Paolo Cardona
Isabelle Hervouët
SWIFT !
Théâtre d’objet Mardi 20 janvier 19h et mercredi 21 janvier 15h / Maison de l’étudiant
45 min / TARIF AGORA

Spectacle présenté par l’Agora en partenariat avec Espaces Pluriels.
Tout public à partir de 3 ans
Scéance scolaire mardi 20/01 14h30

Skappa ! & associés est une compagnie de théâtre créée en 1998 par Isabelle Hervouët et Paolo Cardona. Ensemble, ils conçoivent des spectacles visuels tout public. Bâches, feuilles, crayons, feutres, pinceaux, peintures partagent ici la scène avec tablettes graphiques, photos et vidéos projetées. Swift ! se nourrit de l’oeuvre de Jonathan Swift et des aventures-mésaventures de Gulliver. La pièce est l’occasion d’une transposition, d’un voyage dans notre monde et dans nos villes, aujourd’hui. Le personnage qui évolue sur le plateau est confronté à la naissance rapide et surprenante d’un monde incompréhensible. Il doit faire face à des rencontres absurdes, fascinantes et monstrueuses. La ville qui se construit au moyen de silhouettes en bois découpé, de briques et de divers matériaux prend vie grâce à la projection vidéo : des habitants aux fenêtres des immeubles, des travailleurs dans les rues, des machines au travail. La ville de Swift ! offre le spectacle étonnant d’un monde à l’envers.

SKAPPA ! & ASSOCIÉS
MISE EN SCÈNE ISABELLE HERVOUËT
PORTEUR DU PROJET ET COMÉDIEN PAOLO CARDONA
MUSIQUE FABRIZIO CENCI
CRÉATION LUMIÈRE, CONCEPTION ET RÉALISATION DU DISPOSITIF NICOLAS LEBODIC
CRÉATION VIDÉO CHRISTOPHE LOISEAU
CRÉATEUR DE LOGICIEL BENOIT FINCKER
CRÉDIT PHOTO CHRISTOPHE LOISEAU

Skappa ! & associés est une compagnie de théâtre créée en 1998 par Isabelle Hervouët et Paolo Cardona. Ensemble, ils conçoivent des spectacles visuels tout public. Bâches, feuilles, crayons, feutres, pinceaux, peintures partagent ici la scène avec tablettes graphiques, photos et vidéos projetées. Swift ! se nourrit de l’oeuvre de Jonathan Swift et des aventures-mésaventures de Gulliver. La pièce est l’occasion d’une transposition, d’un voyage dans notre monde et dans nos villes, aujourd’hui. Le personnage qui évolue sur le plateau est confronté à la naissance rapide et surprenante d’un monde incompréhensible. Il doit faire face à des rencontres absurdes, fascinantes et monstrueuses. La ville qui se construit au moyen de silhouettes en bois découpé, de briques et de divers matériaux prend vie grâce à la projection vidéo : des habitants aux fenêtres des immeubles, des travailleurs dans les rues, des machines au travail. La ville de Swift ! offre le spectacle étonnant d’un monde à l’envers.

DISTRIBUTION

SKAPPA ! & ASSOCIÉS
MISE EN SCÈNE ISABELLE HERVOUËT
PORTEUR DU PROJET ET COMÉDIEN PAOLO CARDONA
MUSIQUE FABRIZIO CENCI
CRÉATION LUMIÈRE, CONCEPTION ET RÉALISATION DU DISPOSITIF NICOLAS LEBODIC
CRÉATION VIDÉO CHRISTOPHE LOISEAU
CRÉATEUR DE LOGICIEL BENOIT FINCKER
CRÉDIT PHOTO CHRISTOPHE LOISEAU

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

Paolo Cardona
Après des études classiques et un diplôme de scénographie obtenu à l’école Byron d’Emmanuele Luzzati et Gianni Polidori, il crée les décors pour quelques compagnies de théâtre et de danse avant de devenir manipulateur d’ombres puis comédien.
En 1997, il crée Skappa ! avec Isabelle Hervouët et s’installe à La Friche La Belle de Mai sur une invitation de Philippe Foulquié. Au sein de Skappa ! il crée comme interprète, metteur en scène et scénographe de nombreux spectacles, joués en France et à l’étranger.
Dans le cadre de la collaboration avec la Scène nationale de Cavaillon, il a développé des projets participatifs autour de portraits scénographiés et de photographies d’événement éphémères à la manière du Land Art (Le Village, 2010 et 2011). Il a conduit un projet de déambulation théâtrale dans les rues de Cavaillon : Sérénades. Enfin, il développe un travail personnel de photographies prises au cours de ses pérégrinations urbaines.
Depuis quelques années, il collabore également aux projets d’autres compagnies en tant que scénographe ou regard extérieur : en France avec la Cie Médiane, Les Ariels (regard extérieur), au Danemark avec Catherine Poher au sein du Gruppe 38 ou encore en Allemagne avec l’Ensemble Materialtheater.

