Un conte peuplé de créatures fantastiques, qui mêle magie, marionnettes et théâtre visuel. Jeux d’ombres, dédoublements, envols et métamorphoses sidérantes... Du merveilleux, du grand spectacle !
Entrez dans un espace de vertige et de poésie ! Vers les métamorphoses d’Étienne Saglio, maître incontesté de la magie nouvelle, nous plonge au cœur d’une odyssée sensorielle. Jongleur, magicien et metteur en scène, cet artiste inclassable crée des mondes où le réel se déforme, où les silhouettes se démultiplient et les apparences se brouillent. Après Le Bruit des loups et sa forêt mystérieuse, l’enchanteur se lance à la poursuite de son alter ego – ou de lui-même –, usant de décors mouvants, de clairs-obscurs et de jeux d’échelles pour nous faire perdre nos repères. Avec la complicité de quatre technicien.ne.s et marionnettistes, il s’amuse au passage à nous dévoiler quelques secrets de fabrication. Sur scène, un personnage masqué mi-humain mi-animal se change en oiseau, rapetisse, tandis que surgissent des ombres, des géants, des doubles miniatures... La présence inattendue du chien Messi (Palm Dog du festival de Cannes 2023 pour le film Anatomie d’une chute) nous surprend à peine, puisqu’avec Etienne Saglio tout est possible. Un voyage extraordinaire qui conjugue cavernes, labyrinthes et quête d’une vérité intime.
Création Etienne Saglio / Interprètes Etienne Saglio ou Vasil Tasevski et Clément Dazin ou Antoine Guillaume et Messi / Dramaturgie et regard extérieur Valentine Losseau et Raphaël Navarro / Scénographie Benjamin Gabrié / Création musicale Madeleine Cazenave et Thomas Watteau / Création lumière Alexandre Dujardin / Régie lumière Alexandre Dujardin ou Laurent Beucher / Régie son Thomas Watteau ou Christophe Chauvière / Conception machinerie Simon Maurice / Conception vidéo Camille Cotineau / Régie vidéo Camille Cotineau ou Camille Gateau / Régie générale et construction Yohann Nayet / Régie plateau Yohann Nayet ou Alexis Artero, Simon Maurice ou Benoit Desnos, Louise Bouchicot ou Mattéo Leduc et Thomas Dilis ou Zoé Bouchicot / Régie plateau et logistique Marion Galon ou Célia Kwasniewski / Création informatique Tom Magnier / Régie informatique Thibaut Champagne ou Nicolas Guichard / Réalisation des marionnettes, accessoires et costumes Louise Digard / Coachs animaliers Laura Martin et Pascal Tréguy / Montage de production, administration et diffusion ay-roop / Crédit photo Vasil Tasevski, Benjamin Guillement

Production Monstre(s). Coproductions Théâtre de Cornouaille - Scène Nationale de Quimper, maisondelaculture de Bourges - Scène Nationale, Scène nationale de l’Essonne, Théâtre national de Nice - CDN Nice Côte d’Azur, Théâtre Sénart - Scène nationale, Théâtre National de Bretagne - Rennes, Tandem Scène nationale - Arras-Douai, Equinoxe - Scène Nationale de Châteauroux, Le Grand T - théâtre de Loire-Atlantique, MC2 Maison de la Culture de Grenoble - Scène Nationale, La rose des vents - scène nationale Lille Métropole-Villeneuve d’Ascq, Espace des Arts - Scène Nationale de Chalon-sur-Saône, Scène Nationale d’Orléans, La Comédie de Clermont scène nationale, Carré Magique - Pôle national cirque en Bretagne, Théâtre du Rond-Point - Paris, Centre culturel Jacques Duhamel - Vitré, AY-ROOP - Scène de territoire cirque à Rennes, Le Carré - Scène Nationale CACIN du Pays de Château-Gontier, L’Hectare – Territoires vendômois Centre National de la Marionnette de Vendôme, 2 Pôles Cirque en Normandie La Brèche à Cherbourg – Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Les Scènes du Golfe - Théâtres de Vannes et Arradon, Le Carreau - Scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan, Le Théâtre de Laval - Centre National de la Marionnette, Le Quai - CDN d’Angers, Le Manège - Scène Nationale Transfrontalière de Maubeuge. Avec le soutien du Ministère de la Culture / DGCA - aide nationale pour les arts du cirque et DRAC Bretagne, ARTCENA - Écrire pour le cirque, Rennes Métropole. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. « Aucun animal n’a été maltraité pendant la réalisation de ce spectacle. »
Un conte peuplé de créatures fantastiques, qui mêle magie, marionnettes et théâtre visuel. Jeux d’ombres, dédoublements, envols et métamorphoses sidérantes... Du merveilleux, du grand spectacle !
