Valérie Mréjen
TROIS HOMMES VERTS
Théâtre visuel Samedi 31 janvier 14h30 & 18h30 / Théâtre Saragosse
50 min / TARIF C

Tout public à partir de 5 ans.

Valérie Mréjen plasticienne, vidéaste, auteur et metteur en scène, crée Trois hommes verts, à la fois spectacle et proposition plastique et sonore à partir d’une trame fantasque.

Un enfant endormi rêve que trois extra-terrestres voyagent à bord d’une soucoupe volante et débarquent sur terre. Émergeant de leur engin spatial, ils découvrent sur une étagère des objets de la vie quotidienne dont ils ne connaissent pas l’usage : des ustensiles, des outils, des aliments… Intéressés, ils cherchent à comprendre à quoi toutes ces choses peuvent servir. Au cours de leurs essais et manipulations, ils se mettent à produire des sons correspondant à des phénomènes bien connus des terriens : le feu, la pluie, le vent… Dans son sommeil, l’enfant intègre ces bruitages et son rêve animé se réalise sous nos yeux. Les martiens, naturellement télépathes, se rendent bientôt compte de leur pouvoir.
L’artiste et son équipe de comédiens ont travaillé avec le bruiteur de cinéma Xavier Drouault pour construire le spectacle. Plusieurs semaines d’essais et d’expérimentations basés sur les sons. Loin d’être muette, cette pièce fourmille de locutions extraterrestres bizarroïdes, sortes d’onomatopées mâtinées de français, d’anglais, de japonais ou d’allemand. Au-dessus du lit, des films d’animation illustrent le rêve de l’enfant.
Valérie Mréjen signe une création ludique et loufoque pleine de sons, de bruits et d’astuces.

Production red shoes|SOME SHOES
AVEC PASCAL CERVO, CAMILLE RUTHERFORD, GAËTAN VOURC’H ET NOÉLIE MARTIN
MISE EN SCÈNE VALÉRIE MRÉJEN
DÉCOR KIKO HERRERO ET CYRIL MOULINIÉ
LUMIÈRE ABIGAIL FOWLER, JESSY PIEDFORT
CRÉATION SONORE ADDITIONNELLE ET RÉGIE GÉNÉRALE SIMON MULLER
COSTUMES SOPHIE LIFSHITZ
ANIMATION VIDÉO THAÏS COUTINHO
BRUITEUR XAVIER DROUAULT
CRÉDIT PHOTO HERVÉ VÉRONÈSE, CENTRE POMPIDOU

Production executive GINGKO BILOBA
En coproduction avec le T2G - Théâtre de Gennevilliers ; centre dramatique national de création contemporaine, le CDN Orléans/Loiret/Centre ; les Spectacles Vivants - Centre Pompidou ; la Fondation Cartier ; le THEATRE DE LA COMMUNE, Centre dramatique national d’Aubervilliers ; Espaces Pluriels, scène conventionnée de Pau.
Avec la participation du CNC - DICRéAM, avec le soutien de la SPEDIDAM

Valérie Mréjen plasticienne, vidéaste, auteur et metteur en scène, crée Trois hommes verts, à la fois spectacle et proposition plastique et sonore à partir d’une trame fantasque.

Un enfant endormi rêve que trois extra-terrestres voyagent à bord d’une soucoupe volante et débarquent sur terre. Émergeant de leur engin spatial, ils découvrent sur une étagère des objets de la vie quotidienne dont ils ne connaissent pas l’usage : des ustensiles, des outils, des aliments… Intéressés, ils cherchent à comprendre à quoi toutes ces choses peuvent servir. Au cours de leurs essais et manipulations, ils se mettent à produire des sons correspondant à des phénomènes bien connus des terriens : le feu, la pluie, le vent… Dans son sommeil, l’enfant intègre ces bruitages et son rêve animé se réalise sous nos yeux. Les martiens, naturellement télépathes, se rendent bientôt compte de leur pouvoir.
L’artiste et son équipe de comédiens ont travaillé avec le bruiteur de cinéma Xavier Drouault pour construire le spectacle. Plusieurs semaines d’essais et d’expérimentations basés sur les sons. Loin d’être muette, cette pièce fourmille de locutions extraterrestres bizarroïdes, sortes d’onomatopées mâtinées de français, d’anglais, de japonais ou d’allemand. Au-dessus du lit, des films d’animation illustrent le rêve de l’enfant.
Valérie Mréjen signe une création ludique et loufoque pleine de sons, de bruits et d’astuces.

