNEKE WOLTHOF / ACCESSOIRES MYRIAM VAN GUCHT /CONSEILLÈRE À LA LANGUE FRANÇAISE CORALINE LAMAISON / TRADUIT DU NÉERLANDAIS PAR PATRICK GRILLI / PRODUCTION TONEELHUIS RO THEATER (NL) / crédit photos Pan Sok

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NOTES

« Dans Rouge décanté, je modèle le monde intérieur d’un écrivain tourmenté, traumatisé par son expérience dans un camp d’internement japonais où, enfant, il a été emprisonné avec sa mère. J’examine la manière dont un univers obstiné et extrêmement personnel naît de cette expérience. L’écrivain fait ses adieux à sa mère mais l’histoire pourrait également être vue comme sa façon de régler ses comptes avec elle ; néanmoins, cela est fait d’une manière profondément émouvante qui est aussi un hommage à celle-ci. Le roman tisse un réseau ingénieux où tout est relié à tout. Je n’ai pas l’intention de mettre en scène l’écrivain à sa table de travail. Nous sommes à la recherche d’une autre métaphore. Le décor consiste en une chambre obscure, baignant dans une lumière rouge, où sont projetées des images du passé. Les images émergent donc de l’obscurité, de la non-clarté. C’est une métaphore pour le travail de l’écrivain et de l’artiste en général. Dans le roman, l’homme se regarde et son reflet le regarde à son tour. Les cinq caméras observant l’homme de tous les points de vue illustrent théâtralement ce que les mots font dans le livre : le résultat de cette autoanalyse impitoyable est l’autoportrait d’une personne qui s’effondre. Le spectateur entre dans son monde intime grâce à des caméras équipées de téléobjectifs. Les techniques sonores permettent d’entendre même le plus léger murmure de l’acteur Dirk Roofthooft. La technologie me permet de créer une subtilité et une intimité plus grandes. » GUY CASSIERS


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