Entrez dans un espace de vertige et de poésie ! Vers les métamorphoses d’Étienne Saglio, maître incontesté de la magie nouvelle, nous plonge au cœur d’une odyssée sensorielle. Jongleur, magicien et metteur en scène, cet artiste inclassable crée des mondes où le réel se déforme, où les silhouettes se démultiplient et les apparences se brouillent. Après Le Bruit des loups et sa forêt mystérieuse, l’enchanteur se lance à la poursuite de son alter ego – ou de lui-même –, usant de décors mouvants, de clairs-obscurs et de jeux d’échelles pour nous faire perdre nos repères. Avec la complicité de quatre technicien.ne.s et marionnettistes, il s’amuse au passage à nous dévoiler quelques secrets de fabrication. Sur scène, un personnage masqué mi-humain mi-animal se change en oiseau, rapetisse, tandis que surgissent des ombres, des géants, des doubles miniatures... La présence inattendue du chien Messi (Palm Dog du festival de Cannes 2023 pour le film Anatomie d’une chute) nous surprend à peine, puisqu’avec Etienne Saglio tout est possible. Un voyage extraordinaire qui conjugue cavernes, labyrinthes et quête d’une vérité intime.
Création Etienne Saglio / Interprètes Etienne Saglio ou Vasil Tasevski et Clément Dazin ou Antoine Guillaume et Messi / Dramaturgie et regard extérieur Valentine Losseau et Raphaël Navarro / Scénographie Benjamin Gabrié / Création musicale Madeleine Cazenave et Thomas Watteau / Création lumière Alexandre Dujardin / Régie lumière Alexandre Dujardin ou Laurent Beucher / Régie son Thomas Watteau ou Christophe Chauvière / Conception machinerie Simon Maurice / Conception vidéo Camille Cotineau / Régie vidéo Camille Cotineau ou Camille Gateau / Régie générale et construction Yohann Nayet / Régie plateau Yohann Nayet ou Alexis Artero, Simon Maurice ou Benoit Desnos, Louise Bouchicot ou Mattéo Leduc et Thomas Dilis ou Zoé Bouchicot / Régie plateau et logistique Marion Galon ou Célia Kwasniewski / Création informatique Tom Magnier / Régie informatique Thibaut Champagne ou Nicolas Guichard / Réalisation des marionnettes, accessoires et costumes Louise Digard / Coachs animaliers Laura Martin et Pascal Tréguy / Montage de production, administration et diffusion ay-roop / Crédit photo Vasil Tasevski, Benjamin Guillement
Projection
En suivant la création du spectacle d’Étienne Saglio Vers les métamorphoses, le documentaire de Chloé Gwinner donne les clés de compréhension d’une œuvre particulièrement intime. En parallèle, il retrace l’aventure humaine derrière la création et dévoile quelques-unes des prouesses techniques qui ont permis de donner corps aux rêves du magicien.
En partenariat avec la Médiathèque Intercommunale André Labarrère
Etienne Saglio
D’abord jongleur autodidacte, Etienne Saglio se forme aux arts du cirque à l’école de Châtellerault puis entre au Lido à Toulouse et ensuite au Centre National des Arts du Cirque de Chalôns-en- Champagne. Il découvre la magie lors de la formation pour une magie nouvelle organisée par Raphaël Navarro. En 2007, il crée Variations pour piano et polystyrène et L’Envol pour son diplôme du CNAC, numéro qui sera médaillé en 2008 au Festival Mondial du Cirque de demain.
En 2009, il crée Le Soir des Monstres. Ce spectacle, joué plus d’une centaine de fois, est l’œuvre fondatrice de la compagnie Monstres et la révélation de l’univers artistique d’Etienne Saglio.
Parallèlement, il est interprète dans le spectacle Vibrations de la Cie 14:20, collabore avec de nombreuses compagnies (OrnotTo, Barnabarn, Blick Théâtre, Tarabates... ) et intervient aux écoles du Lido et du CNAC.