DISTRIBUTION

Production red shoes|SOME SHOES
AVEC PASCAL CERVO, CAMILLE RUTHERFORD, GAËTAN VOURC’H ET NOÉLIE MARTIN
MISE EN SCÈNE VALÉRIE MRÉJEN
DÉCOR KIKO HERRERO ET CYRIL MOULINIÉ
LUMIÈRE ABIGAIL FOWLER, JESSY PIEDFORT
CRÉATION SONORE ADDITIONNELLE ET RÉGIE GÉNÉRALE SIMON MULLER
COSTUMES SOPHIE LIFSHITZ
ANIMATION VIDÉO THAÏS COUTINHO
BRUITEUR XAVIER DROUAULT
CRÉDIT PHOTO HERVÉ VÉRONÈSE, CENTRE POMPIDOU

Production executive GINGKO BILOBA
En coproduction avec le T2G - Théâtre de Gennevilliers ; centre dramatique national de création contemporaine, le CDN Orléans/Loiret/Centre ; les Spectacles Vivants - Centre Pompidou ; la Fondation Cartier ; le THEATRE DE LA COMMUNE, Centre dramatique national d’Aubervilliers ; Espaces Pluriels, scène conventionnée de Pau.
Avec la participation du CNC - DICRéAM, avec le soutien de la SPEDIDAM

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BIOGRAPHIE

Auteure, vidéaste, plasticienne, Valérie Mréjen est artiste associée au Théâtre de Gennevilliers. Ses travaux ont fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger dont une rétrospective au Jeu de Paume. Elle a réalisé plusieurs courts-métrages, des documentaires et un premier long-métrage de fiction en collaboration avec Bertrand Schefer, En ville, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2011. Elle a également publié plusieurs récits, notamment Mon grand-père (1999), L’Agrume (2001), Eau sauvage (2004), aux éditions Allia, et Forêt noire (2012), aux éditions P.O.L.
Au Centre Pompidou, elle a proposé en 2012 « Portraits de Famille », une exposition-atelier pour la Galerie des enfants, où les enfants et leurs parents étaient invités à témoigner de leur propre apprentissage du langage.


NOTES

L’idée du spectacle est venue en pensant aux bruiteurs et à leur façon surprenante et inventive de reproduire des sons à l’aide d’objets qui n’ont souvent rien à voir avec les images défilant sur l’écran. J’ai eu envie de composer un univers qui prenne pour point de départ le cadre familier de la maison, le quotidien, un ensemble d’objets de tous les jours et d’ustensiles de cuisine, pour révéler, grâce à la curiosité des hommes verts, la face cachée de ces objets, leurs autres vies et fonctions possibles.
La situation est celle d’un enfant endormi dont nous allons bientôt voir les rêves prendre forme sur scène et sur l’écran. La pièce est également née d’une envie de dessiner et d’inventer des scènes, de fabriquer des visions oniriques d’après ce que peuvent évoquer les bruitages produits par ces objets. La réalisation de films d’animation sera une première fois dans mon parcours.
Le point de départ narratif s’inspire de manière lointaine du Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay. Les dessins seront très différents, graphiquement, de cet univers, mais le personnage de l’enfant à qui il arrive des aventures dans son sommeil est lui aussi confronté à d’étranges créatures et à des changements d’échelle.
L’idée est donc de faire coexister deux mondes : celui du quotidien, de l’univers familier des objets, et celui, parallèle, du rêve et des états altérés de la conscience, où l’imagination va bon train en intégrant parfois ces éléments à des situations surréalistes. Au bout d’un moment, les hommes verts se rendent compte que leurs gestes et les sons qu’ils produisent ont une incidence sur ce qu’il se passe à l’écran.
Les thèmes que l’on retrouve dans l’écriture de Trois hommes verts s’inscrivent dans la continuité de mes travaux précédents, notamment à travers la tentative de se réapproprier les clichés tout en les épinglant, d’opérer des déplacements dans la perception de la normalité, d’utiliser le double sens des mots, ici de la fonctionnalité des objets. La plupart de mes vidéos et récits s’inspirent souvent de situations dans lesquelles le langage s’avère inopérant ou limité, les formules toutes faites omniprésentes, et où les êtres échouent fatalement à communiquer.
Ici, il s’agira d’une langue opaque composée d’exclamations et de sifflements, de syllabes associées les unes aux autres sans qu’un contenu intelligible puisse s’en dégager, mais dont nous pourrons deviner le sens en fonction des intonations. La parole constituera là aussi le point de départ et la matière même du spectacle, comme si les objets se mettaient à s’exprimer et à produire des sons inattendus, tandis que les hommes verts deviseront dans leur sabir venu d’ailleurs. Enfin, le quotidien, l’étrangeté du quotidien : le catalogue de vente par correspondance n’est jamais loin, comme un inventaire exhaustif de la vie matérielle.
Trois hommes verts sera le mode d’emploi mimé par des martiens d’une série d’objets émancipés de leur condition habituelle. Valérie Mréjen