Isabelle Hervouët
Après trois années à l’École des Beaux-Arts d’Angers, elle entre à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézière (première promotion 1987/90). Depuis cette formation, elle a réalisé des stages avec le Théâtre du Mouvement (1991), Alain Gautré (le clown, en 1994 et 2006), Frédérique Faye (identité artistique : trouver sa voix en 2006, 2008 et 2010).
Après avoir travaillé avec la compagnie Théâtre Manarf, elle crée Skappa ! en 1997 avec Paolo Cardona. De 1994 à 2005, en relation avec le travail théâtral, elle a développé une recherche graphique et picturale qui s’est concrétisée par la création d’affiches de saison (Théâtre Athénor, Théâtre Massalia), et d’affiches de spectacle ainsi que par une installation/exposition autour des Ogranges.
Isabelle Hervouët s’est engagée dans la réflexion sur l’Art et la petite enfance, ainsi que dans l’accompagnement et la formation des personnels de crèche. Depuis 2005, elle a collaboré à l’écriture du journal l’Abstra !t, sur les relations entre Art et Petite Enfance. Elle intervient ainsi dans de nombreuses rencontres et temps de réflexion autour des problématiques de l’Art et la Petite Enfance (« Labo Passion Bébé » au Théâtre Lillico en 2010 ou encore « Et après on sera grand, Art, Culture et Petite Enfance », organisé par la Scène nationale de Cavaillon en 2011).
Début 2012, sein de Scènes d’Enfance et d’Ailleurs, elle a animé un atelier de réflexion « Des esthétiques Jeune Public ? Non ! Du spectacle vivant contemporain ? Oui », avec Geniève Lefaure, ancienne directrice de l’Espace 600, et Marie-Hélène Popelard, maître de conférence en philosophie et esthétique.


NOTES

Note de Paolo Cardona
Les voyages de Gulliver étaient un prétexte pour raconter le monde et l’Angleterre de l’époque de Jonathan Swift. S’inspirer de ce texte est pour nous l’occasion d’une transposition, un voyage dans notre monde et dans nos villes, aujourd’hui.
C’est aussi l’envie d’un retour aux sources. Celles des contes qui ont marqué notre enfance en laissant des images très nettes gravées dans nos mémoires. Mais aussi les sources de certaines racines « formelles », celles du théâtre de nos débuts, fait d’ombres et de lumières, un théâtre d’objet qui se joue et se manipule en même temps, où la technologie qui accompagne nos créations depuis plusieurs années et l’artisanat peuvent faire bon ménage. Le « mariage » entre l’ombre et la vidéo, entre une technique ancienne et une bien plus moderne, est la gageure de ce spectacle.
A l’époque de Jonathan Swift, on aurait pu raconter l’histoire de Gulliver dans un théâtre d’ombre. Aujourd’hui, nous avons envie, en poursuivant notre recherche autour des nouvelles technologies et de l’utilisation de la vidéo au théâtre, de mettre en miroir deux époques et deux moyens de raconter.
Le personnage qui évolue sur le plateau se retrouve confronté à la naissance d’un monde, rapide et surprenante. L’ombre de son corps est un terrain vierge qui va contenir la ville que lui-même se trouvera à habiter. Pour lui, tout est trop petit, ou trop grand, ou trop incompréhensible. Il risque le naufrage.
Un bateau qui voyage sur des rails posés sur le plateau, comme un travelling de cinéma, accompagne le comédien dans ses déplacements. Il porte dans sa soute les sources lumineuses qui projettent l’ombre du comédien et de son environnement sur trois écrans consécutifs. Ce sont la plume et l’encre de ce Gulliver d’aujourd’hui, ses outils de travail pour raconter ses aventures et mésaventures.
Trois vidéoprojecteurs grand angle envoient les images sur les écrans sans que leur faisceau ne touche le corps du comédien. Son ombre est ainsi dissociée des images projetées et peut évoluer à sa guise au milieu des photos et des films. L’acteur se trouve ainsi confronté à des ombres et des images disproportionnées, trop grandes ou trop petites, et doit faire face à des rencontres absurdes, fascinantes et monstrueuses.
Cette histoire nous remémore des images d’antan, d’un cinéma à ses débuts, lorsque le mot artisanat prend là tout son sens. Nous pensons à Georges Méliès et à son cinéma « fait maison », à la qualité de ses images, de ses « voyages à travers l’impossible », petits films enchanteurs, mystérieux, naïfs, à la beauté poétique antique et moderne à la fois.
Ce spectacle, comme tout geste artistique, n’est pas là pour donner des réponses, mais pour poser des questions et inviter à réflexion.
Que faisons- nous ici ? Comment vivons-nous ? Et avant nous, il y avait quoi ? Et qui Gulliver va-t-il rencontrer au cours de son voyage ? Des inconnus ou le reflet de lui-même ?


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