En 2011, il crée Le Silence du monde, installation magique qui explore le lien entre la magie et les arts plastiques. En 2012, dans le cadre de Liberté de séjour, sa carte blanche d’un mois au Channel, scène nationale de Calais, il s’intéresse à la cuisine en créant un repas magique avec le chef étoilé Alexandre Gauthier. En 2014, il crée le spectacle Les Limbes au festival Mettre en scène organisé par le TNB à Rennes. En 2015 , il crée à la Nuit Blanche de Paris Le Projet Fantôme, accompagné pour l’occasion par le trompettiste Erik Truffaz. En 2016, il participe à Nous, rêveurs définitifs, création collective initiée par le Théâtre du Rond-Point à Paris.
En septembre 2019, après trois années d’un travail de création intense, Etienne Saglio présente les premières de son nouveau spectacle, Le Bruit des loups, au Grand T à Nantes. Fidèle à son univers fantastique, il embarque les spectateurs dans un conte merveilleux nourrissant de sa sensibilité artistique les réflexions écologiques qui traversent la société. Dresseur de fantôme, enchanteur de loup, Etienne Saglio est une référence incontournable de la magie nouvelle.
En 2021, il crée un spectacle pour le jeune public, Goupil et Kosmao toujours en tournée.
Son dernier spectacle Vers les métamorphoses a été crée au théâtre de Cornouaille à Quimper le 1er octobre 2024.
Dresseur de fantôme, enchanteur de loup, Etienne Saglio est une référence incontournable de la magie nouvelle. Chacun de ses spectacles est un voyage dans un monde magique où nos repères tanguent et nos esprits peuvent enfin s’évader. Il est auteur associé au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Sur Vers les métamorphoses
Parmi les quelques artistes qui pourraient prétendre à représenter la relève de Philippe Genty, pour l’ampleur de leur vision et le caractère surréaliste de leur théâtre visuel, Étienne Saglio serait possiblement celui qui décrocherait la palme. Vers les métamorphoses creuse cette veine d’un théâtre dont les images sont tellement fortes qu’il se passe de paroles, qui emmène le public dans l’exploration d’un univers onirique, presque une plongée dans un inconscient. C’est une écriture qui joue sur les symboles, mais également sur les sens, le premier d’entre eux étant le sens de la vue l’illusion, les distorsions, permettent d’installer progressivement un régime de présences dans lequel tout devient possible, l’incrédulité des spectateur-rices savamment érodée finissant par céder pour rendre possible le voyage dans l’extraordinaire.
Vers les métamorphoses est un spectacle hanté par des doubles d’Étienne Saglio - mannequins, marionnettes ou interprètes dont la ressemblance physique permet la confusion -, sans cesse l’artiste se confronte à lui-même, se perd, se dérobe également comme dans cette scène d’exposition où il semble se désagréger en morceaux de corps disjoints. En même temps, il entretient un certain trouble en disparaissant à intervalles réguliers, générant avec le public une sorte de jeu de cache-cache, mi-ludique mi-inquiétant : "Où est Étienne ?"
En effet, Vers les métamorphoses raconte, à sa manière, sans doute, une sorte de crise de la quarantaine, en tout cas une exploration métaphorique de la recomposition d’une personne face à une quête intérieure qui lui permet d’évoluer - ce qui suppose de franchir certains obstacles intérieurs. Ici, le masque est comme une métaphore de l’ego, les signes de l’enfance sont nombreux - facture naïve dudit masque, jeux enfantins, double à échelle réduite sous la forme d’une marionnette - et on a vraiment le sentiment, quand Étienne Saglio accueille la marionnette de lui-même en taille réduite, qu’il prend dans ses bras son enfant intérieur. Guidé par un adjuvant bienveillant - sorte de géant robotique aux yeux brillants comme des phares, une marionnette longiligne aux membres impossiblement longs qui parfois danse avec une grâce indicible - le personnage traverse des lieux hautement symboliques, cavernes et labyrinthes, poursuivi par des présences inquiétantes.
Pour réussir à faire naître toutes ces délicates impressions, Étienne Saglio joue intelligemment de tous les outils à sa main, le moindre n’étant pas la magie accompagné par Valentine Losseau et Raphaël Navarro, il s’en sert autant pour disparaître que pour voler de ses propres ailes. Les marionnettes lui servent à installer des rapports d’échelle qui agrandissent son monde, et de construire des créatures dignes de Tim Burton ou de Guillermo Del Toro. La présence du chien Messi en scène renforce l’aura de merveilleux, et sert aussi de caution de réalité au double marionnettique de l’artiste : si le chien semble croire à la marionnette, lui qui ne sait pas mentir, lui dont la qualité de présence est indéniablement réelle, alors nous pouvons y croire nous aussi. L’armée de complices interprètes et de régisseur-euses au plateau font partie intégrante de l’univers, en même temps qu’iels ont un rôle subtil de distanciation brechtienne iels jouent d’abord plutôt leur propre rôle, installant à vue les éléments de décor en début de spectacle, révélant la machinerie du théâtre, mais iels se font ensuite armée des ombres, présences masquées qui poursuivent le personnage dans les univers fantastiques qu’il traverse.