INTERVIEW

Plasticienne de formation, tu es aussi écrivaine, cinéaste… Autant de pratiques auxquelles s’ajoute aujourd’hui la création d’un spectacle tous publics, Trois hommes verts. Qu’est-ce qui t’intéresse dans l’enfance ?
Je vis beaucoup avec mes souvenirs d’enfance, même si je ne voue pas une reconnaissance éternelle au milieu dans lequel j’ai grandi. J’ai eu besoin de m’en affranchir pour suivre ma voie. Ce qui m’intéresse notamment dans l’enfance est le rapport au langage. C’est un moment où l’on comprend intensivement les choses, mais sans pouvoir les formuler. Je pense que l’enfance reste liée à cet état particulier où l’on est encore sous l’emprise des adultes, où l’on comprend qui l’on est mais sans savoir encore comment le dire. De mon point de vue la liberté passe beaucoup par le fait d’apprendre à dire les choses, à formuler une pensée. Il y a certainement là quelque chose qui me ramène à l’importance de l’écriture, qui est pour moi une manière de prendre une sorte de revanche sur les événements.

Il a souvent été écrit que tu cherches à « explorer les possibilités du langage ». Cette exploration est-elle le point de départ de Trois hommes verts ?
Oui et non. Le point de départ a plutôt été le son, les bruitages. Le langage est bien présent, mais sous une forme inintelligible qui se rapproche plus d’un travail sur les sonorités et les mots déformés. Nous avons inventé collectivement une langue martienne sur le plateau. Ce sont des mots qu’on pourrait reconnaître, surtout à l’écrit, mais qui sont à chaque fois à la limite du compréhensible, qui mélangent le français, le latin, l’hébreu, etc. C’est très en lien avec mon goût pour certains courants de la poésie sonore. Nous avons par exemple écouté la Ursonate de Kurt Schwitters. Nous nous sommes aussi inspirés de Charles Chaplin dans Les Temps modernes qui, en dansant, perd la manchette sur laquelle étaient inscrites les paroles de la chanson qu’il doit chanter en public, et improvise un vrai charabia.

Qu’est-ce que cette création théâtrale apporte de nouveau à ta pratique ?
L’importance du corps des comédiens. Beaucoup de choses passent dans leurs déplacements sur scène, dans la gestuelle que nous avons composée à partir de l’imagerie existante sur les martiens. Adèle Haenel, qui est la chef, utilise par exemple ses bras comme des antennes. Il y a ici une véritable incarnation dans l’espace, or jusqu’à présent dans mes vidéos les personnes étaient souvent cadrées serré, tout reposait sur la parole, le récit. J’accorde souvent plus d’importance à ce qui est raconté. Cela commence déjà à être différent dans la vidéo des tee-shirts, c’est un danseur, il fait un geste répétitif, très précis. C’est en rupture et à la fois un prolongement logique. Comme si j’avais eu du mal à m’approcher de la physicalité, et que j’allais progressivement vers une forme qui la met d’avantage en valeur.
Propos recueillis par Marie Chênel, mars 2014


PRESSE

C’est fou ce qu’on peut faire avec un paquet de Maïzena, des bouts de tuyaux, un verre, une casserole... La mer, le ressac et les mouettes, le vent, le feu qui crépite (en faisant éclater du papier bulle). Jusqu’à ce magnifique feu d’artifice très simplement reproduit avec un ballon de baudruche et un rouleau de scotch. (...) Entre insultes fantaisistes (« Viandox ! »), alerte sismique au cauchemar et secousses de popotin, les rires des enfants fusent. La poésie sonore et foutraque fait mouche. De leur côté, les extraterrestres immortalisent leur virée par un « selfie » pris avec une pince à salade : « koutich-koutich ! ». Le Monde, Emmanuelle Jardonnet.