Vers les métamorphoses est un spectacle tout en clair-obscur, extrêmement travaillé - pour l’écriture, pour la magie, pour les marionnettes à manipulation cachée, pour la qualité de la lumière et de la musique et susceptible de plaire à un très large public. Une œuvre qui confirme qu’Étienne Saglio est un artiste incontournable de la scène contemporaine.
cult.news, Matthieu Dochtermann, le 18/11/25.
Tout est parti d’une rupture amoureuse. Se retrouver seul après avoir vécu à deux durant dix-sept ans. De surcroît, devoir affronter ce changement de vie au moment où surgissent les failles existentielles qu’induit le passage de la trentaine à la quarantaine. De cette situation de double déséquilibre, Étienne Saglio a fait un spectacle. Une création féérique, tout en splendeurs et troubles poétiques, qui dévoile les évidences esthétiques et dramaturgiques de songes qui se passent de mots. Une heure durant, on voit des personnages arpenter le plateau dans des atmosphères de pénombre. L’un d’entre eux est un géant, un autre un être minuscule. Ces deux figures marionnettiques affichent le même visage bariolé, un masque en carton au charme enfantin. L’une et l’autre se croisent, se font face, se regardent comme si elles se regardaient dans un miroir. Elles côtoient aussi d’autres personnages. Un chien (Messi). Et un homme (Étienne Saglio, en alternance avec Vasil Tasevski, accompagné de Clément Dazin, en alternance avec Antoine Guillaume, ainsi que d’une équipe de régisseurs) qui s’écarte des sentiers battus pour trouver sa vérité profonde.
Cet être à la recherche de lui-même explore les énigmes et les ellipses de l’identité. Il va à l’aventure, fait toutes sortes de rencontres, visite de drôles de lieux, se confronte à ses limites humaines tout en faisant l’expérience de réalités inhabituelles - les réalités improbables, merveilleuses, auxquelles ont accès les rêveurs, les extravagants et les poètes. Et aujourd’hui nous, spectatrices et spectateurs, témoins privilégiés de ce voyage en terre de clairvoyance. En conjuguant théâtre d’ombres, art de la marionnette, magie nouvelle, saisissements visuels et réflexions métaphysiques, Vers les métamorphoses nous immerge dans un monde d’éblouissements obscurs. Ici, aucune narration close pour nous raconter une seule et même histoire. C’est libre, riche de sa sensibilité particulière que chacun aborde la beauté de cette suite de tableaux impressionniste. Étienne Saglio signe une œuvre à la puissance universelle. Les cheminements et les révélations de son imaginaire nous captivent autant qu’ils nous attendrissent. Ils touchent au cœur de notre propre intimité.
La Terrasse, Manuel Piolat Soleymat, 27/10/25
Note d’intention
J’ai grandi avec cette sensation étrange : celle d’un corps qui n’est pas unique. Dans certaines cultures, on pense que les jumeaux sont une âme dans deux corps et ainsi qu’ils ont la capacité de voyager d’un corps à l’autre. Prêter mon âme aux choses, animer le monde. C’est ce que j’ai tenté de faire dans ce spectacle.
Une épreuve initiatique qui met en mouvement. Un outil de transformation, symbolisé par ce masque en carton aux couleurs vives, et ces ailes blanches. Un personnage qui lutte, se dédouble, s’élève, se pétrifie, se transforme...
Sur le chemin, on devient chien pour aller plus vite, on se fabrique des ailes pour s’envoler. On croise un géant, puis un double minuscule. On s’égare dans la solitude d’une foule en fête, autour d’un feu où s’animent des formes étranges. À travers la danse des masques, des ombres et des marionnettes, on plonge dans un monde flou où les échelles se déforment et les êtres se multiplient.
Le spectateur lui-même finit par perdre pied : qui est le personnage principal ? Qui est celui qui se demande qui il est ? Il ne s’agit plus seulement d’une histoire, mais d’une sensation. Et dans ce trouble, le miroir bascule et la magie opère réveillant en chacun son propre élan vers les métamorphoses…
Etienne Saglio