Des « Hommes verts » DJ de rêves
Un enfant s’assoupit sur son livre et à peine ses yeux se ferment-ils qu’une soucoupe volante alunit dans sa chambre. Trois hommes verts en émergent, s’exprimant dans un langage martien. Intrigués par les objets qu’ils découvrent dans les cartons, ils se mettent à les manipuler, les froisser, les cogner, les grattouiller, les entrechoquer. Plastique à bulles, balle de ping-pong, feuille de céleri, entonnoir, ficelle, baguette de pain, ruban adhésif deviennent les instruments pour bricoler la bande-son des rêves de l’enfant, projetés sur l’écran sous forme d’animations. Les ambiances sonores créées en direct par les hommes verts (le flegmatique Gaëtan Vourc’h, le farfadet Pascal Cervo et le boss Adèle Haenel) influencent et modèlent les rêveries. Spectacle de la plasticienne Valérie Mréjen, graphique et minimal, Trois Hommes verts rend hommage au bruitage et à sa capacité à faire surgir des mondes avec trois fois rien. On aurait aimé plus de fantaisie dans la partie visuelle.
Libération.fr, Marie Lechner, 10 mars 2014.

Diplomée des Beaux Arts de Cergy, Valérie Mréjen, plasticienne, photographe, écrivaine et réalisatrice, ajoute une nouvelle flèche à son arc avec une première création au théâtre. L’artiste n’est pas inconnue des abonnés de Gennevilliers puisqu’elle réalise depuis 2012 des portraits photographiques des spectateurs du T2G et écrit les textes de la brochure de saison. Dans Trois hommes verts, Valérie Mréjen explore les différentes possibilités sonores qu’engendre la découverte d’un nouvel espace.
Dans le rôle des trois hommes verts, Valerie Mréjen retrouve Adèle Haenel et Pascal Cervo, deux comédiens rencontrés lors du tournage de son long métrage, écrit et réalisé avec Bertrand Schefer, puis Gaëtan Vourc’h, comédien fétiche de Philippe Quesne, aperçu cette saison dans Swamp Club et L’effet de Serge.
Dans la chambre d’un enfant, une soucoupe volante rouge atterrit dans la fumée. Trois martiens étudient le lieu et découvrent une grande étagère. Les trois personnages sortent trois micros sur pied et commencent à inspecter le contenu des cartons qui composent le décor. Au-dessus du lit, une projection vidéo illustre le rêve de l’enfant. Ses fragments oniriques sont des films d’animation réalisés à partir de dessins au crayon et au feutre. À l’aide de divers ustensiles, les trois extra-terrestres malicieux vont construire l’univers sonore, ils manipulent les objets comme des instruments de musiques et les exploitent pour leur musicalité. Des chevaux au galop avec des entonnoirs, un feu d’artifice avec un ballon de baudruche et du scotch, un oeuf au plat qui cuit avec du papier bulle, autant de trouvailles surprenantes et amusantes. On se prend au jeu, on essaie de deviner les bruitages avant que les images apparaissent. Paris Danse, Wilson Le Personnic, 11 mars 2014.


Films documentaires Valérie Mréjen
Samedi 31 janvier 10h30 / Médiathèque André Labarrère

À l’occasion de la présentation de la pièce de théâtre Trois hommes verts au Théâtre Saragosse (31 janvier 14h30 et 18h30) dans le cadre de Nos insolites, la plasticienne Valérie Mréjen présente son oeuvre documentaire autour de l’enfance.

Au programme une sélection de courts films documentaires qui donnent la parole aux enfants et aux adolescents et mettent en scène avec humour et tendresse leur rapport aux mots et aux histoires, au cinéma ou à la vie : La Peau de l’ours (2012, 13’), Voilà c’est tout (2008, 6’) et Tous en scène, Princesses, Rendez-vous avec la peur, Cadavres exquis, Burlesque, Sublimes créatures, 6 films de 5 minutes produits par La Villette (2013).

Entrée libre - Tout public
En collaboration avec la Médiathèque André Labarrère.

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